Saint-Cirq (Tarn-et-Garonne)

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Saint-Cirq
Blason de Saint-Cirq
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Quercy-Rouergue
Intercommunalité Communauté de communes du Quercy caussadais
Maire
Mandat
Guy Rouzies
2014-2020
Code postal 82300
Code commune 82159
Démographie
Gentilé Saint-Ciriens
Population
municipale
544 hab. (2016 en augmentation de 10,12 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 49″ nord, 1° 36′ 24″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 215 m
Superficie 15,96 km2
Localisation

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Saint-Cirq

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Saint-Cirq

Saint-Cirq est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saint-Ciriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Quercy, à 6 km à l'est de Caussade.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Cirq[1]
Monteils Septfonds
Caussade Saint-Cirq Saint-Antonin-Noble-Val
Montricoux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient de saint Cyr, en latin, Sanctus Cyricus, honoré dans l'église paroissiale qui porte son nom, dont une des formes occitanes est Sant/Sent Circ, à côté de Sant/Sent Cirgue, Ciergue o Cierge.

Article détaillé : Cyr de Tarse.

Les informations contenues dans la partie historique indiquent que le village se serait appelé Saint-Cirguet, ce que confirment cinq attestations occitanes ou latines fournies par Paul Burgan et André Lafon pour la période située entre le XIIIe et le XVIIe, une autre, de 1383, étant Saint Cirguel, avec un autre diminutif. La présence d'un diminutif formé sur Saint-Cirq (ou Cirgue) ne peut être expliquée sans preuves : on peut avoir par exemple un nom donné en référence à un autre village appelé Saint-Cirq ou Saint-Cirgue, ou le diminutif peut servir à distinguer le village d'un autre portant le même nom, mais le fait que le saint éponyme ait été martyrisé enfant attire aussi l'attention (Saint Cirguet pouvant signifier : le petit enfant qu'était saint Cirq). Saint Cirq ou plus fréquemment et plus normalement Circ, sans diminutif, semble néanmoins exclusif à l'écrit au XIIe siècle, selon huit attestations occitanes fournies par les mêmes auteurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monographie de la commune de Saint-Cirq.

D'après les recherches sur documents d’archives à Montauban ; d'après les plus anciens habitants de la commune, Édouard Malby, décédé ; d’après l’abbé Charles Hélias décédé en 1993, curé de la paroisse de Saint-Cirq ; d’après M. Neveu à Caussade, conservateur d’archives, décédé ; d’après le frère Michel, très intéressé pour les recherches.

En 1610, il n’y avait pas de pont à Montricoux. On coupa la forêt du Brétou pour vendre le bois et le pont fut construit. Sous la domination des templiers de VAOUR, l’église Saint-Benoît fut construite pour soigner les enfants malades à la source du même nom. La route actuelle qui traverse le village (RD 75 est /ouest) a plus de quatre siècles, elle relia déjà Caussade, Monteils, Villefranche-de-Rouergue. Anecdote : cette route très fréquenté aux XVe et XVIe siècles des armées de pillards l’utilisaient pour attaque en plaines les fermes pour se nourrir. Les attaques avaient toujours lieu à la pointe du jour, la paroisse a payé un lourd tribut à ces vandales.

La vallée de l’Aveyron de Montricoux à Najac, était fortifiée contre les pillards, mais aussi les guerres. La paroisse de Saint-Cirguet eu beaucoup de mal à se développer à cette époque. On peut penser aussi que la paroisse au XVIIe siècle était plus importante en surface ; le Brétou, Clavel, Doumerc, dépendaient de Saint-Cirguet. Ceci est attesté par les anciens.

Monographie, avant 1789

Au XVIe siècle, les guerres de religion ensanglantent le France. Catholiques et protestants, se font la guerre. Avant cette époque, au XIIe siècle, le village s’appelait CIR (les attestations données par Burgan et Lafon dans la Toponymie du Tarn-et-Garonne ne confirment pas cette forme d'apparence française, mais qui correspond à la prononciation occitane actuelle : -c final de Circ devenu muet). Pourquoi ? Un peu plus tard, sous l’influence de la religion, ou peut être sous l’influence de la royauté mets fin à une époque païenne. St CIRGUET succède à CIR, l’occitan est dominant, le patois qui se perd de nos jours. Pendant les guerres de religion ou de suite après, on nous trouva un autre nom pour la paroisse bien sur, pour tomber d’accord avec les habitants, on créera la nouvelle appellation de St CIRQ, qui n’est plus occitan mais français. On supprima le UET et on modifia le G par un Q, ce qui donnera définitivement ST CIRQ et pour longtemps maintenant.

L’ancienne église du XIIe siècle, était construite sur l’emplacement du cimetière actuel. Des vestiges de ses fondations existent toujours dans la partie la plus ancienne du cimetière. Sous l’influence de famille de la paroisse, après les guerres de religion, il fut décidé de reconstruire une nouvelle église, d’abord à l’endroit de la maison d’Edouard Malby, au cœur du village, mais elle devait coûter trop cher, et c’est finalement les fondations du fort Dumas qui furent détruites par les guerres de religion que fut construite la nouvelle église. A l’unanimité, la population avait décide de rester catholique.

(On se souviendra des familles PORTAL à la maison d’Oliva BESSIERES, BADEL à Bezios, LACASSAGNE à Panatié, de COMBETTES à Conté, de Martin, de BOUYSSI au Pibouls, COUSTILLIERES à la Bourbonne, COURTES, LABORIE, GABENS à Combettes, CARBONNEL à la Croix Blanche, LARROQUE, SOULOMIAC au village… etc.).

Sous l’influence de l’évêque de Cahors, il fut décidé de ne réaliser qu’une chapelle sans clocher à l’endroit où elle se trouve de nos jours.

Monographie, après 1800

En 1850, la commune comptait 650 habitants, en 1950… 264 habitants, et en 2008 443 habitants et plus de 500 en 2012.

C’est 100 ans après la Révolution française de 1789 que se créera la commune de Saint-Cirq avec ses limites actuelles en 1890. Le dernier prêtre de la paroisse, Charles Hélias est décédé en 1993. Il n’y a plus de nos jours de prêtre à temps complet à la paroisse. L’ancien presbytère a été modifié pour recevoir deux appartements à titre locatif.

Je n’ai trouvé aucun documents écrit à la maire de Saint-Cirq, tout ce qui est relaté ici provient des anciens ou des archives de Montauban, Caussade et Cahors qui fut jusqu’au XVIIIe siècle notre rattachement religieux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Guy Rouziès DVD Président de la communauté de communes du Quercy Caussadais (depuis 2017)[2]
mars 1977 2008 José Cabanes    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 544 habitants[Note 1], en augmentation de 10,12 % par rapport à 2011 (Tarn-et-Garonne : +5,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
639734748771767756769774768
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
753700689680648598557552533
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
522519422394383372370325351
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
320301272284331379402461539
2016 - - - - - - - -
544--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Historique de la commune de nos chemins ruraux, voir communaux. Chemin rural N°1 : PESSAMEN – FILHOL. Chemin rural N°1 : TOULLESE – CABANEL. Chemin rural : de Septfond à Penne. Chemin rural de Septfond à Montricoux. Chemin rural de Clavel à Monticoux via Bourdes.

Ces trois derniers chemins ruraux par leur structure au support calcaire du causse seront déterminants pour l’histoire de la commune. La voie communale N° 10, et l’élargissement considérable des chemins sur le secteur de Guillau confirment l’existence de drailles, au nombre de quatre, et de ses igues au nombre de quatre aussi, dites de Frouille, igue de Juniat, igue de Serrou et de l’Arnac indispensables pour la vie des hommes et des animaux. Le siège de Saint-Antonin-Noble-Val et le séjour du roi Louis XIII au lieu-dit Les Granges durant six mois utiliseront tous ces chemins pour le soutien des armées du roi.

Plus près de nous, la création du département par Napoléon Bonaparte en 1808, les armées de l’empereur utiliseront encore le chemin rural de Bioule à Saint-Antonin, via le chemin de la Charlotte en direction de Villefranche-de-Rouergue. À cette époque les routes départementales 75, 76, 95 et 964 n'existaient pas.

Draille : lieu où les bêtes pouvaient pacager mais aussi largeur d’un chemin de dix mètres ou plus, qui servait au croisement des armées, au repos des hommes et des animaux (chevaux…) et leurs entretiens, boire et manger.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Cirq Blason D'azur au puits surmonté, à dextre, d'un bouquet de trois épis de blé tigés et feuillé et, à senestre, de deux feuilles de chêne posées en chevron renversé, le tout d'argent; au chef cousu de gueules chargé, à dextre, d'un lion léopardé contourné d'or et, à senestre, d'une croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Laurent Benayoun, « Le candidat du sénateur Bonhomme battu à la communauté de communes », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne, consulté le 17 novembre 2017)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.