Saint-Gilles (Marne)

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Saint-Gilles
Ancienne école et salle communale
Ancienne école et salle communale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Fismes-Montagne de Reims
Intercommunalité Grand Reims
Maire
Mandat
Évelyne Fraeymann-Velly
2014-2020
Code postal 51170
Code commune 51484
Démographie
Gentilé Saint-Gillois
Population
municipale
280 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 51″ nord, 3° 40′ 36″ est
Altitude Min. 62 m – Max. 170 m
Superficie 6,37 km2
Localisation

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Saint-Gilles

Saint-Gilles est une commune française, située dans le département de la Marne dans la région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Gilles est située dans la vallée de l'Ardre et dans la vallée de l'Orillon. L'Orillon se jette dans l'Ardre à Saint-Gilles.

Le territoire de la commune est majoritairement de la forêt de feuillus et des champs mais il y a aussi des vignes, une forêt de résineux et des prés.

Saint-Gilles est traversé par la Route Touristique du Champagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XIIe siècle, la commune s'appellait ACEIUM (Aceium Sancti Egidu). À partir de 1280, le village s’appelait Acy et depuis 1480, le village s'appelle Saint-Gilles. Mais dans la période de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Montardre[1] ou de Montagne-sur-Ardre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes des Deux Vallées du Canton de Fismes, était membre, du 1er janvier 2014 au 1er janvier 2017 de la communauté de communes Fismes Ardre et Vesle.

Saint-Gilles est membre, depuis le regroupement de plusieurs communautés de commune au 1er janvier 2017, du Grand Reims.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Début de Mandat Fin de Mandat Identité
1788 1792 Jean-Simon Cornette
1811 1816 Étienne Robert
1816 1830 Claude-Antoine Robert
avant 1874 après 1876 Daubenton
1879 ? Paté
? 2002 Michel Velly
2002 2020 Évelyne Fraeymann-Velly

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles ont montré une occupation depuis le néolithique, puis continue à partir des Gaulois, Gallo-Romains.

Des moines établirent des constructions en bois sur le site de la commune actuelle de Saint-Gilles au IIIe ou IVe siècle, sur une butte naturelle. Le village serait ensuite devenu, au VIIe ou VIIIe siècle, un prieuré, sous la dépendance de Saint-Gilles, dans le Gard[2]. Le nom de Saint-Gilles n’existe pas avant le XIIIe siècle. Celui-ci avait une chapelle distincte de l'église paroissiale,une prison, un réfectoire, un cloître et un dortoir. Le village était du bailliage et de la coutume de Reims.

Une croix, sur un socle en pierre, est toujours visible sur la place du village, adossée au pignon d'une maison. Ce vestige date du XVIIe ou du XVIIIe siècle.

Son église romane date du XIe siècle et a une particularité unique dans la région : elle possède un clocher octogonal. Il ne reste (presque) plus rien de son prieuré. Au Moyen Âge, un moulin fut construit en bas du village, sur la rivière.

À la Révolution, le village avait été renommé Montagne-sur-Ardre ou Montardre.

Recensement de 1872 : 360 habitants,dont: 26 personnes à l'Huilerie (datant de Louis XV), 5 personnes au Moulinet, 2 personnes à La Buse, 5 personnes au Grand Moulin, 6 personnes à la ferme des Petites Chézelles (datant de Louis XIII) ainsi que 63 chevaux, 12 ânes, 67 bêtes à cornes, 963 brebis, 113 cochons, 1067 poules, 26 chiens, 8 ruches.

Saint-Gilles compta 422 habitants en 1841[3].

La construction de la route Fismes-Courville date de 1845-1848, la fontaine sur la place en 1859. Aménagement du Grand Moulin en usine en 1875-1884, l'Œuillerie en usine en 1886. La ligne du CBR fut construite en 1894, la gare en 1899. Dernier aménagement pour l'alimentation en eau de tout le village en 1931-1932. Électrification en 1931.

Pendant la Première Guerre mondiale, l'armée française y installa un hôpital d'orientation et d’évacuation (HOE 51) afin de soigner les soldats de retour du Chemin des Dames, transportés par un train militaire. Cet hôpital comprenait 354 infirmiers[4]. Pendant l'offensive de 1917, beaucoup de soldats y sont morts. Le village a beaucoup souffert des bombardements durant les deux guerres.

L'école communale a fermé et est devenue la salle communale. Cette maison avait été achetée par la commune en 1852.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 280 habitants, en augmentation de 6,46 % par rapport à 2009 (Marne : 0,82 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 371 382 363 395 412 422 382 360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
341 347 351 360 346 310 329 317 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
293 302 281 215 230 194 206 206 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
214 202 163 142 131 165 230 273 280
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre

La commune de Saint-Gilles possède quelques monuments parmi :

  • L'église romane Saint-Pierre, surmontée d'une tour octogonale, est le seul reste de l'ancien prieuré. Elle a été classée monument historique le 20 décembre 1920[8].
  • Le lavoir communal.
  • La salle communale ayant été la salle de classe.
  • L'ancienne gare du CBR de Saint-Gilles (devenu propriété privée)

Monuments aux Morts[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Gilles possède deux monuments aux morts :

Tombes Militaires[modifier | modifier le code]

Les deux tombes militaires

Le cimetière communal possède deux tombes de soldats :

  • Le soldat "T.A. FOX" (1433606 Sergeant), "Air Gunner" de la "Royal Air Force" décédé le 16 mars 1944
  • Le soldat "J.H. OVERHOLT" (R.197141 Sergeant), "Air Gunner" de la "Royal Canadian Air Force" décédé le 16 mars 1944 à l'âge de 20 ans

Le C.B.R.[modifier | modifier le code]

Le C.B.R. (Chemin de fer de la banlieue de Reims) avait un arrêt à Saint-Gilles avec la ligne Fismes-Bouleuse, mais la crise économique d'entre-deux-guerre obligea le département à fermer cette ligne.

Aujourd'hui, l'emplacement de la voix ferrée est devenu un chemin communal appelé chemin du CBR reliant Fismes à Bouleuse[réf. souhaitée] en passant par Saint-Gilles sur l'ancien tracé de la voie.

La gare est devenue la propriété de la carrière de marbre de Saint-Gilles et semble être à l'abandon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Saint-Gilles, d'Henry Colin (instituteur), 1932

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]