Saint-Gervais-d'Auvergne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Gervais.
Saint-Gervais-d'Auvergne
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais inscrite aux monuments historiques.
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais inscrite aux monuments historiques.
Blason de Saint-Gervais-d'Auvergne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Saint-Éloy-les-Mines
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Éloy
Maire
Mandat
Michel Girard
2014-2020
Code postal 63390
Code commune 63354
Démographie
Population
municipale
1 314 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 48″ nord, 2° 49′ 11″ est
Altitude Min. 390 m – Max. 742 m
Superficie 47,35 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte administrative du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Saint-Gervais-d'Auvergne

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte topographique du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Saint-Gervais-d'Auvergne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Gervais-d'Auvergne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Gervais-d'Auvergne
Liens
Site web mairie-saintgervaisauvergne.fr

Saint-Gervais-d'Auvergne est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Gervaisiens[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située au nord-ouest du département du Puy-de-Dôme, la commune de Saint-Gervais-d'Auvergne est à peu près à mi-chemin entre Montluçon (50 km) et Clermont-Ferrand (60 km). La commune est au cœur des Combrailles.

Huit communes sont limitrophes[1] :

Communes limitrophes de Saint-Gervais-d'Auvergne
Gouttières Sainte-Christine Lisseuil
Saint-Gervais-d'Auvergne Châteauneuf-les-Bains
Saint-Priest-des-Champs Sauret-Besserve
Queuille
Vitrac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le bourg est à 725 mètres d'altitude, sur une petite butte dominant la pénéplaine environnante. L'est de la commune est délimité par la Sioule, un affluent important de l'Allier. Cette rivière coule dans une gorge qui entaille de 300 m le plateau granitique sur lequel est posé le reste de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais-d'Auvergne est desservie par les routes départementales 227 (liaison vers Pionsat, au nord-ouest, et Manzat et Riom au sud-est) et 987 (ancienne route nationale 687, liaison vers Saint-Éloy-les-Mines au nord et Pontaumur au sud).

Le territoire communal est également traversé par les routes départementales 227b, 417 (vers Châteauneuf-les-Bains à l'est par le Grand Mayet), 513 (liaison de Saint-Priest-des-Champs à Sauret-Besserve par la halte de Saint-Priest - Sauret), 513a (liaison de la D 987 près du lieu-dit La Fauvieille à la D 513), 523 (vers Sauret-Besserve et Les Ancizes-Comps au sud), 531 (vers Le Bouchet, au sud-est de la commune), 532 (vers Espinasse à l'ouest), et 534 (partie du contournement de la ville)[1].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais-d'Auvergne se trouve sur le tracé de la ligne Montluçon - Clermont-Ferrand dont l'exploitation a cessé en 2007. En traversant la commune, la ligne offrait alors un point de vue sur la région.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'habitat est relativement rassemblé sur le bourg et les hameaux répartis sur le reste du territoire sont peu peuplés au regard de celui-ci.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Autrefois Saint-Gervais s'appelait Mongolt (qui signifie, peut-être « mont des gaulois »). C'est vraisemblablement au Xe siècle que la cité prit son nom actuel en se plaçant sous la protection des deux saints, Gervais et Protais. On construisit alors un premier édifice religieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Age, Saint-Gervais était fortifiée d'un rempart précédé de fossés. Plusieurs portes permettaient l'accès à la cité. Dans l'enceinte de la ville existait un château féodal, lui-même entouré de fossés.

Au XVIIe siècle, Saint-Gervais change de physionomie. Les fossés sont comblés, le rempart et les portes détruites parce que gênants. La vieille forteresse seigneuriale est également éliminée. On construit alors un nouveau château qui existe encore et est aujourd'hui l'hôtel-restaurant Castel-Hôtel 1904[2].

Jusqu'au début du XIIe siècle, Saint-Gervais-d'Auvergne était du domaine des comtes d'Auvergne.

Alphonse de Poitiers (frère de Saint Louis) accorde à Saint-Gervais-d'Auvergne le statut de ville franche au cours du XIIIe siècle, ce qui lui permet de se développer.

Jusqu'en 1790, le bourg a abrité un grenier à sel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1953 Joseph Hayraud[3]    
1953 1971 Jules Lecuyer    
1971 1989 Robert Bernard    
1989 1995 François Maestracci    
1995 2001 Jean Borot    
2001 en cours Michel Girard PCF Conseiller général du canton de Saint-Gervais-d'Auvergne (1998-2015)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais-d'Auvergne a été le siège de la communauté de communes Cœur de Combrailles de 2000 à 2016[4]. Celle-ci a fusionné avec trois autres communautés de communes du nord-ouest du département (Pionsat, Pays de Saint-Éloy-les-Mines et une partie des communes du Pays de Menat) pour former le la communauté de communes du Pays de Saint-Éloy.

La commune est le siège du Syndicat mixte pour l'aménagement et le développement des Combrailles (SMADC), structure regroupant 102 communes de cette région auvergnate.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 314 habitants, en augmentation de 0,77 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 007 2 180 1 974 2 267 2 394 2 679 2 670 2 741 2 604
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 463 2 471 2 530 2 596 2 508 2 398 2 570 2 528 2 458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 561 2 592 2 543 2 150 2 002 2 016 2 012 2 008 1 854
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 708 1 980 1 640 1 465 1 419 1 272 1 344 1 300 1 314
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire accueille environ 150 élèves, de la petite section de maternelle au CM2.

Le collège Baptiste-Bascoulergue accueille à peu près le même nombre d'élèves, de la 6e à la 3e.

Le lycée agricole des Combrailles (130 élèves, 80 stagiaires, 150 apprentis) forme des scolaires, des apprentis et des adultes aux métiers du chien et de l'animalerie dans le cadre de formations qualifiantes, en s'appuyant sur son chenil (15 races), son animalerie (200 espèces), son salon de toilettage et son réseau national de professionnels (éleveurs de chiens et chats, toiletteurs, animaliers, sociétés de gardiennage).

  • Métiers de l’élevage canin et félin : BPA, Bac Pro, BP REA, BP éducateur canin.
  • Métiers du Toilettage : Certificat de toilettage, Certificat de spécialisation en toilettage.
  • Métiers du gardiennage : Agent cynophile de sécurité (maître chien).
  • Métier de l’animalerie : Technicien-conseil vente en animalerie[9].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 1986 a lieu chaque année au mois de novembre, le Concours Charolais. Il se tient à la halle agricole Cœur-de-Combrailles depuis l'ouverture de celle-ci en 2002.

Depuis 2007, la halle accueille également la rencontre des Grands bals de l'Europe, évènement majeur de danse folk. Début août, l'Association Européenne des Amoureux de la Danse Traditionnelle organise un grand festival de musique et de danses traditionnelles d'Europe et d'ailleurs. À titre d'exemple, l'édition 2014 s'est tenue du 2 au 9 août[pertinence contestée] en organisant des bals sur 6 parquets, avec en moyenne 2 000 danseurs chaque soir.

Un marché a lieu tous les lundis matin et huit lundis par an il se transforme en foire.

La fête patronale a lieu mi-juin. Elle s'ajoute aux nombreux bals, concours de belote et autres manifestations que diverses associations organisent tout au long de l'année.

Santé[modifier | modifier le code]

L'EHPAD Maurice-Savy accueille 38 personnes âgées.

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union Sportive Gervaisienne (USG) comporte cinq sections : basket-ball, boxe française, football, pétanque et tennis.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale de la commune est agricole (élevage extensif de broutards de race charolaise destinés à l'exportation).

Hors l'usine de production hydroélectrique du barrage de Queuille, il n'y a pas d'activité industrielle sur le territoire de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais avec quelques statues remarquables, ainsi que des contreforts médiévaux soutenant le clocher.
  • L'étang Philippe (onze hectares) et son camping sont des lieux agréables pour des vacances à la campagne en été.
  • Le château de la Villatelle, détruit par un incendie[Quand ?]. Mme Revon, la propriétaire de ce château, fut une figure locale.
  • La rivière à truite la Sioule et son méandre de Queuille

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ambroise Tardieu et Augustin Madebène, Histoire illustrée de la ville et du canton de Saint-Gervais d'Auvergne (Puy-de-Dôme), suivie d'un dictionnaire historique et archéologique des communes, paroisses, églises, chapelles, prieurés, commanderies, châteaux, fiefs, etc., compris dans ce canton, auto-édition, (lire en ligne)
    Réédition : Paris, Office d'édition du livre d'histoire, 1997 (ISBN 2-84178-127-5).
    Histoire de la ville et du canton, des personnages dignes de mémoire et des familles locales (Armizon, Archimbaud, Aubignat, Barsse, Barthomivat, Bathiat, Batisse, Beneyton, Bottes, Beschard-Grand, Chaffraix, Chardonnet, Charvilhat, Clautrier, Colin, Cousson, Deslignères, Dufal, Durel, Durif, Faucon, Faure, Favier, Gaby, Géraud, Gouzonnat, Grand, Lelong, Madebène, Maison, Martin, Masson, Merilhon, Meissonnier, Meunier-Durif, Mombrun, De Neuville, Nony, Nouhen, Paitre, Parrin-Maugue, Payrard, Perol, Pradelle, Pracros, Rouchon, Saby, Sersiron, Tixier, Toulemont, Veysset, Vialette, Villiet).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]