Saint-Germain-des-Prés (Dordogne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Germain et Saint-Germain-des-Prés.

Saint-Germain-des-Prés
Saint-Germain-des-Prés (Dordogne)
Le bourg de Saint-Germain-des-Prés.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Isle-Loue-Auvézère
Intercommunalité Communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord
Maire
Mandat
Jean-Pierre Valentin
2014-2020
Code postal 24160
Code commune 24417
Démographie
Gentilé Germinois
Population
municipale
498 hab. (2017 en diminution de 5,68 % par rapport à 2012)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 31″ nord, 0° 59′ 33″ est
Altitude Min. 127 m
Max. 297 m
Superficie 19,01 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
Voir sur la carte administrative de la Dordogne
City locator 14.svg
Saint-Germain-des-Prés
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
Voir sur la carte topographique de la Dordogne
City locator 14.svg
Saint-Germain-des-Prés
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-des-Prés
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-des-Prés
Liens
Site web saint-germain-des-prés.fr

Saint-Germain-des-Prés est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Le Ravillou dans le bourg de Saint-Germain-des-Prés.

Dans le quart nord-est du département de la Dordogne, la commune de Saint-Germain-des-Prés s'étend sur 19,01 km2. Elle est arrosée par le Ravillou, capricieux affluent de la Loue.

L'altitude minimale, 127 mètres, se trouve à l'extrême sud-ouest, là où le Ravillou quitte la commune et sert de limite entre celles de Coulaures et Saint-Pantaly-d'Excideuil. L'altitude maximale avec 297 mètres est localisée tout au nord, en limite des communes de Clermont-d'Excideuil et Saint-Sulpice-d'Excideuil.

À la confluence du Ravillou et de son affluent le Merdançon, le bourg de Saint-Germain-des-Prés est traversé par la route départementale (RD) 76. Il se situe, en distances orthodromiques, quatre kilomètres et demi à l'ouest du bourg d'Excideuil et dix kilomètres au sud-est de Thiviers.

Le territoire communal est également bordé à l'est par la RD 77.

Au niveau géologique, le sol se compose principalement de calcaires secondaires, avec une mince bande de roches métamorphiques dans la partie nord-est du territoire[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-des-Prés est limitrophe de six autres communes.

Communes limitrophes de Saint-Germain-des-Prés
Saint-Sulpice-d'Excideuil Clermont-d'Excideuil
Saint-Jory-las-Bloux Saint-Germain-des-Prés Saint-Martial-d'Albarède
Coulaures Saint-Pantaly-d'Excideuil

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu figure dans le cartulaire de l'abbaye de Dalon[2]. Elle date de l'an 1249 sous la forme latine Sanctus Germanus in castell. de Exidolio, correspondant à l'église qui dépendait d'Excideuil[3].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de « Saint Germain »[4]. À sa création, la commune conserve ce nom[5], se référant à saint Germain, évêque d'Auxerre au Ve siècle[6]. La seconde partie du nom, qui dérive du latin pratum, a été ajoutée au cours du XIXe siècle[3].

En occitan, la commune se nomme Sent Gèrman daus Prats[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Stèle commémorant l'attaque du .

Au XIIIe siècle, l'église du lieu dépend de la châtellenie d'Excideuil[3].

L'église et le prieuré de Saint-Pierre-de-Sensac sont unis en 1730 à la paroisse de Saint-Germain-des-Prés.

Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta le nom révolutionnaire de Germain-Ferrugineux[5].

De mars à , le poste de commandement du Groupement 28 « Péguy » des Chantiers de la jeunesse est installé au château de Saint-Pierre[8].

Le , un groupe de résistants attaque trois véhicules de la Milice sur la route départementale 76, libérant quatre otages et tuant neuf miliciens.

Lors d'une mission de parachutage pour la Résistance intérieure française|Résistance dans la nuit du 20 au , un avion anglais de la Royal Air Force, frappé par la foudre, s'écrase au lieu-dit la Moranchie. Ses six occupants y trouvent la mort[9]. Ils sont enterrés au cimetière d'Excideuil[10].

Dans la nuit du 13 au , des orages particulièrement violents accompagnés de pluies diluviennes transforment le Ravillou et son affluent le Merdançon en torrents qui dévastent le bourg de Saint-Germain-des-Prés ainsi qu'un pont construit au XIIe siècle et endommagent fortement le pont qui permet à la route départementale 76 de franchir le lit du Ravillou[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Germain-des-Prés a, dès 1790, été rattachée au canton d'Excideuil qui dépendait du district d'Excideuil jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton d'Excideuil est rattaché à l'arrondissement de Périgueux[12].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, le canton d'Excideuil disparaît aux élections départementales de mars 2015[13]. La commune est alors rattachée électoralement au canton Isle-Loue-Auvézère.

En 2017, Saint-Germain-des-Prés est rattachée à l'arrondissement de Nontron[14],[15].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2003, Saint-Germain-des-Prés intègre dès sa création la communauté de communes Causses et Rivières en Périgord. Celle-ci est dissoute le et ses communes — hormis Savignac-les-Églises qui rejoint Le Grand Périgueux — sont rattachées à la communauté de communes du Pays de Lanouaille qui la même année prend le nom de communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2011, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2014[16],[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mai 2008 avril 2014 François Lacroix SE Officier retraité
avril 2014[18] En cours Jean-Pierre Valentin SE Enseignant

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Dans les domaines judiciaire et administratif, Saint-Germain-des-Prés relève[19] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Germain-des-Prés se nomment les Germinois[20].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2017, la commune comptait 498 habitants[Note 1], en diminution de 5,68 % par rapport à 2012 (Dordogne : -0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9638258789401 0401 1321 1271 0981 209
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1891 1151 0579339841 0051 1071 711954
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
943978879808787756743636664
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
606582542537508467493497501
2013 2017 - - - - - - -
532498-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2014, Corgnac-sur-l'Isle, Eyzerac, Saint-Germain-des-Prés et Saint-Jory-las-Bloux sont organisées en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) au niveau des classes de primaire.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[24], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 228 personnes, soit 42,4 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-quatre) a augmenté par rapport à 2010 (dix-sept) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,6 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte cinquante établissements[25], dont dix-huit au niveau des commerces, transports ou services, treize dans la construction, neuf dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, six relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et quatre dans l'industrie[26].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain[6] a conservé un chœur roman mais sa nef est plus récente. Elle recèle un tableau de la fin du XVIe siècle représentant l'Entrée du Christ dans Jérusalem et classé au titre des monuments historiques depuis 1952[27].

En 1898 a été construite la ligne ferroviaire Angoulême-Brive, passant par le territoire de Saint-Germain-des-Prés. Le relief local a nécessité de percer un tunnel long de 859,35 mètres, spectaculaire aménagement de l’ancienne voie ferrée de Thiviers à Excideuil.

Cette ancienne voie de chemin de fer est utilisée l'été par un vélorail entre Corgnac-sur-l'Isle et Saint-Andrieux (sur la commune de Saint-Germain-des-Prés)[28]. Un viaduc long de 135 mètres franchit la vallée du Ravillou en amont du bourg.

Le château de Saint-Germain date du XVIe siècle[29].

Le château de Saint-Pierre, bâti au XVIIIe siècle en style médiéval avec échauguettes et mâchicoulis, a été transformé en colonie de vacances[30].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 distingue l'ancien tunnel ferroviaire de la ligne de Thiviers à Saint-Aulaire comme site important pour la préservation de cinq espèces de chauves-souris et notamment du grand murin (myotis myotis) qui s'y reproduit[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Patrick Ollier (1944-), ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre, possède une maison à Saint-Germain-des-Prés[32].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  2. Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (L-Z), article « Saint-Germain-des-Prés », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 1er mai 2017.
  3. a b et c Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 324-325.
  4. Carte 34 Tulle - Arnac - Pompadour, site cartocassini.org, consulté le 1er mai 2017.
  5. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. a et b Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 42-43.
  7. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 27 mars 2014.
  8. Francis André Boddart, Les chantiers de la jeunesse et la Dordogne, 1940-1944 : de la révolution nationale à la production industrielle, Périgueux, IFIE Éditions Périgord, , 342 p. (ISBN 978-2-916265-18-6)
  9. Sud Ouest, édition Périgueux, 29 août 2009.
  10. Michel Lionnet, En souvenir du crash du 21 août 1944, Sud Ouest, édition Périgueux, 27 août 2013, p. 20.
  11. Inondations à Saint-Germain-des-Prés du 14 juin 2007, Observatoire régional des risques Nouvelle-Aquitaine, consulté le 1er mai 2017.
  12. « Notice communale de Saint-Germain-des-Prés », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 25 juin 2012)
  13. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 1er février 2016).
  14. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  15. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  16. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 1er mai 2017.
  17. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 1er mai 2017.
  18. À Saint-Germain-des-Prés, Sud Ouest édition Périgueux du 8 avril 2014, p. 20c.
  19. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 1er mai 2017).
  20. Fiche commune Saint-Germain-des-Prés, Union des maires de la Dordogne, consultée le 1er mai 2017.
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  24. Dossier complet - Commune de Saint-Germain-des-Prés (24417) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 8 janvier 2019.
  25. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 8 janvier 2019).
  26. Dossier complet - Commune de Saint-Germain-des-Prés (24417) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 8 janvier 2019.
  27. « tableau : Entrée du Christ dans Jérusalem », notice no PM24000335, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 1er mai 2017.
  28. Corgnac - Saint-Andrieux sur le site de la Fédération des vélos-rail de France, consulté le 23 décembre 2014.
  29. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 256.
  30. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 260.
  31. FR7200807 - Tunnel d'Excideuil sur le site de l'INPN, consulté le 1er mai 2017.
  32. Pierre-Manuel Réault, Saint-Germain-des-Prés (24) : dans le village du ministre Patrick Ollier sur Sud Ouest du 18 novembre 2010.