Saint-Gervais-d'Auvergne

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Saint-Gervais-d'Auvergne
L'Église Saint-Gervais et Saint-Protais inscrite aux monuments historiques.
L'Église Saint-Gervais et Saint-Protais inscrite aux monuments historiques.
Blason de Saint-Gervais-d'Auvergne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement de Riom
Canton Saint-Éloy-les-Mines
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Combrailles
Maire
Mandat
Michel Girard
2014-2020
Code postal 63390
Code commune 63354
Démographie
Population
municipale
1 324 hab. (2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 48″ N 2° 49′ 11″ E / 46.03, 2.819746° 01′ 48″ Nord 2° 49′ 11″ Est / 46.03, 2.8197  
Altitude Min. 390 m – Max. 742 m
Superficie 47,35 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la Mairie

Saint-Gervais-d'Auvergne est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne. Ses habitants sont appelés les Gervaisiens[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le département du Puy-de-Dôme, la commune de Saint-Gervais-d'Auvergne est à peu près à mi-chemin entre Montluçon (50km) et Clermont-Ferrand (60km). La commune est au cœur des Combrailles et le siège du Syndicat mixte pour l'aménagement et le développement des Combrailles (SMADC), structure regroupant 102 communes de cette région auvergnate, y est installé. Le bourg est à 725 mètres d'altitude, sur une petite bute dominant la pénéplaine environnante. L'est de la commune est délimité par la rivière la Sioule, affluent important de l'Allier. Celle-ci coule dans une gorge qui entaille de 300m le plateau granitique sur lequel est posé le reste de la commune. Point de vue ferroviaire, Saint-Gervais-d'Auvergne se trouve sur le tracé de la ligne Montluçon - Clermont-Ferrand dont l'exploitation a cessé en 2007. L'habitat est relativement rassemblé sur le bourg et les hameaux répartis sur le reste du territoire sont peu peuplés au regard de celui-ci.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Autrefois Saint-Gervais s’appelait Mongolt (qui signifie, peut-être « mont des gaulois »). C’est vraisemblablement au Xe siècle que la cité prit son nom actuel en se plaçant sous la protection des deux saints, Gervais et Protais. On construisit alors un premier édifice religieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Age, Saint-Gervais était fortifiée d’un rempart précédé de fossés. Plusieurs portes permettaient l’accès à la cité. Dans l’enceinte de la ville existait un château féodal, lui-même entouré de fossés.

Au XVIIe siècle, Saint-Gervais change de physionomie. Les fossés sont comblés, le rempart et les portes détruites parce que gênants. La vieille forteresse seigneuriale est également éliminée. On construit alors un nouveau château qui existe encore et est aujourd'hui l'hôtel-restaurant Castel-Hôtel 1904[1].

Jusqu'au début du XIIe siècle, Saint-Gervais-d'Auvergne était du domaine des comtes d'Auvergne.

Alphonse de Poitiers (frère de Saint Louis) accorde à Saint-Gervais-d'Auvergne le statut ville franche au cours du XIIIe siècle. Ce statut permettra un développement de la ville.

Jusqu'en 1790, le bourg a abrité un grenier à sel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la fin de la seconde guerre mondiale
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1953 Joseph HAYRAUD[2]    
1953 1971 Jules LECUYER    
1971 1989 Robert BERNARD    
1989 1995 François MAESTRACCI    
1995 2001 Jean BOROT    
2001 en cours Michel GIRARD PCF Conseiller général du Canton de Saint-Gervais-d'Auvergne (1998-2015)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 324 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 007 2 180 1 974 2 267 2 394 2 679 2 670 2 741 2 604
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 463 2 471 2 530 2 596 2 508 2 398 2 570 2 528 2 458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 561 2 592 2 543 2 150 2 002 2 016 2 012 2 008 1 854
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 708 1 980 1 640 1 465 1 419 1 272 1 344 1 341 1 300
2012 - - - - - - - -
1 324 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire accueille environ 150 élèves, de la petite section de maternelle au CM2.

Le collège Baptiste BASCOULERGUE accueille à peu près le même nombre d'élèves, de la 6e à la 3e.

Le lycée Agricole des Combrailles (130 élèves, 80 stagiaires, 150 apprentis) forme des scolaires, des apprentis et des adultes aux métiers du chien et de l'animalerie dans le cadre de formations qualifiantes, en s'appuyant sur son chenil (15 races), son animalerie (200 espèces), son salon de toilettage et son réseau national de professionnels (éleveurs de chiens et chats, toiletteurs, animaliers, sociétés de gardiennage).

  • Métiers de l’Élevage Canin et Félin : BPA, Bac Pro, BP REA, BP Éducateur Canin.
  • Métiers du Toilettage : Certificat de Toilettage, Certificat de Spécialisation en Toilettage.
  • Métiers du Gardiennage : Agent Cynophile de Sécurité (Maître chien).
  • Métier de l’Animalerie : Technicien-Conseil Vente en Animalerie.

[5]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 1986 a lieu chaque année au mois de novembre, le Concours Charolais. Il se tient à la halle agricole Cœur de Combrailles depuis l'ouverture de celle-ci en 2002.

Depuis 2007, la halle accueille également la rencontre des Grands bals de l'Europe, évènement majeur de danse folk. Début Août, l'Association Européenne des Amoureux de la Danse Traditionnelle organise un grand festival de musique et de danses traditionnelles d'Europe et d'ailleurs. A titre d'exemple, l'édition 2014 s'est tenue du 2 au 9 août en organisant des bals sur 6 parquets, avec en moyenne 2000 danseurs chaque soir.

Un marché a lieu tous les lundi matin et 8 lundi par an il se transforme en foire.

La fête patronale a lieu mi-juin. Elle s'ajoute aux nombreux bals, concours de belotte, et autres manifestations que diverses associations organisent tout au long de l'année.

Santé[modifier | modifier le code]

L'EHPAD Maurice Savy accueille 38 personnes âgées.

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union Sportive Gervaisienne (USG) comporte 5 sections :

  • Basket
  • Boxe-Française
  • Foot
  • Pétanque
  • Tennis

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale de la commune est agricole (élevage extensif de broutards de race charolaise destinés à l'exportation).

Hors l'usine de production hydroélectrique du barrage de Queuille, il n'y a pas d'activité industrielle sur le territoire de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Gervais et saint Protais avec quelques statues remarquables, ainsi que des contreforts médiévaux soutenant le clocher.
  • L'étang Philippe (11 ha) et son camping sont des lieux agréables pour des vacances à la campagne en été.
  • à proximité, le Viaduc des Fades, vaste ouvrage d'il y a un siècle.
  • Château de la Vilatelle détruit par un incendie. Mme Revon, la propriétaire de ce château, fut une figure locale.
  • rivière à truite la Sioule et son méandre de Queuille

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire illustrée de la ville et du canton de Saint-Gervais d'Auvergne, Ambroise Tardieu et Augustin Madebène, à compte d'auteurs, Puy-de-Dôme, 1892 ; réédité par l'Office d'édition du livre d'histoire, Paris,1997,ISBN 2-84178-127-5, contenant l'histoire de la ville et du canton, des personnages dignes de mémoire, et des familles locales (Armizon, Archimbaud, Aubignat, Barsse, Barthomivat, Bathiat, Batisse, Beneyton, Bottes, Beschard-Grand, Chaffraix, Chardonnet, Charvilhat, Clautrier, Colin, Cousson, Deslignères, Dufal, Durel, Durif, Faucon, Faure, Favier, Gaby, Géraud, Gouzonnat, Grand, Lelong, Madebène, Maison, Martin, Masson, Merilhon, Meissonnier, Meunier-Durif, Mombrun, De Neuville, Nony, Nouhen, Paitre, Parrin-Maugue, Payrard, Perol, Pradelle, Pracros, Rouchon, Saby, Sersiron, Tixier, Toulemont, Veysset, Vialette, Villiet).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]