Saint-Denis-d'Oléron

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Saint-Denis-d'Oléron
Le phare de Chassiron.
Le phare de Chassiron.
Blason de Saint-Denis-d'Oléron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Île d'Oléron
Intercommunalité Communauté de communes de l'Île-d'Oléron
Maire
Mandat
Jean-Michel Masse
2014-2020
Code postal 17650
Code commune 17323
Démographie
Gentilé Dyonisiens
Population
municipale
1 357 hab. (2014en augmentation de 1.57 % par rapport à 2009)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 01″ nord, 1° 22′ 39″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 15 m
Superficie 11,75 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-denis-oleron.com

Saint-Denis-d'Oléron est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime et la région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Dyonisiens et les Dyonisiennes[1].

Localisée à la pointe nord de l'île d'Oléron, face aux côtes rétaises et à la ville de La Rochelle, cette petite cité résidentielle d'un peu moins de 1500 habitants est également une station balnéaire réputée, bénéficiant de la présence de trois plages de sable fin donnant sur l'océan Atlantique, d'une base nautique et d'un port de plaisance de 760 anneaux. A l'extrémité septentrionale de la commune, le phare de Chassiron, haut de 43 mètres, est l'un des plus puissants du département et une attraction touristique de premier plan, visitée par plus de 160 000 personnes chaque année. L'habitat se concentre à Saint-Denis-Ville et dans six villages environnants : Chassiron, La Gautrie, La Morelière, La Michelière, La Bétaudière et Les Huttes.

La commune appartient au Pays Marennes-Oléron et à la Communauté de communes de l'île d'Oléron. Par la route, elle est distante d'environ 8 kilomètres de la capitale de l'île, Saint-Pierre-d'Oléron, de 20 kilomètres du Château-d'Oléron et du pont reliant l'île au continent et de 28 kilomètres de Marennes, la première ville sur le continent.

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Denis-d'Oléron se situe à l'extrémité septentrionale de l'île d'Oléron, dans le nord-ouest du département de la Charente-Maritime.

Sur un plan plus général, la commune de Saint-Denis-d'Oléron est localisée dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat dont bénéficie la Charente-Maritime est un climat océanique tempéré de type aquitain, marqué par un ensoleillement moyen assez important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[3]. La pluviosité y est modérée, les précipitations ne dépassant pas 1 200 mm par an. Les températures, quant à elles, varient en moyenne de +5 °C en hiver à +20 °C en été.

Les îles et l'ensemble du littoral de la Charente-Maritime se caractérisent par un climat particulièrement doux en hiver, et rafraîchissant l'été, grâce aux influences océaniques perpétuellement en mouvement (brise marine). Ces conditions climatiques favorables, toujours soumises aux influences de l'océan Atlantique, ont favorisé un véritable microclimat de type sub-aquitain et l'existence d'une végétation déjà méridionale. Ainsi la flore se caractérise-t-elle par la présence étonnante de lauriers-roses, eucalyptus, agaves, et même les mimosas se mettent à fleurir dès le mois de janvier.

La rose trémière a trouvé dans la région et son climat particulièrement doux un terroir de prédilection.

Aux essences déjà méridionales du chêne vert (ou yeuse) et du cyste, s'ajoutent une forte présence de palmiers, figuiers, orangers et même oliviers.

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : −13,6 °C. Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre. Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[4].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h à Chassiron (station météo située dans la commune).


Les côtes charentaises et vendéennes sont de nouveau durement éprouvées par la tempête Xynthia qui traverse la région dans la nuit du 28 février au 1er mars 2010, causant de sérieux dégâts partout sur l'île et notamment à Boyardville[5].

Données générales[modifier | modifier le code]

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[6].


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Denis-d'Oléron[7] 2250 755 4 13 26
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Denis-d'Oléron
Océan Atlantique
Océan Atlantique Saint-Denis-d'Oléron Océan Atlantique
Saint-Georges-d'Oléron La Brée-les-Bains

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Charente-Maritime.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 357 habitants, en augmentation de 1,57 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 427 1 373 1 307 1 454 1 550 1 651 1 617 1 631 1 543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 531 1 659 1 646 1 671 1 712 1 669 1 621 1 481 1 320
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 227 1 268 1 243 1 085 1 058 996 990 800 952
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
896 901 951 1 004 1 107 1 221 1 156 1 336 1 357
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Saint-Denis-d'Oléron en 2013[12] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
1,2 
90 et +
2,7 
13,5 
75-89
15 
32,7 
60-74
31 
17,3 
45-59
19,3 
14 
30-44
13,2 
19,3 
15-29
6,6 
12 
0-14
12,2 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2013[13] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 et +
2,0 
9,3 
75-89
12,5 
19,1 
60-74
19,7 
20,3 
45-59
20,3 
17,7 
30-44
16,9 
15,8 
15-29
13,8 
17,0 
0-14
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Denis-d'Oléron dépend de l'académie de Poitiers, en zone A.

Politique jeunesse[modifier | modifier le code]

Santé et sécurité[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.

De nombreuses activités sont possibles à Saint-Denis-d'Oléron  :

  • Balades natures, un centre équestre, des balades à vélo, un mini golf, un complexe sportif (foot, tennis, basket, handball, volley...)
  • Sports nautiques : de nombreuses plages, du char à voile, du canoë-kayak de mer ou de marais, du kite surf, de la plongée, du ski nautique, du speed-sail moutain board buggy, du surf et bodyboard, du stand up paddle, de la voile et des clubs de plages...

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

La plupart des radios nationales présentes dans le département peuvent être écoutées dans la commune. Les informations départementales sont relayées par la station de radio publique France Bleu La Rochelle.

Presse[modifier | modifier le code]

La presse locale est représentée par le quotidien Sud Ouest, dont le siège est à Bordeaux, et qui dispose de rédactions locales à La Rochelle, Rochefort et à Royan, et par l'hebdomadaire Le Littoral de la Charente-Maritime, dont le siège est à Marennes. Le magazine MO à la Hune couvre l'actualité du Pays Marennes-Oléron et de la presqu'île d'Arvert.

Cultes[modifier | modifier le code]

Saint-Denis-d'Oléron appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lui-même subdivision de la province ecclésiastique de Poitiers depuis 2002 (de la province ecclésiastique de Bordeaux avant cette date).

Associations[modifier | modifier le code]

Marché[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour deux ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à trois journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le , qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le à six ans[14].

La commune ayant moins de 3 500 habitants l'élection des conseillers municipaux est au scrutin majoritaire[15] plurinominal à deux tours, avec panachage :

  • au premier tour, des candidats sont élus s'ils ont obtenu la majorité absolue et le vote d'au moins le quart des électeurs inscrits[16] ;
  • au second tour, la majorité relative suffit. Les listes ne sont pas obligatoires. Les suffrages sont comptabilisés individuellement, et le panachage est autorisé.

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 15 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[17]).

Élections locales[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Roger Bithonneau    
2008 en cours Jean-Michel Masse DVG[18] Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Canton[modifier | modifier le code]

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Justice en Charente-Maritime.

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Culture en Charente-Maritime.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Phare de Chassiron[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phare de Chassiron.
Le phare de Chassiron.

Le phare de Chassiron se dresse sur un cap exposé aux vents océaniques, au point le plus septentrional de l'île d'Oléron.

Succédant à un premier édifice bâti sur ordre de Colbert en 1685, le phare actuel est construit à partir de 1834 (pose de la première pierre) et est achevé en 1836. Les bandes noires et blanches qui le caractérisent ont été peintes en 1926. Le phare participe grandement à la sécurité maritime dans ce secteur dangereux du pertuis d'Antioche.

Haut de 46 mètres (on atteint le sommet après avoir gravi 224 marches) pour un diamètre de 18 mètres, ses fondations plongent à 3 mètres dans le sol, afin de garantir une plus grande résistance à cet édifice souvent éprouvé par les éléments. La portée de son faisceau lumineux (1 éclat/10 secondes) dépasse les 28 milles (50 kilomètres) par temps clair. Le système optique, datant de 1902 (8 panneaux au 1/8 de focale 0,92 m Henry-Lepaute) est un des plus anciens encore en service.

Le phare abrite un musée consacré aux gens de mer et au quotidien des habitants de l'île d'Oléron. L'ancienne maison du gardien sert en outre de cadre à des expositions temporaires. Une plaque apposée sur un de ses murs indique : Ici, depuis la nuit des temps, les hommes et l'île ont subi ensemble la dure loi de l'océan qui est toujours vainqueur.

Un jardin aménagé en étoile autour du phare, dit « rose des vents paysagère » est ouvert au public depuis 1997. Des sentiers de promenade autour du phare permettent d'observer l'île de Ré et les côtes aunisiennes. Au bord de la falaise, une croix en chaînages vient rappeler le souvenir des marins péris en mer.

Des bornes informatives, des tables tournantes, des lunettes de visées, une borne audio en 3 langues (français, anglais et allemand) et une carte en relief (en braille) agrémente vos balades dans les jardins contemporains du phare de manière ludique et agréable.

À marée basse, il est possible de venir découvrir les nombreuses richesses de l'estran rocheux. La faune et la flore y est très variées et doivent s'adapter sans cesse à des conditions de vie particulières.

Port de plaisance[modifier | modifier le code]

Le port de Saint Denis d'Oléron est situé à l'est de la pointe nord de l'île d'Oléron, à 0,8 m au sud de la balise des Palles.

Le port de plaisance de Saint-Denis est le fruit du combat des hommes contre l'ensablement des cotes, combat gagné après plusieurs siècles de recherches et d'essais infructueux.

C'est au XIIe siècle que l'on trouve les premiers documents, évoquant une imposition destinée à la réfection du port.

Les deux siècle qui suivirent furent une suite de constructions et réparations de digues et jetées, luttant contre un ensablement plus fort que tout. Au début du XIXe siècle, toute idée de port protégée est même abandonnée.

C'est l'essor du tourisme qui va faire renaître le projet. Cette fois-ci, les études sont mieux conduites, le financement moins difficile à obtenir, et les matériaux plus étudiés et solides. En 1989, le nouveau port de la commune est inauguré.

Une zone commerciale autour du bassin est ouverte depuis le printemps 2006, regroupant diverses activités : restauration, ventes de produits régionaux, vente de produits de pêche, accastillage, bijouterie... Ce développement permet une activité saisonnière (de mi-mars à mi-novembre). Une voie entre la zone commerciale et le bassin est réservée aux piétons.

Une école de voile, agréée par la Fédération française de voile, est implantée aux abords du port et participe activement au dynamisme de celui-ci. Diverses activités, comme feux d'artifice, fête du port, rassemblements de vieux gréements...participent à l'animation estivale autour du bassin.

Église Saint-Denys[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denys.
Intérieur de l'église.

L'église Saint-Denys (parfois orthographiée Saint-Denis) conserve une partie de son décor roman, en dépit de plusieurs campagnes de reconstruction importantes menées au XVIIe siècle et au XIXe siècle. La nef conserve ainsi des colonnes engagées et des chapiteaux à motifs végétaux (les doubleaux ont cependant disparu).

Dans le bas-côté sud, une vitrine abrite une maquette représentant une frégate de 52 canons baptisée « Le Napoléon ».

Le prieuré de Saint-Denis est mentionné dans une charte de 1047, où on apprend sa donation à l'abbaye aux Dames de Saintes par Geoffroy Martel, comte d'Anjou, alors maître de la Saintonge. La communauté subit de plein fouet les excès des guerres de religion et en 1584, l'église est saccagée et en partie détruite. Une première campagne de reconstruction (façade et toiture) est menée à partir de 1598.

En 1850, l'église, devenue vétuste, doit être fermée pour des raisons de sécurité. Une campagne de restauration est mise en œuvre à partir de 1853. Si la structure est en partie respectée, l'édifice se voit doté de bas-côtés et d'une nouvelle abside, ainsi que d'un campanile néo-roman, élevé en 1877.

Le soubassement de la façade, classé monument historique en 1896, s'inspire par ses techniques architecturales des réalisations gallo-romaines (motifs géométriques, marguerites rectangulaires, feuillages, colonnes rudentées).

Il est possible d'y écouter des concerts d'orgue.

La balise d'Antioche[modifier | modifier le code]

Le récif d’Antioche fascine toujours les habitants du nord de l’île car lorsque la mer est particulièrement déchaînée, d’énormes vagues prennent d’assaut la balise et atteignent parfois jusqu’à 15 mètres.

Il fut à l’époque un rocher très dangereux car se situe sur une route fréquentée par de nombreux bateaux de commerces de vin et de sel principalement. Malgré ce trafic maritime intense, son danger n’est pas signalé.

C’est ainsi qu’en 1913, on décide d’édifier une tour destinée à recevoir un feu lumineux et un signal sonore fonctionnant par temps de brume.

La construction commencera alors en 1917 et la mise en service aura lieu en 1925 et c’est à partir de cette date que les naufrages y furent plus rares.

Tous ces naufrages ont laissé une trace dans la mémoire des anciens et notamment celui du Port Calédonia le 2 décembre 1924, le plus marquant pour la population de Saint-Denis.

Les écluses à poissons[modifier | modifier le code]

Les écluses sont des pièges à poissons fixes, constitués d’un mur de 500 à 700 m ayant la forme d’un fer à cheval plus ou moins symétrique selon la forme de l’estran sur lequel elles sont édifiées.

Les écluses sont construites avec des pierres empilées sans aucun lien de manière à résister aux assauts de la mer. Elles deviennent cependant fragiles dès qu’on leur déplace une de leurs pierres.

Leur rôle principal est la prise du poisson car ceux-ci rentrent dans l’écluse à marée montante et s’y retrouve piégé à marée descendante surpris par l’écoulement rapide de l’eau par le bouchot d’écluse. Ainsi le pêcheur n’a plus qu’à aller chercher les poissons piégés. Elles servent aussi de brise-lames en atténuant l’érosion marine sur les falaises et sur les plages. La marine les régis et sont attribuées à des affectataires.

Les premières écluses datent au moins du Moyen Âge puisque des textes prouvent qu’il en existait déjà au XIVe siècle ce qui en fait un patrimoine unique. Il y avait jusqu’à 237 écluses au milieu du XIXe siècle dont 45 à Saint-Denis. Aujourd’hui, il ne reste plus que 14 écluses sur toute l’île d’Oléron.

Les moulins[modifier | modifier le code]

Les moulins servaient à faire la farine, pour payer le meunier, qui était ensuite au boulanger pour faire le pain. On en recense 7 sur la commune, certains datent du Moyen Âge. Ils sont 59 sur une carte de 1686 répartis sur toute la superficie de l’île. Au XVIIIe siècle, la carte de Cassini en mentionne 51, et une autre établie par le Génie en 1843, n’en indique plus que 30.

Accompagnés de bâtiments d’exploitation agricole et de logements bas, ces moulins comportaient généralement 3 niveaux: au rez-de-chaussée s’ouvraient 2 portes diamétralement opposées afin que le moulin soit toujours accessible, même si les ailes tournaient devant l’une des portes et les conduites de descente de la mouture y aboutissaient, tandis qu’au troisième niveau étaient installés meules, trémie et auget.

Leur toit de forme conique et couverts de bardeaux, tournait sur une sablière dormante formant chemin de roulement au moyen d’une longue perche actionnée depuis le sol ; sur la partie mobile étaient fixées les ailes, comportant chacune une quinzaine de barreaux entre lesquels était passé la toile.

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Événements touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langue saintongeaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saintongeais.
Carte représentant l'aire linguistique du saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du saintongeais.

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, ou parlanjhe, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais, séntunjhé) est la langue vernaculaire parlée dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants. Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine charentaise.

La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes de rillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit (ou gigourit), un civet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et de vin blanc de pays[20].

Les huîtres de Marennes-Oléron sont une spécialité réputée de la région.

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de « cagouilles », le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné « à la charentaise », c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Parmi les autres spécialités locales, il convient de noter également les pibales (alevins d'anguille pêchés dans la Gironde, spécialité de Mortagne et de Blaye), les sardines de Royan, les « thyeusses de gueurnouilles » (cuisses de grenouilles), la « sanglette », une galette préparée à base de sang de poulet et d'oignons cuits, le farci saintongeais (variante du farci poitevin), le lapin au pineau, le foie gras ou encore les confits.

Les desserts traditionnels sont issus de la cuisine paysanne : millas (gâteau à la farine de maïs, qu'on retrouve dans une grande partie du sud-ouest de la France), galette charentaise, au beurre Charentes-Poitou, ou encore « merveilles » (beignets).

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que le pineau des Charentes et plus encore, le cognac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Denis-d'Oléron

Les armes de la commune de Saint-Denis-d'Oléron se blasonnent ainsi :

D'azur à l'église du lieu d'argent; au chef losangé d'or et d'azur au pal de sinople chargé du phare du lieu d'argent et de sable.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Saint-Denis-d'Oléron comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. Préfecture de Charente-Maritime : Météo France
  4. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  5. Il y a cinq ans, le traumatisme de la tempête Xynthia, article de Cathy Lafon paru le 26 février 2015, Sud Ouest
  6. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  7. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Chiffres clés Évolution et structure de la population - Saint-Denis-d'Oléron - tableau POP T3
  13. Insee - Chiffres clés Évolution et structure de la population - Département de La Charente-Maritime (17) - tableau POP T3
  14. La décentralisation, site de l'Assemblée nationale
  15. art L. 252 du code électoral
  16. art L. 253 du code électoral
  17. « Nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance.
  18. http://www.lexpress.fr/resultats-elections/municipales-2014-saint-denis-d-oleron-17650_399765.html
  19. Site des villes et villages fleuris, consulté le 25 décembre 2016.
  20. Charente-Maritime, encyclopédie Bonneton, p. 106-107

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]