Hector de Saint-Denys Garneau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Saint-Denys Garneau)
Hector de Saint-Denys Garneau
Description de cette image, également commentée ci-après
Hector de Saint-Denys Garneau
Naissance
Montréal, Canada
Décès (à 31 ans)
Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Canada
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Regards et jeux dans l’espace (1937)

Compléments

Lettres à ses amis (posthume)
Journal (posthume)

Hector de Saint-Denys Garneau (Montréal, - Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, ) est un poète essayiste canadien précurseur de la renaissance littéraire au Québec[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Montréal, issu d'une famille aisée, Garneau grandit dans un milieu cultivé — il est l'arrière-petit-fils de François-Xavier Garneau et le petit-fils d'Alfred Garneau. Il est le fils de Paul Garneau, comptable, et d'Hermine Prévost[2]. Il passe une partie de sa vie à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, au manoir Juchereau-Duchesnay, en compagnie de sa cousine Anne Hébert.

Il s'établit d'abord à Westmount, à Montréal, avec ses parents en 1923. La même année, il entreprend ses études classiques, qu'il poursuivra de façon erratique dans différentes institutions montréalaises (Collège Sainte-Marie, Collège Loyola et Collège Jean-de-Brébeuf) tout en suivant des cours de peinture au Collège des beaux-arts ; des problèmes de santé l'obligeront cependant à interrompre ses études en 1934[3].

Depuis l'âge de 16 ans, il souffre de problèmes cardiaques causés par fièvre rhumatismale. Il interrompt définitivement ses études[2].

En 1934, il fonde la revue La Relève avec Jean Le Moyne, Robert Charbonneau, Robert Élie et Paul Beaulieu. Il correspond également avec ses ami(e)s Claude Hurtubise, George Beullac, François Rinfret, André Laurendeau, Gertrude Hodge — qu’il invite aux réunions de La Relève, Maurice Hébert et sa fille Anne.

Il meurt à l'âge de 31 ans, dans la région de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, au nord de Québec, où il habitait. Son décès est dû à une crise cardiaque survenue pendant une promenade en canot. Il faisait alors escale sur la terre de Joseph-Louis Boucher pour tenter de surmonter un épuisement[3],[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Regards et jeux dans l'espace[modifier | modifier le code]

Regards et jeux dans l'espace paraît en 1937. C’est le seul recueil paru du vivant de De Saint-Denys Garneau, bien que ce dernier ait publié de nombreux textes dans différentes revues, dont La Revue scientifique et artistique, La Relève, Les Idées, Le Canada, L'Action nationale, Vivre (dont il a dessiné la couverture), La Renaissance et Nous.

Garneau a construit le recueil selon un plan très minutieux : la disposition des titres et des sections n’y déterminent aucunement la disposition des poèmes. En outre, on doit constamment sortir du texte et de sa compréhension et sauter à la table des matières pour connaître les titres, les numéros ou l'ordre des poèmes, puisque dans le texte certains sont titrés, d'autres pas[4]. Ces choix ne sont nullement arbitraire[5], la table des matières de l'édition originale ayant été méticuleusement préparé par De Saint-Denys Garneau[6].

Regards et jeux dans l'espace est composé de vingt-huit poèmes et divisé en sept sections unifiées, lorsqu'on ajoute « Accompagnement », non numéroté, à la fin de la septième section, intitulé « Sans Titre »[7]. Le recueil est soutenu, tel une nécessité vitale, par une loi indéfectible, celle de l’unité des contraires[8],[9].

On a longtemps confondu le « je » des locuteurs dans ce recueil avec celui, plus effacé, du poète lui-même[10]. Les poèmes sont toutefois mystère suffisant[11]. Sur la forme inédite de cette poésie, François Hébert écrit : « Dans un discours tout ce qu’il y a de plus dépouillé, de plus simple en surface, mais aux registres extrêmement variés, pour peu qu’on y prête l'oreille, Garneau a incrusté mille et une surprises [...] : rimes ou assonances et renvois inattendus ('chaise', double contraction phonétique et sémantique d’un 'malaise' et d'une 'chose'), syntaxe heurtée ('vivre et l’art'), gambades phonétiques (de 'je' à 'jeu', de 'moi' à 'joie' en passant par 'pas'), brisures et bonds sémantiques (du 'corps' à 'l'âme', de 'soi' au 'monde'). . . [...] Le vers est le plus souvent impair. Et irrégulier, fantasque même, [...] avec ses écarts, ses variations, ses arabesques. [...] Bizarrement disposés sur la page (en escalier, irrégulièrement espacés), les vers abondent en rimes imprévues, en allitérations astucieuses, placées comme au hasard [...] »[12]. Dès 1947, Alain Grandbois en résume l’essentiel : « La poésie de Garneau [...] me semble fournir l'expression la plus parfaite de la plus étonnante liberté. Elle dénoue les chaînes, s’évade et rejoint l'affranchissement total. » [13]. Regards et jeux dans l'espace est aujourd'hui considéré comme l'un des plus importants recueils de la poésie québécoise[14],[15].

Journal et Lettres[modifier | modifier le code]

De Saint-Denys Garneau a su dire l'essentiel en peu de mots, avec une terrifiante et admirable authenticité[16]. Dire l'essentiel puis le taire, pour nous laisser le retrouver[17]. Il a vécu intensément, surtout dans la période qui va de 1934 à 1938, durant laquelle il s'est lancé à corps perdu dans l'écriture. Et dans l'aventure prospective de la pensée : car il y a aussi un philosophe novateur en ce poète[17],[18], philosophe que l'on découvre dans ses articles (Œuvres en prose), dans son Journal (1929-1939)[19], et dans ses nombreuses et très belles Lettres[20],[21]. De Saint-Denys Garneau se révèle un épistolier remarquable, tant par la qualité que par la quantité de lettres écrites en une douzaine d'années à peine[22].

Celui que Gaston Miron considère comme « le plus grand poète québécois »[23] est lu bien au-delà des frontières canadiennes : en France, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, mais aussi en Hongrie, en Pologne, au Brésil, au Mexique, en Russie, au Royaume-Uni, en Italie, où ses poèmes ont été traduits[24]. Gilles Marcotte affirme en 1996 : « On peut soutenir que depuis quelques années c'est l'œuvre de Saint-Denys Garneau qui est lue avec ferveur, qui ouvre les horizons les plus larges, qui pose les questions fondamentales. Je ne suis pas loin de penser, certains jours, qu'il est notre plus grand écrivain. »[25]

Des fonds d'archives consacrés à l'auteur sont conservés au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[26] et à la Bibliothèque et Archives Canada[27].

Œuvre picturale[modifier | modifier le code]

Hector de Saint-Denys Garneau a aussi produit une cinquantaine d'huiles sur toile, quelques portraits, mais surtout des paysages représentant la forêt, la campagne ou la ville. La plupart d'entre elles auraient été réalisées entre 1931 et 1937. Ces œuvres jettent un éclairage particulier sur ses poèmes, et inversement. D'après ses lettres, son activité de peintre occupait une grande partie de sa vie intellectuelle et créatrice; il n'a exposé que trois fois de son vivant[28].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Cardinal, "Hector de Saint-Denys Garneau", Oxford Companion to French Literature, Answers.com
  2. a b et c « Hector de Saint-Denys Garneau (1912-1943) : biographie détaillée », sur www.saintdenysgarneau.com (consulté le 10 décembre 2020). Pour une Chronologie biographique détaillée et factuelle de De Saint-Denys Garneau, voir Huot ici, pp. 4‐329, qui offre des renseignements non négligeables sur l’oeuvre et la vie du penseur : Giselle Huot, Édition Critique des Oeuvres en Prose d'Hector de Saint-Denys Garneau [Thèse], Ottawa, ON, National Library of Canada, (lire en ligne)
  3. a et b «Hector de Saint-Denys Garneau,» dans Écrivains et écrivaines du Canada, Bibliothèque et Archives Canada.
  4. Thibodeau, Serge Patrice, L'appel des mots : lecture de Saint-Denys-Garneau : essai, L'Hexagone, (ISBN 2-89006-485-9 et 978-2-89006-485-0, OCLC 30918755, lire en ligne), p. 62-63
  5. Ouellet, Pierre, « Le jeu du regard dans l’espace poétique de Saint-Denys Garneau », Voix et Images, vol. 20, no 1,‎ , p. 58 (ISSN 0318-9201 et 1705-933X, DOI 10.7202/201138ar, lire en ligne, consulté le 10 décembre 2020)
  6. Biron, Michel, De Saint-Denys Garneau : biographie (ISBN 978-2-7646-2400-5 et 2-7646-2400-X, OCLC 913612483, lire en ligne), p. 295
  7. Thibodeau, Serge Patrice, L'appel des mots : lecture de Saint-Denys-Garneau : essai, L'Hexagone, (ISBN 2-89006-485-9 et 978-2-89006-485-0, OCLC 30918755, lire en ligne), p. 64
  8. Légaré, Romain, L'aventure poétique et spirituelle de Saint-Denys Garneau, Fides, , 190 p., p. 59 et 86
  9. Blais, Jacques, « Saint-Denys Garneau et le jeu des variantes », Études françaises, vol. 20, no 3,‎ , p. 46 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/036839ar, lire en ligne, consulté le 10 décembre 2020)
  10. Mainguy, Thomas, « Saint-Denys Garneau : le jeu de l’ironie », Études françaises, vol. 48, no 2,‎ , p. 45 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/1013333ar, lire en ligne, consulté le 10 décembre 2020)
  11. Pour un saisissant survol des jugements extra-littéraires sur le «personnage» Saint-Denys Garneau, voir Gagner, Sylvain, Les figures du poète Saint-Denys Garneau dans le discours critique de 1937 à 1993, Études françaises, Université de Montréal, 1996, 409 p. Il serait du reste naïf de penser que la publication de Regards et Jeux dans l'espace modifie l’humeur habituelle de Garneau «dont l’inconstance est légendaire [...] peu importe le contexte» (Biron, biographie p. 318). Déjà tout absorbé dans le paysage d’Oka, «ni la critique hostile [...] ni les résultats décevants de la vente de son livre» ne le touchent vraiment (Idem). La fable du poète faisant le tour des librairies pour en retirer ses livres est particulièrement aberrante: un an après la mise en vente au moins deux librairies lui versent encore une redevance et, en juin 1939, Guy Sylvestre “affirme avoir trouvé facilement un exemplaire dans une librairie" (Ibid p. 319).
  12. De Saint-Denys Garneau, Hector et Hébert, François (éditeur), Regards et jeux dans l'espace, CEC, (ISBN 2-7617-1301-X et 978-2-7617-1301-6, OCLC 35926460), p. 144–145. Sur l’inapparente complexité de la structuration des poèmes, voir l’article de Jacques Blais, op. cit., p. 29–50
  13. Grandbois, Alain, Notre Temps, 17 mai 1947, cité dans De Saint-Denys Garneau, Hector et Hébert, François (éditeur), Regards et jeux dans l'espace, CEC, 1996, p. 151.
  14. Huot, Giselle, « L’aventure artistique du peintre de Saint-Denys Garneau », Mens : revue d'histoire intellectuelle de l’Amérique française, vol. 4, no 2,‎ , p. 255 (ISSN 1492-8647 et 1927-9299, DOI 10.7202/1024597ar, lire en ligne, consulté le 10 décembre 2020)
  15. De Saint-Denys Garneau, Hector et Biron, Michel (éditeur), Lettres, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 920 p. (ISBN 978-2-7606-4226-3 et 2-7606-4226-7, OCLC 1141740650), dos de couverture
  16. Melançon, Robert, « Poésie et vérité », Études françaises, vol. 48, no 2,‎ , p. 13 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/1013331ar, lire en ligne, consulté le 10 décembre 2020)
  17. a et b De Saint-Denys Garneau, Hector et Hébert, François (éditeur), Regards et jeux dans l'espace, CEC, (ISBN 2-7617-1301-X et 978-2-7617-1301-6, OCLC 35926460), p. 9
  18. Huot, Giselle, « L’aventure artistique du peintre de Saint-Denys Garneau », Mens : revue d'histoire intellectuelle de l’Amérique française, vol. 4, no 2,‎ , p. 234 (ISSN 1492-8647 et 1927-9299, DOI 10.7202/1024597ar, lire en ligne, consulté le 10 décembre 2020)
  19. Dumont, François, « Pratiques du cahier chez Saint-Denys Garneau », Études françaises, vol. 48, no 2,‎ , p. 50–60 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/1013334ar, lire en ligne, consulté le 10 décembre 2020). De 1929 à 1939 (et peut-être au-delà), Hector de Saint-Denys Garneau a tenu ce qu’il appelait son « journal ». En tentant de caractériser quelques-unes des formes littéraires que le penseur a expérimentées dans les cahiers qui nous sont parvenus – de l’examen de conscience à la fiction, en passant par la lettre, les méditations sur l’art et le poème –, François Dumont considère dans cet article les rapports qui s’établissent entre elles: « Il ressort de cet examen que Garneau a progressivement mis en relation le discours réflexif avec les ouvertures qu’offraient la poésie et la fiction : une dynamique se développe entre le bilan et l’esquisse, pour aboutir à une forme d’écriture qui intègres divers aspects du journal » ( p. 50 ). Une telle pratique qui associe la délibération éthique et l’expérimentation phénoménologique est tout à fait atypique dans la littérature (Dumont note quatre autres exemples). Car tout en illustrants « des dimensions de l’écriture du cahier qui transforment les visées habituelles du journal intime [...] » les cahiers de Garneau relèvent « d’une forme erratique et heuristique qui est sans doute plus proche de l’essai tel que l’entendait Montaigne que de ce que le mot «essai» a fini par désigner aujourd’hui. » ( p. 50 )
  20. De Saint-Denys Garneau, Hector et Hébert, François (éditeur), Regards et jeux dans l'espace, CEC, (ISBN 2-7617-1301-X et 978-2-7617-1301-6, OCLC 35926460), p. 10
  21. De Saint-Denys Garneau, Hector et Biron, Michel (éditeur), Lettres, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, (ISBN 978-2-7606-4226-3 et 2-7606-4226-7, OCLC 1141740650), p. 24-25
  22. Michel Biron, « L’impudeur épistolaire : sur quelques lettres inédites de Saint-Denys Garneau », Études françaises, vol. 48, no 2,‎ , p. 66 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/1013335ar, lire en ligne, consulté le 10 décembre 2020)
  23. cité dans Huot, op. cit, p. 255. Durant la seule periode 1937–1993, la production littéraire québécoise dédiée à de Saint-Denys Garneau se chiffre à 625 titres au corpus « soit, en moyenne 10.9 nouvelles entrées par an, ce qui est considérable. La production atteint presqu'une publication par mois (0.9 en fait). Cet énorme corpus critique constitue probablement l’un des plus volumineux pour un auteur québecois. » Gagner, Sylvain, op. cit, p. 25
  24. Huot, Giselle et Lacroix, Benoît, Mémorial : inédits de Saint-Denys Garneau de parents et d'amis, Fondation de Saint-Denys-Garneau, (ISBN 2-89018-364-5 et 978-2-89018-364-3, OCLC 50738397, lire en ligne), p. 8
  25. Popovic, Pierre, Entretiens avec Gilles Marcotte : de la littérature avant toute chose, Liber, (ISBN 2-921569-35-3 et 978-2-921569-35-4, OCLC 35971359, lire en ligne), p. 55
  26. Fonds Hector de Saint-Denys-Garneau (MSS200) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  27. Fonds d'archives Hector de Saint-Denys Garneau, Bibliothèque et Archives Canada.
  28. France Gascon, « Hector de Saint-Denys Garneau (1912-1943) : peintures », sur www.saintdenysgarneau.com (consulté le 10 décembre 2020)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De Saint-Denys Garneau : Lettres, Édition préparée, présentée et annotée par Michel Biron, Les Presses de l’Université de Montréal, coll. bnm*, 2020, 919 p. (Ouvrage indispensable, cette nouvelle édition critique est la première disponible sur le marché.)
  • Hector de Saint-Denys Garneau, Journal 1929-1939, Québec, Éditions Nota bene, coll. «Cahiers du Centre Hector De Saint-Denys Garneau», 2012, 615 p. (Édition de référence intégrant tous les textes retrouvés du journal - y compris les lettres et les poèmes - dans leur succession originale. Cette édition permet d'appréhender la véritable unité de l'œuvre garnélienne.)
  • Saint-Denys Garneau, Journal, Texte conforme à l'édition critique établie par Giselle Huot, coll. « Littérature », Bibliothèque québécoise, 2020 (©1996), 479 p.
  • Hector de Saint-Denys Garneau, Extraits de lettres, Présentation thématique avec lexique par Steve Girard, Édition disponible hors commerce, Akmê, 2020, 325 p.
  • Saint-Denys Garneau, Regards et jeux dans l'espace, textes explicatifs et appareil pédagogique établis par François Hébert, coll. « Grands Textes » n°1, éditions CEC, 1996, 159 p.
  • Mémorial, Inédits de De Saint-Denys Garneau, de parents et d’amis, Conçu et réalisé par Giselle Huot et Benoît Lacroix, Cahiers de Saint-Denys Garneau, no 1, Éditions du Noroît / Fondation de Saint-Denys-Garneau, 1996, 119 p.
  • Saint-Denys Garneau, Œuvres, Texte établi, annoté et présenté par Jacques Brault et Benoît Lacroix, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 1971, 1320 p. (édition de référence depuis longtemps •épuisée•)
  • Hector de Saint-Denys Garneau, Œuvres en prose, Édition critique établie par Giselle Huot, Montréal, Fides, 1995, 1183 p. Édition de référence essentielle tirée qu’à dix exemplaires - stratégie d'appropriation ? (Ce dernier volume contenait, en plus des textes déjà parus dans l’édition Brault-Lacroix, quarante-neuf textes de la période 1930-1938, dont quarante-six inédits). Malgré le travail d'édition accompli par Huot, il n'y a jamais eu d'"Œuvres" de Saint-Denys Garneau sur le marché : contrairement à ce qu'annonce jusqu'en 2012 le catalogue Fides, suite à une entourloupette promotionnelle de 1995 à 2001.
  • Hector de Saint-Denys Garneau, Poèmes et Proses (1925-1940), Avec des inédits (textes et illustrations), Choix et présentation de Giselle Huot, Montréal, Éditions de l’Outarde (épuisée), 2001, 413 p.
  • Giselle Huot, « Des femmes, des professeurs et des amis. Poème et lettres inédits de Saint-Denys Garneau », Les Cahiers d’histoire du Québec au XXe siècle, no 1 (hiver 1994), pp. 55-56.
  • Jacques Roy, L’Autre Saint-Denys Garneau. Suivi de cinq lettres inédites de Saint-Denys Garneau, Québec, Éditions du Loup de Gouttière •épuisée•, 1993, 143 p.
  • Michel Biron, « L’impudeur épistolaire : sur quelques lettres inédites de Saint-Denys Garneau », Études françaises, 48 (2), 2012, 65–91.
  • Louis Rochette, "De Saint-Denys Garneau, joyeux compagnon" ; "Le concours de photographie" ; "Les seize ours" ; "Livraison spéciale " in Mémorial, Inédits de De Saint-Denys Garneau, de parents et d’amis, Cahiers de Saint-Denys Garneau, no 1, Éditions du Noroît, 1996, p. 63-74, (Témoignage insigne d’un ami des dernières années).
  • De Saint-Denys Garneau. Nus et autres dessins inédits, conception et texte de Giselle Huot, catalogue de l'exposition, Montréal, Bibliothèque Saint-Sulpice, 2004, 30 p.
  • L’Univers de Saint-Denys Garneau. Le peintre, le critique, (54 peintures) Présentation de France Gascon, Montréal/Juliette, Boréal/Musée d'art de Joliette, 2001, 111 p.
  • Collectif, « Saint-Denys Garneau. Accompagnements », Études françaises, numéro préparé par Michel Biron et François Dumont, vol. 48, n° 2, 2012, 163 p. (http://revue-etudesfrancaises.umontreal.ca/volume-48-numero-2/).
  • Collectif, « Relire Saint-Denys Garneau », Études françaises, numéro préparé par Benoît Lacroix et Robert Melançon, vol. 20, n° 3, 1984, 127 p. (http://revue-etudesfrancaises.umontreal.ca/volume-20-numero-3/).
  • Collectif, « Hommage à Saint-Denys Garneau », Études françaises, vol. 5, n° 4, , p. 455-489 (http://revue-etudesfrancaises.umontreal.ca/volume-5-numero-4/).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]