Saint-Clar

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Saint-Clar
Saint-Clar
Halle-hôtel de ville
Blason de Saint-Clar
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Intercommunalité Communauté de communes Bastides de Lomagne
Maire
Mandat
Éric Ballester
2021-2026
Code postal 32380
Code commune 32370
Démographie
Population
municipale
1 046 hab. (2019 en augmentation de 5,02 % par rapport à 2013)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 34″ nord, 0° 46′ 15″ est
Altitude 160 m
Min. 93 m
Max. 193 m
Superficie 17,91 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Fleurance-Lomagne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.mairie-st-clar.com/
Place de la Mairie, crépuscule.

Saint-Clar (Sent Clar en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la Lomagne, une ancienne circonscription de la province de Gascogne ayant titre de vicomté, surnommée « Toscane française ».

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Arrats, l'Auroue, la Lavassère et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Saint-Clar est une commune rurale qui compte 1 046 habitants en 2019. Ses habitants sont appelés les Saint-Clarais ou Saint-Claraises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : la halle-hôtel de ville, inscrite en 1986.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Clar est une commune située en Lomagne, région intermédiaire entre les coteaux de Gascogne dont l'altitude peut atteindre 270 m et la vallée de la Garonne. Elle est constituée de deux vallonnements traversés en tous sens par de multiples petits ruisseaux. Trois cours d'eau sont plus importants : l'Arrats, le Gers et la Gimone. Ils ont creusé leurs vallées en direction de la Garonne. La vallée de l'Arrats où est située Saint-Clar fut une importante voie de communication. Ce paysage caractérise le Saint-Clarais.

Situation de Saint-Clar.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les sols sont constitués de terrains argilo-calcaires et de boulbènes. Le calcaire affleure par endroits dans le Saint-Clarais. Les boulbènes, provenant d'anciens dépôts d'érosion forment des sols des hautes terrasses de la Garonne. Ces sols sont très facilement imbibés d'eau. Ils sont particulièrement collants lors des périodes de pluies et secs et durs durant l'été. Ils sont pénibles à travailler. Comme la plupart des bourgades des alentours, Saint-Clar surplombe ce paysage et se situe sur une hauteur, à 162 m, à l'extrémité d'un plateau dominant la vallée de l'Arrats.

Saint-Clar se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Arrats, en provenance d'Avezan, marque la limite entre les deux communes et traverse ensuite l'est de Saint-Clar avant de couler en limite de Mauroux et de Saint-Créac. Deux bras de la rive gauche viennent former deux lacs au-dessus du village[3]. Le ruisseau de la Lavassère se jette dans l'Arrats à Saint-Clar après avoir longé Mauroux et Saint-Créac[4].

L'Auroue, en provenance de Saint-Léonard, traverse le sud-ouest de la commune avant de marquer la limite avec Magnas[5]. Le ruisseau du Margaridat, en provenance de Castelnau-d'Arbieu, marque la limite avec Magnas avant de se jeter dans l'Auroue à l'ouest de Saint-Clar[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Saint-Clar.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Clar est accessible par l'autoroute A62, sortie no 8 entre Bordeaux et Toulouse et D 40 sur 20 km. Depuis Auch la commune est accessible par la route nationale 21 jusqu'à Fleurance puis la D 95 sur 11 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[7]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[8].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[7]

  • Moyenne annuelle de température : 13,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 10,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 764 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[10] complétée par des études régionales[11] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lectoure », sur la commune de Lectoure, mise en service en 1984[12] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[13],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,9 °C et la hauteur de précipitations de 726,2 mm pour la période 1981-2010[14]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Auch », sur la commune d'Auch, mise en service en 1985 et à 31 km[15], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour 1981-2010[16] à 13,5 °C pour 1991-2020[17].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 4] sont recensées sur la commune[18] : les « bois de Jamounets et de la Coume » (66 ha), couvrant 2 communes du département[19], et le « vallon de Lavassère et plateau de Mauroux » (639 ha), couvrant 7 communes du département[20] et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[18] : le « cours de l'Arrats » (815 ha), couvrant 30 communes dont 22 dans le Gers et huit dans le Tarn-et-Garonne[21].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Clar est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[22],[I 1],[23]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,2 %), zones agricoles hétérogènes (18,7 %), zones urbanisées (4,5 %), forêts (2,7 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne, la ville actuelle est le fruit d'une histoire riche. Situé à proximité de deux voies antiques, le site accueillit des villas gallo-romaines puis deux châteaux : celui de l'évêque de Lectoure et celui du vicomte de Lomagne. Cette confrontation entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel détermina le développement spatial de Saint-Clar et la création de quartiers bien visibles sur le terrain :

  1. Le quartier du Château-Vieux : ce quartier prend aussi le nom de Castel Bielh. C'est le noyau primitif et historique. Les habitations se regroupent autour du château comtal et de l'église. Les rues sont étroites. Les maisons sont basses et à colombage. L'ancienne église daterait du XIIe siècle. Elle fut remaniée au XIVe siècle. Il faut y admirer les neuf enfeus sur les murs gouttereaux. Elle a été désaffectée au XIXe siècle.
  2. La bastide neuve : ce quartier correspond à la bastide qui fut fondée en 1289 à la suite d'un paréage entre Géraud II de Montlezun, évêque de Lectoure, seigneur de Saint-Clar et le duc d'Aquitaine, roi d'Angleterre. Le quadrillage se compose de trois rues orientées nord-sud et de trois est-ouest. Dans un ilôt non attribué, s'est élevée la halle avec tout autour des galeries couvertes ou garlandes. Plus qu’aux marchés, la halle servait surtout aux réunions et délibérations communales.
  3. La bastide vieille : ce quartier correspond à une bastide située au nord de Saint-Clar qui fut lotie dès le Moyen Âge. Toutefois, les constructions visibles à l'heure actuelle ne datent que du XIXe siècle. À son extrémité, on a une belle vue sur la vallée de l'Arrats.
  4. Le faubourg ou le barry : ce quartier se développe le long de l'axe conduisant à Fleurance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 André Cellard PS Député de 1978 à 1981
Secrétaire d'État de 1981 à 1983
1989 2008 Bernard Cassaignau UDF Conseiller général
2008 2022 David Taupiac[25] PS Ingénieur - Vice-président de la CCBL- Conseiller régional
Député depuis 2022
2022 En cours Éric Ballester PS Gérant de société

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27]. En 2019, la commune comptait 1 046 habitants[Note 7], en augmentation de 5,02 % par rapport à 2013 (Gers : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 5001 3941 2461 5991 6381 5751 5691 7101 638
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 6951 6481 6581 6241 6971 6191 5921 5301 516
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 3541 2681 0411 0689701 0461 0401 0291 030
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
1 033987972879868969980977992
2019 - - - - - - - -
1 046--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[30] 1975[30] 1982[30] 1990[30] 1999[30] 2006[31] 2009[32] 2013[33]
Rang de la commune dans le département 26 27 30 31 31 32 32 33
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 448 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 888 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 760 [I 4] (20 820  dans le département[I 5]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 6] 6,9 % 7,6 % 6,9 %
Département[I 7] 6,1 % 7,5 % 8,2 %
France entière[I 8] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 582 personnes, parmi lesquelles on compte 68,2 % d'actifs (61,2 % ayant un emploi et 6,9 % de chômeurs) et 31,8 % d'inactifs[Note 9],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 9]. Elle compte 472 emplois en 2018, contre 428 en 2013 et 477 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 364, soit un indicateur de concentration d'emploi de 129,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 44,7 %[I 10].

Sur ces 364 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 159 travaillent dans la commune, soit 44 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 77,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,3 % les transports en commun, 14,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

109 établissements[Note 10] sont implantés à Saint-Clar au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 13].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 109 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
14 12,8 % (12,3 %)
Construction 14 12,8 % (14,6 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
35 32,1 % (27,7 %)
Information et communication 2 1,8 % (1,8 %)
Activités financières et d'assurance 4 3,7 % (3,5 %)
Activités immobilières 4 3,7 % (5,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
15 13,8 % (14,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
16 14,7 % (12,3 %)
Autres activités de services 5 4,6 % (8,3 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 32,1 % du nombre total d'établissements de la commune (35 sur les 109 entreprises implantées à Saint-Clar), contre 27,7 % au niveau départemental[I 14].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les quatre entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[34] :

  • Etablissements Goudy Et Compagnie, commerce de gros (commerce interentreprises) de céréales, de tabac non manufacturé, de semences et d'aliments pour le bétail (12 339 k€)
  • DSM Food Specialities Superdex SAS, commerce de gros (commerce interentreprises) non spécialisé (2 094 k€)
  • Elisa, restauration traditionnelle (242 k€)
  • Chapau, restauration traditionnelle (38 k€)

L'agriculture est d'une haute technicité. Elle représente l'activité essentielle du Saint-Clarais. Pour contrecarrer la nature, les agriculteurs ont multiplié les lacs collinaires. Ils utilisent des tracteurs à forte puissance et les productions agricoles sont à haut rendement : céréales (blé et essentiellement maïs), oléagineux et aussi cultures spécialisées comme l'ail.

Le Gers est ainsi le premier producteur d'ail en France : 5 390 tonnes en 2003 et Saint-Clar est devenu la capitale de l'ail blanc. Sur trois têtes d'ail consommées en France, une est du Saint-Clarais. Ce condiment fut rapporté par les Croisés et il a trouvé autour de Saint-Clar, les conditions nécessaires à son exploitation : des contreforts argilo-calcaires, un climat favorable et un paysan ne ménageant pas sa peine. D'où sa qualité. Les terres saines, argileuses, riches en calcaire et en humus se délitent au printemps. Les bulbes se développent alors bien. La variété spécifique, très largement dominante est l'ail blanc. Bien que n'occupant guère plus de 2 % du sol, la culture de l'ail représente 20 % du revenu des exploitations à la fin du XXe siècle. Sa commercialisation s'effectue essentiellement sur les marchés de Saint-Clar et de Beaumont-de-Lomagne.

Les élevages de basse-cour jouent aussi un grand rôle dans l'économie du Saint-Clarais.

Saint-Clar, nouvelle cité du soleil, la mairie de Saint-Clar a lancé en les travaux de la plus importante centrale photovoltaïque de France métropolitaine. D'une superficie de 25 ha, cette centrale construite par la société Solarezo et financée par le Crédit agricole est entrée en service en juin 2010. Un des premiers hangars agricoles avec toiture en panneaux photovoltaïques a été inauguré en à Saint-Clar alors que les travaux pour la construction de deux bâtiments industriels commençaient sur la zone d'activités.

L'activité marchande est un facteur aussi important du développement économique de Saint-Clar. Un marché traditionnel se tient tous les jeudis matin. Un marché de l'ail est organisé pendant l'été de juillet à fin septembre, tous les jeudis matin ainsi que la Fête de l'ail qui se déroule le 1er jeudi d'août (marchés, repas et animations). Un concours de l'ail anime Saint-Clar tous les 3es jeudis d'août (compositions végétales). Une foire aux vins et aux produits régionaux a lieu le 1er dimanche de décembre. Enfin des soirées gourmandes sont organisées le 2e jeudi de juillet et les 1er et 3e jeudis d'août (présentation de produits locaux et repas gastronomiques).

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans la Lomagne, une petite région agricole occupant le nord-est du département du Gers[35]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléoprotéagineuses)[Carte 3].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 36 30 21 17
SAU[Note 13] (ha) 1 297 1 274 1 106 1 159

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 36 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 30 en 2000 puis à 21 en 2010[37] et enfin à 17 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 53 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[38],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 297 ha en 1988 à 1 159 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 36 à 68 ha[37].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Saint-Clar est une bastide, créée en 1274, caractérisée par deux places à cornières : la place de la Garlande, au centre, avec sa halle d'origine sous laquelle se tient tous les jeudis le marché et la Plaçotte ou place à cornières.
  • Elle possédait deux châteaux voisins, celui du seigneur et celui de l'évêque de Lectoure, aujourd'hui totalement disparus.
  • Halle-hôtel de ville avec ses charpentes en bois du XVIIIe siècle et ses piliers très usés mais toujours très solides contrairement aux apparences et sa maison commune reconstruite en 1818.

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  • Église Saint-Clair. (XIXe s.) de style néo-gothique, bâtie de 1857 à 1864 sur les plans d’Hippolyte Durand, dit Duran, architecte diocésain, auteur de nombreux édifices en France et dans le Sud-Ouest, dont la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes. La particularité de cette église est son orientation inversée. En effet, contrairement au principe marquant la plupart des églises de France, elle n'est pas orientée ouest-est mais est-ouest, l'entrée principale étant donc à l'Est. L'édifice est répertorier dans la base Mérimée[39],[40]. Le site est inscrit depuis 1943[39],[40].
  • Musée de l'école publique. Entièrement rénové en 2009, ce musée installé dans la première école publique du village, présente une collection exceptionnelle d'objets, de cahiers et de livres. Une classe reconstituée des années 1930 vous fait revivre l'atmosphère des écoles du début du XXe siècle. 7 salles conduisent le visiteur à travers l'histoire de l'école publique dans un décor lumineux résolument moderne. On peut y voir la reconstitution du logement d'un instituteur de cette époque. Il accueille plus de 4000 visiteurs par an et propose des animations ludiques aux adultes comme aux enfants. Plusieurs expositions temporaires et conférences sont organisées chaque année par une équipe dynamique. Un jardin pédagogique complète le décor de ce lieu magnifique. Ouvert au public de 14 h à 18 h entre octobre et avril et de 15 h à 19 h d'avril à octobre. Les groupes sont accueillis sur rendez-vous. Fermeture annuelle du à fin février[41]

Au voisinage de Saint-Clar :

  • Sur la route de Tané, une ancienne voie qui conduisait à Toulouse, il est possible de voir la chapelle de Tané ainsi qu'un beau moulin à vent.
  • Sur la route département D 13 en direction de Lavit, il est possible de visiter la Ferme des étoiles. Des séjours sur le thème de l'observation des étoiles y sont organisés. La ferme propose le coucher et fait table d’hôte. Les propriétaires proposent différents types d'observations : de l'initiation découverte au stage de perfectionnement. Lorsque le ciel est clair, ils organisent des veillées aux étoiles. La ferme est parrainée par Hubert Reeves. Elle sert régulièrement de cadre à des émissions TV comme la « Nuit des Étoiles ». Un planétarium est accessible au public.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Géraud d'Astros, poète gascon, vicaire de la paroisse de Saint-Clar de 1616 à 1648. Son humble maison porte une plaque commémorative. Il chanta, dans ses vers, les plaisirs simples de la table, de la plantureuse nature, des soirées d'automne passées au bord de l'Arrats. Son nom est donné à la vieille église de Saint-Clar dite « église de Dastros » et au square situé contre l'église et dans lequel est exposé son buste en bronze sur une stèle de pierre.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux trois soleils d'or[42].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[9].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[36].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Saint-Clar » (consulté le ).
  5. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Gers » (consulté le ).
  6. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Saint-Clar » (consulté le ).
  7. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans le Gers » (consulté le ).
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  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  10. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Saint-Clar » (consulté le ).
  11. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  12. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  13. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Saint-Clar » (consulté le ).
  14. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans le Gers » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Arrats (O---0240) ».
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Lavassère (O6080600) ».
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Rivière de L'Auroue (O6150500) ».
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Margaridat (O6150560) ».
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  8. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  9. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
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  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  30. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le ).
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  39. a et b « Église paroissiale Saint-Clair », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
  40. a et b Recherche: base de données - église paroissiale Saint-Clair - Saint-Clar - Gers : patrimoines.laregion.fr
  41. http://www.musee-ecole-publique.fr
  42. Banque du blason.