Saint-Germain-le-Fouilloux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Germain-le-Fouilloux
Saint-Germain-le-Fouilloux
L'église Saint-Germain.
Blason de Saint-Germain-le-Fouilloux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Intercommunalité Laval Agglomération
Maire
Mandat
Marcel Blanchet
2020-2026
Code postal 53240
Code commune 53224
Démographie
Gentilé Germinois
Population
municipale
1 173 hab. (2018 en augmentation de 7,03 % par rapport à 2013)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 15″ nord, 0° 47′ 18″ ouest
Altitude Min. 55 m
Max. 146 m
Superficie 15,48 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Laval
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Berthevin
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Voir sur la carte administrative des Pays de la Loire
City locator 14.svg
Saint-Germain-le-Fouilloux
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
Voir sur la carte topographique de la Mayenne
City locator 14.svg
Saint-Germain-le-Fouilloux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-le-Fouilloux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-le-Fouilloux

Saint-Germain-le-Fouilloux est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 1 173 habitants[Note 1] (les Germinois).

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 15 minutes de Laval près de la commune d'Andouillé.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 798 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Laval-Etronnier », sur la commune de Laval, mise en service en 2010[9] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,8 °C et la hauteur de précipitations de 740,5 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Rennes-Saint-Jacques », sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, dans le département d'Ille-et-Vilaine, mise en service en 1945 et à 70 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,7 °C pour la période 1971-2000[13], à 12,1 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-le-Fouilloux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laval, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46 %), terres arables (45,2 %), forêts (5,2 %), zones urbanisées (2,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(maire en 1941)   Henri de La Monneraye
(1888-1984)
  Propriétaire, docteur en droit, commissaire général de la Marine, nommé membre de la Commission administrative départementale en 1941[23]
         
mars 1989 mars 2001 Jacques Motte    
mars 2001 En cours Marcel Blanchet[24]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[24].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].

En 2018, la commune comptait 1 173 habitants[Note 7], en augmentation de 7,03 % par rapport à 2013 (Mayenne : −0,14 %, France hors Mayotte : +1,78 %). Saint-Germain-le-Fouilloux a compté jusqu'à 1 230 habitants en 1851.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0209881 0471 0911 0871 1231 1561 1941 230
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2171 1991 1161 0351 054942925866835
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
752767728550573574574557528
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5165095355525966709419801 019
2013 2018 - - - - - - -
1 0961 173-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive de Saint-Germain-le-Fouilloux fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[30].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Germain-le-Fouilloux Blason
De gueules, à un lion couronné d’or, accompagné en chef d’un écu du même ; chappé d’argent, à quatre mouchetures d’hermine de sable, disposées le long de la partition.
Détails
Le gueules et le lion sont la reprise des armes du seigneur de Montéclerc, seigneur du château de Fouilloux. La reprise intégrale du blason de seigneur étant interdite pour les communes, il suffit d’en emprunter un ou plusieurs éléments.

La division en chappé permet d’indiquer que Saint-Germain-le-Fouilloux est sur un mont.

Les mouchetures d’hermine sur fond argent proviennent du blason du seigneur de Chapelle qui avait le Fouilloux comme fief. La remarque concernant la reprise du blason de seigneur est valable ici aussi.

L’écu d’or est le symbole du seigneur de Mathefelon également seigneur de Saint Germain le Fouilloux. La remarque concernant la reprise du blason de seigneur est valable ici aussi.

Les ornements sont deux deux gerbes de blé d’or, mises en sautoir par la pointe et liées de gueules afin d’honorer l’activité agricole.

Le listel d'argent porte le nom de la commune en lettres majuscules de sable.

La couronne de tours dit que l’écu est celui d’une commune ; elle n’a rien à voir avec des fortifications.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[31].
  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 331
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 17 juillet 2021)
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 17 juillet 2021)
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 17 juillet 2021)
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Pays de la Loire », sur pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr, (consulté le 17 juillet 2021)
  9. « Station Météo-France Laval-Etronnier - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 17 juillet 2021)
  10. « Orthodromie entre Saint-Germain-le-Fouilloux et Laval », sur fr.distance.to (consulté le 17 juillet 2021).
  11. « Station Météo-France Laval-Etronnier - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 17 juillet 2021).
  12. « Orthodromie entre Saint-Germain-le-Fouilloux et Saint-Jacques-de-la-Lande », sur fr.distance.to (consulté le 17 juillet 2021).
  13. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 juillet 2021)
  14. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 juillet 2021)
  15. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 juillet 2021)
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 11 mai 2021)
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 11 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96194459/f4.image.r=commission%20administrative
  24. a et b Réélection 2020 : « Municipales à Saint-Germain-le-Fouilloux. Marcel Blanchet repart pour un 4e mandat de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 janvier 2021).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. « Stalles », notice no PM53000505, base Palissy, ministère français de la Culture.
  30. « Site officiel de la Ligue du Maine – US St-Germain-le-Fouilloux » (consulté le 4 octobre 2011).
  31. « Saint-Germain-le-Fouilloux sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :