Saint-Bresson (Haute-Saône)

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Saint-Bresson
Vue du centre de Saint-Bresson.
Vue du centre de Saint-Bresson.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Mélisey
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Luxeuil
Maire
Mandat
André Dirand
2014-2020
Code postal 70280
Code commune 70460
Démographie
Population
municipale
462 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 16″ nord, 6° 30′ 26″ est
Altitude Min. 379 m – Max. 710 m
Superficie 26,6 km2
Localisation

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Saint-Bresson est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petite bourgade de Haute-Saône située au pied des Vosges. Dans une vallée verdoyante, arrosée par le Raddon, cernée par les prémices d'une montagne plantées de conifères et de feuillus.

Son altitude varie de 379 m aux Maires d'Avaux à 710 m au Bambois, près des Peugueux (commune de La Longine), au-dessus d'un chalet forestier.

Saint-Bresson est un village niché au pied du plateau des Mille étangs.

Habitat[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un habitat très dispersé et compte une trentaine de hameaux.

Outre le centre du village, les Maires d'Avaux, le Mont du Tronc, les Granges du Bois, les Prés Benons, Rovillers (Haut et Bas), la Corre, le Breuchot, les Mottots, les Chaudiney (Haut et Bas) et le Fahy sont les principaux hameaux habités.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fougerolles Le Val-d'Ajol
(Vosges)
La Longine Rose des vents
Raddon-et-Chapendu N Amont-et-Effreney
O    Saint-Bresson    E
S
Amage Sainte-Marie-en-Chanois

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Outre le ruisseau du Raddon, affluent du Breuchin, qui prend sa source sur le territoire communal à la Feigne Luret, près de la Lapoire[1], le ruisseau de la Rôge, affluent de la Lanterne, long de 21 km, prend également sa source à Saint-Bresson, non-loin du Houssot.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Des sommets (summus en latin) on plonge dans la brêche (bresson en celte) ; voilà la vallée de Summus Bresson qui par déformation linguistique deviendra alors SimBresson[réf. nécessaire]. Les habitants cherchant un saint patron pour leur village adoptèrent alors saint Brice et baptisèrent leur village Saint-Bresson[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Bresson, citée dès 1240, faisait alors partie de la terre abbatiale de Luxeuil. On y a exploité le plomb argentifère du XVe siècle au XVIIe siècle ; puis au XIXe siècle, un granit de qualité exceptionnelle[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Une grande partie de l'économie du village tourne autour du secteur primaire et de la vente de produits de la ferme (dont des produits issus de l'agriculture biologique).

Les domaines d'activité suivants sont également représentés dans le village (liste non exhaustive, à compléter) :

De plus, le territoire de Saint-Bresson fait partie de l'aire de production du kirsch de Fougerolles, AOC depuis le 5 mai 2010.

Tourisme[modifier | modifier le code]


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la Communauté de communes du Pays de Luxeuil.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

La commune faisait partie depuis 1793 du canton de Faucogney-et-la-Mer[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Mélisey.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait d'abord partie de la communauté de communes des mille étangs (CCME) créée fin 2002.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), la commune rejoint la communauté de communes du Pays de Luxeuil (CCPLx) le [5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
février 1806   Jean-Claude Sirveaux    
25 décembre 1815   Pierre Joseph Brosse    
16 février 1830   Jean-François Ballet    
29 septembre 1830   François Xavier Sirveaux    
16 septembre 1837   Deile Huguel    
14 mai 1871   François Grosjean    
12 novembre 1871   Victor Galmiche    
26 mars 1874   Modeste Galmiche    
30 mars 1876   Modeste Bellefleur    
23 janvier 1881   Alexandre Domange    
18 mai 1884   Victor Galmiche    
20 mai 1888   Joseph Courroye    
15 mai 1892   Constant Grosjean    
20 mai 1896   Louis Helle    
17 mai 1908   Auguste Olivier    
17 mai 1912   Louis Helle    
4 décembre 1919   Félix Duchamplecheval    
14 mai 1925   Joseph Duchanoy    
12 mai 1929   Charles Duchanoy    
27 avril 1933   Victor Pinot    
23 août 1936   Georges Beluche    
15 août 1937   Emile Vançon    
mai 1945   Charles Menigoz    
1965 1998 Pierre Duchanoy    
juin 1998 novembre 2012[7] Gérard Humbert
(1945-2012)
  Commercial
Décédé en cours de mandat
décembre 2012[8] en cours
(au 13 septembre 2015)
André Dirand
(né en 1959)
  Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[9]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 462 habitants, en augmentation de 5,24 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 912 1 864 1 940 2 045 2 431 2 161 2 167 2 157 2 208
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 981 1 920 1 957 1 871 1 807 1 712 1 601 1 553 1 436
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 392 1 434 1 339 1 187 1 159 1 120 1 092 1 005 1 010
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
775 703 601 523 451 408 433 466 462
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La foire agricole de Saint-Bresson, réminiscence d'une foire médiévale, dont la 35e édition a eu lieu en octobre 2016, attire chaque année des milliers de visiteurs[13].
  • Le rallye pédestre du comité des fêtes de Saint-Bresson, dont la 40e édition a eu lieu le [14].
  • Portes ouvertes au jardin floral, aménagé dans l'ancien presbytère, dont la 12e édition a eu lieu en juillet 2016[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Brice.
Chapelle Saint-Brice
Chalot de Saint-Bresson.
  • L'église Saint-Brice a été reconstruite au XVIIIe siècle. Représentative de l'église-halle, cette église, précédée d'un clocher-porche coiffé d'une toiture à l'impériale, se compose d'une nef à trois vaisseaux de cinq travées séparée par une double rangée de colonnes, d'un chœur d'une travée fermé par une abside demi-circulaire, le tout couvert de voûtes d'arêtes avec arcs-doubleaux retombant sur des colonnes et demi-colonnes d'ordre toscan.
  • La chapelle Saint-Brice, de style néogothique, date du XIXe siècle. Il existait, à Saint-Bresson, une très ancienne chapelle dédiée à saint Brice. Lors d’une épidémie de choléra, le curé Cardot a fait vœu à saint-Brice de réparer la chapelle si le choléra ne revenait pas. Les travaux ont été terminés en mars 1856.
  • La chapelle de Pierrot d'Toto, qui date de la fin du XIXe siècle et édifiée par Pierre Grosgean au Granges du Bois. Elle est dédiée à la Vierge pour la remercier de la naissance de sa fille Marie-Joseph en 1866, après avoir perdu de nombreux enfants en bas âge. Pierre était le fils d'un dénommé Toto d'où Pierrot d'Toto[16].
  • Les chalots : « le chalot est une dépendance de la ferme. Cette annexe est utilisée comme grenier pour la conservation du grain, de l'alcool, de la nourriture et des trésors de la famille. C'est une construction réalisée tout en bois. Sa structure en chêne est assemblée par tenons et mortaises, que l'on remplit par d'épaisses planches en sapin, ce qui permet à la construction d'être complètement démontable. La couverture de la caisse est composée d'une charpente en chêne recouverte de laves en grès[17]. » Au hameau de La Corbière, un chalot porte la date de 1666[18].
  • Moulin Galmiche, au lieu-dit les Prés Benons. Petit moulin paysan typique de la région (du début du XIXe siècle), encore en place[19].
  • Ancienne usine des Maires d'Avaux (papeterie, filature, fabrication de casseroles) : une papeterie est attestée avant 1726. Reconstruite et agrandie vers 1770, elle est louée en 1779 à Pierre-Benoît Desgranges[20]. La papeterie est achetée à la Révolution française par la famille Desgranges. La moitié de la production, destinée à l'imprimerie, était acheminée à Paris (principal fournisseur du journal officiel Le Moniteur). Une seconde papeterie est établie en 1826 dans la commune voisine de Raddon-et-Chapendu, dans le moulin dit du Breuil. La société en nom collectif Desgranges est créée en 1837. La papeterie décline au milieu du XIXe siècle. Léopold et Charles Desgranges demandent, en mai 1860, l'autorisation de transformer leur établissement en filature de coton. Une vaste demeure patronale est construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle est inaugurée en 1863. En 1898, la société en commandite prend pour nom Adrien Desgranges et Cie, avant d'être transformée en société anonyme en 1921 sous l'appellation Société des Ets Desgranges et Cie. À la fin des années 1930, l'entreprise mulhousienne dénommée Société Anonyme d'Industrie Cotonnière (anciens Ets Vaucher) devient majoritaire dans la société. La filature est modernisée après la Seconde Guerre mondiale. L'installation en 1961 de nouveaux continus à filer, de marque Comelor (entreprise de Fougerolles), n'empêche pas la fermeture du site en décembre de la même année. Les bâtiments sont achetés par la société allemande Battenfeld, utilisés quelques années, puis investis par une éphémère société de fabrication de casseroles. Finalement acquis par la société Kiener (de Lure), les bâtiments ont été progressivement démantelés pour certains, vendus et convertis en logements pour d'autres. La cheminée a été abattue au début des années 1970. Une vaste demeure, ayant servi de logement patronal du temps de la papeterie, a été détruite en 1995[21].
  • Anciennes mines de plomb argentifère de la Grande Forêt et Petite Forêt exploitées du XVe siècle au XVIIe siècle. Les anciennes mines servent aujourd'hui de refuge à une faune et une flore originales : chiroptères, salamandres, araignées, champignons. Une hutte et une fonderie ont été construites en 1574. Saint-Bresson devient, à cette époque, le centre vital de l'ensemble des mines de la seigneurie de Faucogney[22].
  • Ancien Etang de Plafin (15 ha) : digue rompue par les habitants. Lors de sa vidange, ils craignaient les inondations jusqu'à 10 km en aval. Aujourd'hui, une tourbière s'y est installée. L'ancienne digue se devine encore. Panneau explicatif sur place, situé sur la Route des Chalots.
  • Circuits découvertes.
    • pédestres : circuit de Découverte[23], circuit de la Croix des danses[24], circuit de Béviau[25].
    • VTT : circuit des Grandes fontaines[26], circuit Les Peugueux[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vitrail de l'église de Frenchtown en Pennsylvanie, offert par Claude Galmiche.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jonathan Chaumont, « Le Breuchin », Le Réseau Hydrographique, sur http://www.avuxon.fr (consulté le 9 novembre 2016).
  2. Michel de la Torre, Haute-Saône, le guide complet de ses 546 communes, Deslogis-Lacoste, 1991 (ISBN 2-7399-5070-5)
  3. Gîtes de France à saint-Bresson
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. « Com'Com des Mille- étangs et Haute Vallée de l'Ognon fusionnent », sur L'Est républicain, .
  6. Sources de mai 1945 à février 1806 Archives Départementales de Haute-Saône Sources 6M481 ; 3 E 460 ; 48 W 24 ; 251 W 62 ; 252 W 44 ; 460 Edépôt 7-8, 10
  7. « Décès du maire de Saint-Bresson », L'Est républicain, édition de Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « Après des études à Épinal, il avait embrassé la carrière de commercial en produits alimentaires pour bétail et à ce titre avait sillonné toutes les routes du sud du département, nouant de solides relations dans le monde agricole. Il avait rapidement saisi l’opportunité qu’offrait l’ouverture des pays de l’Est et, en tant que chef d’entreprise, avait créé des sociétés de négoce en Tchéquie, Pologne et Hongrie.
    Malgré cet éloignement, il était resté très attaché à son village et avait participé à la renaissance du comité des fêtes local et, en tant que président de l’association, il avait contribué à créer la foire agricole et à construire la salle des fêtes. Il avait confirmé son attachement en étant élu en mars 1977, comme premier adjoint, avant de prendre le fauteuil de maire en juin 1998 et être renouvelé à deux reprises »
    .
  8. « André Dirand élu maire de Saint-Bresson », L'Est républicain, édition de Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  9. « André Dirand dans un fauteuil », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « on se rappelle qu’André Dirand, maire sortant, avait difficilement succédé à Gérard Humbert, décédé, avec une élection au troisième tour par 6 voix contre 5 à M. Lamboley ».
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Rendez-vous avec le monde agricole », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « Le grand rendez-vous d’automne dans ce nord Franche-Comté passe par la foire agricole de Saint-Bresson qui fêtera son 35e anniversaire. Cette vitrine du monde agricole avec ses élevages, son machinisme, ses productions locales, attirent chaque année des milliers de visiteur ».
  14. « 40e rallye pédestre à Saint-Bresson », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  15. « Saint-Bresson : un jardin à portes ouvertes », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  16. http://www.cc-1000etangs.fr/tourisme_et_loisirs/chapelles.htm Les chapelles des 1000 Étangs
  17. « Définition du chalot : Le chalot, grenier à grains de l'est de la France », Association le pays du Chalot (consulté le 10 novembre 2016).
  18. « Grenier dit " chalot " », notice no PA70000054, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Moulin à farine dit Moulin Galmiche », notice no IA70000106, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Bernard Desgranges autoédité à Luxeuil Luxeuil et la vallée du Breuchin 1998 , Chronique Luxovienne 2010
  21. « Usine de papeterie, puis filature de coton Desgranges, actuellement logement », notice no IA70000105, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. De la Mine à la Forge en Franche-Comté - des origines au XIXème Siècle Pages 252 à 255
  23. Circuit de Découverte
  24. Circuit de la Croix des danses
  25. Circuit de Béviau
  26. Circuit des Grandes fontaines
  27. Circuit Les Peugueux
  28. JMG MG, De l'origine des Galmiche, Saint-Affrique, Fleurines, , 238 p. (ISBN 9782912690449), P198-203