Saint-Géréon

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Saint-Géréon
Saint-Géréon
L'église Saint-Géréon.
Blason de Saint-Géréon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Ancenis
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Thierry Michaud
2014-2020
Code postal 44150
Code commune 44160
Démographie
Gentilé Saint-Géréonais
Population
municipale
2 893 hab. (2015 en augmentation de 7,47 % par rapport à 2010)
Densité 385 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 12″ nord, 1° 11′ 50″ ouest
Altitude Min. 6 m
Max. 51 m
Superficie 7,51 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-gereon.fr/

Saint-Géréon est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Géréon dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Géréon fait historiquement partie des Marches de Bretagne. La commune relève du Pays d'Ancenis, ville avec laquelle elle forme d'ailleurs une agglomération de plus de 10 000 habitants. Saint-Géréon est situé au bord de Loire, à l'ouest d'Ancenis, à 30 km à l'est de Nantes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Couffé Ancenis Rose des vents
N Ancenis
O    SAINT GEREON    E
S
Oudon Ancenis

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancti Gereonis Aurelianis en 1104, Saint Geno en 1123, Sanctus Geronus en 1278[1].

Le nom gallo de la commune est Saent-Jéron, en écriture ELG[2].

En breton, elle a été dénommée Sant-Gerent par l'Office de la Langue Bretonne[1], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est occupé dès le Paléolithique, ainsi qu'en témoigne l'important gisement paléolithique et néolithique des Pierres Meslières prospecté en son temps par Pitre de Lisle du Dréneuc puis par Alexandre Bernard. Bien que le site ait été profondément transformé par l'action de l'homme (prélèvement de pierres, etc.), il s'organise autour d'une éminence schisteuse dominant la Loire. Le gisement a été initialement publié en 1878 sous le nom de station de l'Etranglar. Deux menhirs subsisteraient qui seraient les vestiges d'un ancien alignement.

Saint-Géréon constitue sans doute le pôle de peuplement initial de l'agglomération Ancenis / Saint-Géréon. En effet, des vestiges romains ont été signalés au lieu-dit les Airennes. Il est possible, mais non encore avéré, qu'une première occupation antique se soit installée sur cette hauteur dominant la Loire.

Des tombeaux mérovingiens auraient été mis au jour autour du prieuré, membre de l'abbaye de Bourgdieu (Annales de Bretagne II, 375). C'est avec la fondation du château d'Ancenis que le noyau de peuplement se déplace de Saint-Géréon vers Ancenis. Le prieuré de Saint-Géréon restera relativement puissant, jusqu'à tenir tête aux évêques de Nantes.

La commune est marqué ensuite par l'installation du couvent de la Davrays fondé par des Ursulines de Nantes en 1642-1643. La chapelle baroque, rare exemple de ce type d'architecture dans le département, est classée Monument Historique et vient d'être rénovée, tout comme le chœur des moniales et le cloître. Le couvent, abandonné à la Révolution, est annexé à Ancenis en 1875 et devient une caserne militaire (caserne Rohan).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur fretté d'or.
Commentaires : Armes des Le Febvre (XIIIe siècle). Brevet d'Hozier (1697).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2008 Marcel Hupel DVD  
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Fleurance DVD Cadre supérieur retraité
mars 2014 en cours Thierry Michaud DVD Cadre commercial

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Saint-Géréon fait partie de l'aire urbaine, de l'unité urbaine, de la zone d'emploi et du bassin de vie d'Ancenis[3]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « intermédiaire » : 90 % des habitants résidaient dans des zones « intermédiaires » et 9 % dans des zones « peu denses »[4].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2015, la commune comptait 2 893 habitants[Note 1], en augmentation de 7,47 % par rapport à 2010 (Loire-Atlantique : +6,49 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
793 802 810 833 874 851 1 082 950 1 099
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
990 985 978 1 004 986 963 998 1 034 1 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
939 924 901 816 742 758 820 878 1 041
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 165 1 639 1 900 2 327 2 362 2 488 2 652 2 715 2 893
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[9],[10],[11]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[9],[10],[11].

Pyramide des âges à Saint-Géréon en 2013 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
8,2 
75 à 89 ans
10,0 
18,1 
60 à 74 ans
22,1 
23,5 
45 à 59 ans
22,4 
18,0 
30 à 44 ans
16,8 
12,4 
15 à 29 ans
12,1 
19,6 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le rocher christianisé, dominant le site des Pierres-Meslières.
  • Gisement préhistorique et site naturel des Pierres-Meslières où sont découverts plus de 80 menhirs qui ont disparu depuis.
  • Ancienne carrière de granite devenu lac du Gotha.
  • Église Saint-Géréon (1840).
  • Manoir de la Chevasnerie (XVIIIe siècle).
  • Manoir de l'Ecochère (XIXe siècle). Il occupe probablement l'emplacement d'un ancien château médiéval.
  • Four à chaux de l'Ecochère (XIXe siècle).
  • La Notice sur le département de Loire-Inférieure et sur la ville de Nantes publié en 1832 par Jean-François Le Boyer signale « une fontaine appelée la Ragotière, qui suit le flux et le reflux de la Loire ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Arthur Bourdeaut (1873-1944), ecclésiastique et érudit.
  • Jacques Lusseyran y trouva la mort dans un accident de la route le .

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 10 avril 2014)
  3. « Commune de Saint-Géréon (44160) », Insee (consulté le 30 octobre 2017).
  4. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 30 octobre 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Saint-Géréon - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  10. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  11. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).