Saint-Didier-sous-Riverie

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Saint-Didier-sous-Riverie
Le village de Saint-Didier-sous-Riverie au milieu des vergers.
Le village de Saint-Didier-sous-Riverie au milieu des vergers.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Mornant
Intercommunalité Communauté de communes du Pays mornantais
Statut commune déléguée
Maire délégué Grégory Rousset
2017-2020
Code postal 69440
Code commune 69195
Démographie
Gentilé Saint-Désiriens ou Saint-Désidériens ou Badrais[1].
Population 1 191 hab. (2013 en augmentation de 1,1 % par rapport à 2008)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 51″ nord, 4° 36′ 33″ est
Altitude Min. 340 m
Max. 750 m
Superficie 13,9 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Chabanière
Localisation

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Saint-Didier-sous-Riverie est une ancienne commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle a disparu depuis sa fusion, au avec les communes de Saint-Maurice-sur-Dargoire et de Saint-Sorlin pour former la nouvelle commune de Chabanière.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au sud-est des monts du Lyonnais, la commune appartient aux « coteaux du Lyonnais ». Rattachée au canton de Mornant et à l'arrondissement de Lyon, elle est limitrophe du département de la Loire dont elle est séparée par la rivière du Bozançon, affluent du Gier. Sa superficie est de 13,9 km². Les 1 178 habitants se répartissent entre le bourg principal et de nombreux hameaux dans un cadre encore rural.

La commune se situe à une altitude moyenne d'environ 510 mètres.

Communes limitrophes de Saint-Didier-sous-Riverie
Sainte-Catherine Saint-André-la-Côte, Saint-Sorlin Mornant
Riverie
Sainte-Catherine
Saint-Didier-sous-Riverie Saint-Maurice-sur-Dargoire
Saint-Romain-en-Jarez
(Loire)
Saint-Martin-la-Plaine
(Loire)
Saint-Joseph
(Loire)

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • la Fillonnière
  • le Peu
  • les Roches
  • la Saulée
  • Cleyrieux
  • Barbieux
  • Flassieux 41 habitants le 11/09/16
  • Marin
  • Verzieux
  • Vendessieux
  • la Richaudière
  • le Plat
  • la Résilière
  • la Jurière
  • Savernas
  • les Rivaux
  • Grange Veillon
  • Roibin
  • l'Arzelier
  • le Manelier
  • Chez Virieux

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jarez.

C'est dans une charte de l'archevêque Burchard Ier de Lyon en 984, que l'on trouve la première mention de l'existence de Saint-Didier.

  • En 1225/1285 le hameau de Barbieux se nomme "BALBEU" distorsion phonétique dérivée du Gaulois et du Celtique"borvo", "bawa" qui désigne la boue.
  • En 1559 le village était entouré de murailles et de fossés.
  • En 1570 Antoine Camus échevin, acquiert la baronnie de Riverie, en 1572 Charles IX l'autorise à établir les "fourches patibulaires" à quatre piliers, sur le territoire de sa seigneurie, potences encore visibles en 1789 sur la colline du PEU à l'entrée du village de Saint Didier.
  • En 1590 le village est détruit par les royalistes viennois.
  • Fin du XVIIe siècle, réside à Saint Didier, Alexandre du Soleil, bourgeois de Lyon, et son épouse Catherine Pascal. Il blasonne "d'azur à la fasce d'argent, accompagnée de trois croissants de même, rangés en chef sous lambel a deux pendants de même, et d'un soleil d'or en pointe". Il s'agit du fils ainé d'Alexandre du Soleil marchand à Lyon.(sans lambel).
  • Famille éteinte en 1871.
  • Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Basse-Montagne[2].
  • Sous la Terreur, entre le 4 décembre 1793 et le 16 avril 1794,-1665 personnes ont été guillotinés ou fusillés à Lyon, place des Terreaux ou place Bellecour.
  • A Saint DIDIER sous RIVERIE, Didier FILLON, fabricant de peignes, harcèle et dénonce Jean-François LANGLADE, notaire à Saint Didier, ainsi que Jean-Marie COUCHOUD, notaire à RIVERIE, guillotinés ensemble le 22 janvier 1794, ainsi que Claude-Joseph PERONNET DE BEAUPRE, noble, ancien lieutenant-colonel du régiment d'Aquitaine, demeurant à Saint Didier, dénoncé par Pierre BUER membre de la Commission des séquestres de Commune-Affranchie (Lyon).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Didier-sous-Riverie Blason Écartelé en sautoir: au 1er d’or au cœur de gueules transpercé d’une flèche de sable, au 2e d’azur à l’arbre d'or, au 3e d’azur au soleil d’or, au 4e d’azur à la cloche d’or; sur le tout, d’argent à la crosse d'or surchargée d’une mitre du même brochante.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Alain Brun    
2008 2014 Christine Perrot    
2014 2020 Grégory Rousset    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Didier est membre de la COPAMO (communauté de communes du Pays mornantais).

Le cours de tennis et le gymnase

Services publics[modifier | modifier le code]

Le village compte deux écoles primaires, une école privée[3] et une école publique dont les pratiques pédagogiques connurent une certaine notoriété au début des années 2000[4],[5],[6],[7],[8].

Le bureau de poste est fermé depuis 2007.

La commune dispose d'un gymnase, d'un boulodrome couvert et d'une bibliothèque municipale.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2013, la commune comptait 1 191 habitants[Note 1], en augmentation de 1,1 % par rapport à 2008 (Rhône : +5,46 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 292 1 120 1 314 1 298 1 310 1 320 1 324 1 326 1 337
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 328 1 279 1 235 1 243 1 258 1 228 1 281 1 242 1 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 188 1 080 1 024 807 773 738 730 690 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
710 731 697 781 1 018 1 148 1 173 1 178 1 191
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges de l'aqueduc du Gier[modifier | modifier le code]

Aqueduc du Gier.
  • Après la traversée souterraine de la commune de Saint-Joseph (Loire), l'aqueduc du Gier franchissait les vallées encaissées du Grand et du Petit Bozançon au moyen de ponts dont les vestiges sont d'accès difficile ou de canalisations souterraines.
La canalisation souterraine de l'aqueduc.

Ancien moulin du Bozançon[modifier | modifier le code]

Le bief de l'ancien moulin est visible sur deux photos à l'adresse - archeolyon.araire.org - Aqueduc du Gier Site GM 09 St Didier sous Riverie .Chez Virieux, (GM 0912,bief d'un ancien moulin).

Chemin de fer de Mornant à Rive-de-Gier[modifier | modifier le code]

alternative textuelle
Les deux piles du viaduc du Bozançon.

Concédée en 1909 à la Compagnie des chemins de fer de Rhône-et-Loire, la construction de la ligne n'était pas terminée au début de la Première Guerre mondiale. Elle devait transporter le charbon de Rive-de-Gier vers Lyon via Mornant. Arrivant sur la commune par Saint-Maurice-sur-Dargoire, la ligne remonte jusqu'au bourg de Saint-Didier (point culminant à 495 m) avant de franchir les combes du Petit et du Grand Bozançon. Elle a laissé ici deux ouvrages monumentaux[12] :

  • Le viaduc de la Boutonne dont les six arches en courbe ont une portée de 108 mètres.
  • Le pont métallique inachevé du Grand Bozançon qui sur 148 mètres de long domine le ravin creusé par le cours d'eau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la famille du Soleil réside alternativement à Saint-Didier et à Lyon ;

  • Alexandre du Soleil bourgeois de Lyon et son épouse Catherine Pascal auront un fils :
    • Alexandre-François qui fut échevin en 1723 et 1724. Au nombre de ses enfants, on remarque :
      • Jean -Baptiste, écuyer, avocat en parlement dès 1754. Ce dernier vivait encore en 1787.
  • Le Grand Quinson, de son vrai nom Jean-Claude Fillon, prophète ou visionnaire qui entre 1780 et 1830 annonçait, entre autres, la guerre de 1914-1918, les voitures sans chevaux, les avions dans le ciel, l'eau du Rhône à Saint-Didier... (voir histoire locale)
  • Bertrand Thizy, éleveur et producteur de fruits, candidat phare de l'émission L'amour est dans le pré (saison 7, 2012), habite dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Burdy, Guide des aqueducs romains de Lyon, Éditions lyonnaises d'Art et d'Histoire, 1999, p. 43–46
  • Antoine Vachez, "Riverie et le canton de MORNANT" Réédition de 1871,par le conseil municipal de Riverie.
  • Anne-Marie Vurpas, Claude Michel, "Noms de lieux de la Loire et du Rhône "Éditions Bonneton, 1997,p. 11,p. 115.
  • Vital de Valous, "Origines des familles consulaires de la ville de Lyon"1863.
  • Armorial d'HOZIER.1697-1709..Volumes reliés du cabinet des Titres.XVII.Lyon
  • Tableau des victimes de la Révolution en Lyonnais.pdf-AdobeReader (Internet).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2016, millésimée 2013, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2015, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les termes officiels ne sont pas utilisés. Les habitants sont seulement connus sous le nom de Badrais. Le journal municipal s'intitule le Journal des Badrais.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Site de l'école Arc-en-ciel
  4. Le Journal du Dimanche
  5. Le Figaro
  6. FR3, Des racines et des ailes
  7. Radio France Internationale
  8. Pomme d'Api
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 1999, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013.
  12. « La ligne inachevée de Mornant à Rive-de-Gier », in L'Araire no 78 p. 45-50