Saint-Goussaud

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Saint-Goussaud
Saint-Goussaud
Saint-Goussaud, vue du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Le Grand-Bourg
Intercommunalité Monts et Vallées Ouest Creuse
Maire
Mandat
Bernard Leroudier
2014-2020
Code postal 23430
Code commune 23200
Démographie
Population
municipale
163 hab. (2015 en diminution de 18,09 % par rapport à 2010)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 29″ nord, 1° 34′ 44″ est
Altitude Min. 377 m
Max. 694 m
Superficie 24,3 km2
Localisation

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Saint-Goussaud

Saint-Goussaud (Sent Gossaud en occitan, prononcé Sèn Goussao) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés Gonsaldiens et Gonsaldiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Elle est à peu près équidistante des villes de Limoges et Guéret, soit à environ 40 km (par la route) de l'une et l'autre.

Elle est limitrophe à l'ouest du département de la Haute-Vienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Goussaud[1]
Laurière
(Haute-Vienne)
Arrènes
Jabreilles-les-Bordes
(Haute-Vienne)
Saint-Goussaud Châtelus-le-Marcheix
Les Billanges
(Haute-Vienne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Paysage près de Saint-Goussaud

La commune de Saint-Goussaud est située à l'est des monts d'Ambazac, au cœur des monts de la Marche, dans la partie que l'on nomme traditionnellement monts de Saint-Goussaud.

Saint-Goussaud abrite le deuxième sommet des monts d'Ambazac, le puy de Jouer (ou mont Jouer), qui culmine à 694 mètres. Le bourg est quant à lui situé à environ 660 mètres d'altitude.

La relative rudesse du climat et l'enclavement qui en découle l'hiver donnent à Saint-Goussaud un caractère davantage montagnard qu'aux communes creusoises des alentours comme Mourioux-Vieilleville, Marsac ou Saint-Pierre-Chérignat. Cela se ressent notamment dans l'architecture locale et dans certaines traces de la vie passée, comme les loges en pierre sèche qui abritaient les bergers en cas de mauvais temps.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines

Les origines de Saint-Goussaud sont gallo-romaines, comme en témoignent les vestiges (ruines d'un temple et d'un théâtre) que l'on peut voir sur le Puy-de-Jouer (694 m)[2]. Longtemps, se référant à un cadastre où des parcelles étaient répertoriées sous le nom de "Prataury", on a cru pouvoir identifier ce site avec celui de l'antique Praetorium mentionnée sur la carte de Peutinger. Ce n'est pas le cas[3]. Il s'agissait d'un sanctuaire de hauteur, principalement fouillé par l'abbé Dercier entre 1901 et 1920, et sur lequel on ne sait pas grand-chose.

Au VIIe un disciple de saint Priest, évêque de Clermont, Gonsaldus (d'où le nom de la commune), devenu berger, y aurait installé son ermitage. Après sa mort, en 689, un culte populaire s'est développé sur les lieux de son tombeau. On invoquait le saint homme pour la protection du bétail[4].

Maçons migrants

Comme de nombreuses communes creusoises, Saint-Goussaud a fourni durant des siècles un nombre important de maçons de la Creuse. Certains se sont définitivement établis dans les régions de Paris, Lyon ou encore Reims comme ouvriers ou comme entrepreneurs, notamment au XIXe siècle. Les maçons de Saint-Goussaud allaient en grande majorité travailler en Île-de-France, dans l'Aisne et dans la Marne[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

Saint-Goussaud appartient au canton du Grand-Bourg, dix-sept communes et 7000 habitants, depuis le redécoupage cantonal de 2014.

Les conseillers départementaux du Grand-Bourg sont Annie Chambereau et Bertrand Labar (Droite-Centre)14. depuis les dernières cantonales de 2015.

Département[modifier | modifier le code]

Le département de la Creuse a été créé à la Révolution en 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche.

Depuis 2015, le conseil départemental de la Creuse est présidé par Valérie Simonet (LR)15.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le canton du Grand-Bourg est tout entier compris dans la communauté de communes Monts et vallées Ouest Creuse, avec les cantons de la Souterraine et de Dun-le-Palestel.

Monts et vallées Ouest Creuse a été créée suite au redécoupage des intercommunalité de la loi NOTRe en 2017. Elle est présidée depuis par Étienne Lejeune (PS)16.

Circonscription législative[modifier | modifier le code]

Saint-Goussaud appartient à l'unique circonscription de la Creuse, composée de tous les cantons de la Creuse depuis les élections législatives de juin 2012.

Le député de cette circonscription est Jean-Baptiste Moreau (LREM)17, élu lors des dernières législatives de juin 2017.

Région[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

La Région Nouvelle-Aquitaine a remplacé la Région Limousin au 1er janvier 2016, plaçant le Grand-Bourg à 270 kilomètres et 3 h 15 de sa préfecture de Région, Bordeaux (contre 40 kilomètres et 45 minutes, pour Limoges précédemment)18.

Maire[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jean-Marie Richard    
mars 2008 2014 Patrick Dourdy    
mars 2014 en cours Bernard Leroudier SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 163 habitants[Note 1], en diminution de 18,09 % par rapport à 2010 (Creuse : -2,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1251 1221 1071 0971 0261 0361 0871 0251 108
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1731 0901 0991 0381 0681 0581 0911 1281 089
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1041 0731 005814788693635551506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
407353285271238213212199163
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jusqu'aux années 1910, la commune de Saint-Goussaud comptait plus de 1000 habitants (1005 habitants en 1911). Victime de la première Guerre mondiale puis de l'exode rural comme beaucoup de communes creusoises, sa population a chuté d'environ 80 % en un siècle.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Goussaud date de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. La chapelle nord a été édifiée au XVe siècle et le chevet a été remanié au XVIe siècle[10]. Parmi le mobilier, une statue en bois du XVIIIe siècle, figurant saint Goussaud, avec un petit bœuf dans lequel il est d'usage de piquer des épingles pour invoquer la protection du saint homme.

La formule populaire locale dit :

Doua vei per an nous van a Saint-Goussaud

Li fa la devouci per notre gros betiaou

Las fillas lou garçous li van de lour couta

Li piqua de l'épinga par lou fa marida

(Deux fois par an nous allons à Saint-Goussaud, y faire la dévotion pour notre gros bétail, Les filles et les garçons y vont de leur côté y piquer des épingles pour se faire marier). L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1973[11].

Non loin de l'église, on remarque une lanterne des morts (XIIe siècle), haute de 5,50 mètres, rapportée de l'ancien cimetière. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1914[12].

En aval du puy de Jouer se trouve la tourbière de Friaulouse, dans laquelle peuvent être observées de nombreuses espèces de fleurs, d'oiseaux et d'insectes.

Sur le Puy de Jouer se trouvent les vestiges d'un théâtre et d'un temple gallo-romain inscrits et classés au titre des monuments historiques en 1984[13].

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Goussaud regroupe seize villages dispersés autour du bourg, dans un paysage très vallonné : Bossabut, Champégaud, Le Châtain, La Chatenède (parfois Chatenaide ou Chateneide), Le Crocq, La Feyte, Le Fieux, Friaulouse, Les Gabiauds, Lavaud, Millemilanges, Redondessagne, La Ribière, La Roche, Séjoux, La Verdenne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Connu au XIIe siècle sous le nom de Podium sancti Gonsaldi
  3. Dominique Dussot, La Creuse. (Carte archéologique de la Gaule. 23), Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1989, art. « Saint-Goussaud »
  4. Abbé André Lecler, Dictionnaire topographique, archéologique et historique de la Creuse, Limoges, Ducourtieux, 1902 (Laffitte Reprints, 2000), p. 634.
  5. D'après le site de généalogie http://www.migrants-limousin.fr
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. Louis Lacrocq, Les églises de France. Creuse, Paris, Letouzey et Ané, 1934, p. 142.
  11. Notice no PA00100165, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Notice no PA00100166, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00100167, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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