Saint-Gilles (Marne)

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Saint-Gilles
Ancienne école et salle communale
Ancienne école et salle communale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Fismes-Montagne de Reims
Intercommunalité Communauté de communes Fismes Ardre et Vesle
Maire
Mandat
Évelyne Velly
2014-2020
Code postal 51170
Code commune 51484
Démographie
Gentilé Saint-Gillois
Population
municipale
278 hab. (2013)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 51″ Nord 3° 40′ 36″ Est / 49.2808333333, 3.67666666667
Altitude Min. 62 m – Max. 170 m
Superficie 6,37 km2
Localisation

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Saint-Gilles

Saint-Gilles est une commune française, située dans le département de la Marne en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Gilles est située dans la vallée de l'Ardre. L'Orillon se jette dans l'Ardre à Saint-Gilles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Montardre[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles ont montré une occupation depuis le néolithique, puis continue à partir des Gaulois, Gallo-Romains.

Des moines établirent des constructions en bois sur le site de la commune actuelle de Saint-Gilles au IIIe ou IVe, sur une butte naturelle. Le village serait ensuite devenu, au VIIe ou VIIIe, un prieuré, sous la dépendance de Saint-Gilles, dans le Gard[2]. Le nom de Saint-Gilles n’existe pas avant le XIIIe siècle. Celui-ci avait une chapelle distincte de l'église paroissiale,une prison, un réfectoire, un cloître et un dortoir. Le village était du bailliage et de la coutume de Reims.

Une croix, sur un socle en pierre, est toujours visible sur la place du village, adossée au pignon d'une maison. Ce vestige date du Moyen Âge.

Selon la légende, le nom de ce joli village fleuri vient d'un ermite qui aimait y venir pour son huile de noix.

Son église romane date du XIe siècle. Il ne reste (presque) plus rien de son prieuré. Au Moyen Âge, un moulin fut construit en bas du village, sur la rivière.

À la Révolution, le village avait été renommé Montagne-sur-Ardre.

Recensement de 1872 : 360 habitants,dont: 26 personnes à l'Huilerie (datant de Louis XV), 5 personnes au Moulinet, 2 personnes à La Buse, 5 personnes au Grand Moulin, 6 personnes à la ferme des Petites Chézelles (datant de Louis XIII) ainsi que 63 chevaux, 12 ânes, 67 bêtes à cornes, 963 brebis, 113 cochons, 1067 poules, 26 chiens, 8 ruches.

Saint-Gilles compta 422 habitants en 1841[3].

La construction de la route Fismes-Courville date de 1845-1848, la fontaine sur la place en 1859. Aménagement du Grand Moulin en usine en 1875-1884, l'Oeuillerie en usine en 1886. La ligne du CBR fut construite en 1894, la gare en 1899. Dernier aménagement pour l'alimentation en eau de tout le village en 1931-1932. Électrification en 1931.

Pendant la Première Guerre mondiale, l'armée française y installa un hôpital d'orientation et d’évacuation (HOE 51) afin de soigner les soldats de retour du Chemin des Dames, transportés par un train militaire. Cet hôpital comprenait 354 infirmiers[4]. Pendant l'offensive de 1917, beaucoup de soldats y sont morts. Le village a beaucoup souffert des bombardements durant les deux guerres.

L'école qui a fermé dans les années 60 est devenu la salle communale. Cette maison avait été achetée par la commune en 1852.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes des Deux Vallées du Canton de Fismes, est membre, depuis le 1er janvier 2014, de la communauté de communes Fismes Ardre et Vesle.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du 15 décembre 2011[5], les anciennes communautés de communes CC des Deux Vallées du Canton de Fismes (9 communes) et CC Ardre et Vesle (11 communes) ont fusionné par arrêté préfectoral du 23 mai 2013, afin de former à compter du 1er janvier 2014 la nouvelle communauté de communes Fismes Ardre et Vesle[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1874 après 1876 Daubenton[7]    
1879   Paté [8]    
mars 2008[9] en cours
(au 4 juillet 2014)
Evelyne Velly   Présidente de la CC des Deux Vallées du Canton de Fismes ( ? → 2013)
Présidente de la CC Fismes Ardre et Vesle (2014 → )
Réélue pour le mandat 2014-2020[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 278 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 371 382 363 395 412 422 382 360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
341 347 351 360 346 310 329 317 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
293 302 281 215 230 194 206 206 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
214 202 163 142 131 165 230 253 273
2013 - - - - - - - -
278 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

L'église romane Saint-Pierre, surmontée d'une tour octogonale, est le seul reste de l'ancien prieuré. Elle a été classée monument historique en 1920[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Gilles », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 31 décembre 2012) Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Cassini » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  2. Office de tourisme de Fismes et de sa région
  3. Henri Colin, Saint-Gilles, Epernay, Imprimerie Sparnacienne, 56 p.
  4. « HOE de Saint-Gilles »
  5. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP),‎ (consulté le 19 juillet 2015), p. 2.
  6. « Arrêté préfectoral du 23 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion de la communauté de communes des Deux Vallées du canton de Fismes et de la communauté de communes Ardre et Vesle », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 ter,‎ , p. 5 (lire en ligne [PDF]).
  7. Almanach annuaire historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine de 1876, Reims p148.
  8. Almanach Matot-Braine de 1879, p225.
  9. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  10. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne,‎ (consulté le 19 juillet 2015).
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  12. « Notice no PA00078838 », base Mérimée, ministère français de la Culture