Saint-Clair (Lot)

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Saint-Clair
Vue nocturne de la place Principale.
Vue nocturne de la place Principale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement de Gourdon
Canton de Gourdon
Intercommunalité Communauté de communes Quercy-Bouriane
Maire
Mandat
André Manie
2014-2020
Code postal 46300
Code commune 46259
Démographie
Gentilé Saint-Clairois ou Saint-Clartins
Population
municipale
147 hab. (2012)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 02″ N 1° 24′ 43″ E / 44.7005555556, 1.4119444444444° 42′ 02″ Nord 1° 24′ 43″ Est / 44.7005555556, 1.41194444444
Altitude 342 m (min. : 167 m) (max. : 365 m)
Superficie 11 km2
Localisation

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Saint-Clair

Saint-Clair est une commune française, située dans le département du Lot, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Quercy, sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, entre Souillac et Cahors.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Clair est basé sur l'hagiotoponyme chrétien Clair de Nantes (Clarus) : premier évêque de Nantes vers la fin du IIIe siècle[1].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Belle-Rivière[2].

Ses habitants sont appelés les Saint-Clairois ou les Saint-Clartins[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 avril 1953 Jean-Baptiste Roubert    
avril 1953 juin 1995 Fernand Manié MRG  
juin 1995 en cours André Manié PRG  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 147 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
505 273 339 546 535 531 508 558 555
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543 549 535 505 507 435 413 388 431
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
411 418 411 330 281 239 221 220 210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
206 189 145 133 119 132 148 153 147
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au confluent de deux vallées, au centre de la place circulaire du cimetière, sur un piédestal de grès, les bras chargés par une bible, tourné vers le village, se dresse une statue de saint Clair à la robe rénovée par l'artiste Lakita (de son vrai nom Blandin). Sa mitre immaculée et dorée, inclinée vers sa crosse d’évêque, penché vers ses anciens pécheurs situés à sa gauche, il semble veiller au salut de ses ouailles.
Monument aux morts.

Le monument aux morts de la commune de Saint-Clair est l'œuvre du sculpteur lotois Hilarion Marrouch, la pyramide tronquée achetée par la commune lors de l'érection du monument a été complétée par un buste d'un défenseur de la patrie.

Église et maison à colombages.

Une pierre tombale au nom de la famille de Vallon (Famille liée à la famille Camy, de Vallon, Lartigault du Vigan lot) est présente dans la chapelle nord de l'église. La couverture de la partie ancienne est en lauzes. La voûte de la partie moderne s'est effondrée juste après la sortie des fidèles un dimanche. Les fonts baptismaux en marbre rouge sont pourvus d'une vasque en cuivre ornée d'un crapaud. Le bénitier décoré d'une vasque en cuivre ornée d'une salamandre de style François 1er a été volé en 2012.

  • Des vestiges d'époque Renaissance subsistent dans plusieurs maisons dans la partie ancienne du village. Le village comportait quatre fours à pain dont deux contigus, deux existent encore. Les vestiges Renaissance recensés comportent des fenêtres murées, des linteaux retournés, des cheminées en pierres d'un seul linteau de plusieurs tonnes. Le XVIIIe siècle est riche en cheminées en noyer style Louis XV, des maisons ont été démolies pour enlever les cheminées dans une époque récente. Le village de Saint-Clair était couvert d'ardoise, preuve de la richesse de ses habitants (plantations de noyers au XVIIIe siècle).
  • Il subsiste deux maisons voisines à colombages bois dont en particulier l'ancien café construit selon le nombre d'or. Celui-ci possède un escalier à vis et une cheminée en noyer ornée des symboles des joueurs de cartes. Une cheminée style Louis XVI au décor en médaillons existe encore dans une autre maison.

Des documents récemment découverts dans une cheminée monumentale Renaissance située derrière une cheminée style Louis XV attestent la présence de la famille De Laumière en 1753 dans la maison à l'entrée du bourg propriété de la famille « Rougié ».

  • Saint-Clair comporte plusieurs sources dans le village même qui sombrent dans l’oubli, l'adduction d'eau étant passée par là. Certaines jaillissaient sous forme de jets d'eau de plusieurs mètres lors des périodes de très fortes pluies.
  • Un moulin à eau est situé sur la rivière à proximité immédiate de l'ancien bourg.
  • On peut penser que des fortifications ont existé autour de ce village comme l'attestent les imposantes épaisseurs des murs de certaines maisons, tours de guet, maisons situées au périmètre du bourg. Dans l'église on remarque la pierre tombale de la famille de Vallon (XIIIe siècle), des documents ont été récemment découverts au nom de la famille de Laumière (1752).
  • Armoiries de Pechrigal.
    Le château de Pechrigal propriété de la famille Séguy sous la royauté est passé à la famille Périe et récemment aux familles Dreyfus, puis au chanteur Léo Ferré qui le surnommait Perdrigal.

Ce château, au bord de la ruine a été racheté et restauré par un Américain, John Manchec. C'est actuellement un « relais-château ». Depuis Gourdon l'on peut voir cet édifice dégagé de la forêt. Les tours du Burlat de Lapeyre et les vestiges de Château Trompette, l'entourent.

  • Le village est entouré des collines de Mont Jouves (Mont Jupiter) et du Pech d'Eymarre (Famille ayant une implantation très ancienne dans la commune du Vigan). Il y a à flanc de colline sept sources-lavoirs qui alimentaient les hameaux environnants : Pechalard (La Cigale), La Falconie (Maison du fauconnier), La Rivière, Le Roc.
Lavoir aux Scalétous.

Le puits de la Misère est situé lui aussi à flanc de colline (Terre-Rouge) ; il était en cas de sécheresse intense le dernier point d'eau du village ; la commune comporte, de plus, une fontaine publique dont la pompe a cessé de fonctionner.

  • Un travail à ferrer les bœufs existe encore, à proximité.
  • Un édifice aux colonnes imposantes en pierre blanche est la reproduction moderne de la halle de la ville de Martel.
  • Une mairie moderne est logée dans une ancienne grange restaurée.
  • L'ancien groupe scolaire « garçons-filles » est composé de deux bâtiments symétriques.
  • Des grottes et des vestiges préhistoriques existent sur la commune, Peire lévade
  • Quatre dolmens et des menhirs, entre vingt et cinquante, recensés, perdus puis retrouvés[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le chanteur Léo Ferré a vécu au château de Pechrigal.
  • Jean Lartigault, par sa mère née Camy de Vallon au château du Vigan Lot.
  • Gérard Gouny, accordéoniste chanteur populaire ayant pour thèmes son Quercy natal.
  • Jacques Valette, président de la société « Valette Foie Gras ».
  • Hélène Gaben, peintre, portraitiste, illumine de plus avec bonheur l'art abstrait.
  • Jean-Jacques Roubert sculpteur, poète[6], écrivain, dont les personnages de ses romans s'inspirent, avec une certaine verve, de son terroir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 121.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  5. Jean Clottes, Inventaire des mégalithes de la France. 5, Lot Éditions du CNRS, Paris (1977)
  6. Jean-Jacques Roubert publie ses œuvres sur: http://www.mespoemes.net/quercylibre/]].