Saint-Boil

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Saint-Boil
Saint-Boil
La mairie et la bibliothèque.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes Sud Côte Chalonnaise
Maire
Mandat
Gilles Merlin
2020-2026
Code postal 71390
Code commune 71392
Démographie
Population
municipale
492 hab. (2018 en augmentation de 3,36 % par rapport à 2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 22″ nord, 4° 41′ 05″ est
Altitude Min. 193 m
Max. 366 m
Superficie 11,66 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chalon-sur-Saône
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Givry
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web saint-boil.fr

Saint-Boil est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune a pour principaux hameaux Etiveau (cité en tant que « Villa Servella » en 885), Collonge (« Collonges subtus St Bauderium » au XIe siècle) et Chaumois[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Boil est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chalon-sur-Saône, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 109 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1790, à la création des cantons, la commune de Saint-Boil fut intégrée au canton de Culles-les-Roches (alors chef-lieu d'un canton).

Au cours de la Révolution française, à compter du , la commune porta provisoirement le nom de Noizeret[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Joël Dessolin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2018, la commune comptait 492 habitants[Note 3], en augmentation de 3,36 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7917431 037835882881902874901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
884848852847899888805804813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
790801772716702637580490524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
519502439398377406449455461
2013 2018 - - - - - - -
476492-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vignoble[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Baudile[12],[13],[14] : L'église a été placée vers l'an 900 sous le vocable de saint Baudile dont le nom a été déformé au cours du temps en saint Boil.
    L'église romane a d'abord été une simple nef avec d'étroites fenêtres se terminant sur un mur à l'est s'ouvrant sur un chœur voûté en cul-de-four. L'accès au chœur se faisait par une ouverture en forme d'arc en plein cintre dans le mur. L'église était couverte d'un toit en laves. Une couverture placée sur les contreforts s'appuyant sur le mur ouest permettait de faire précéder l'église d'un porche où pouvaient se tenir les réunions de la paroisse.
    Le cimetière entourait l'église mais les notables étaient enterrés dans l'église.
    L'église a été modifiée au cours du temps :
    - au XIe siècle : adjonction d'un clocher,
    - au XVe siècle, le chœur est remplacé par une construction plus grande éclairée à l'est par une fenêtre géminée,
    - au XVIIIe siècle, installation du maître autel en pierre polie de la Doue-sur-Beaune, à l'initiative de l'abbé Joseph Girard, curé de Saint-Boil de 1760 à 1794, qui commanda en 1768 à Claude Bézulier, maître sculpteur à Chalon, « un autel de pierre polie de la Doue-sur-Beaune [...] un retable de bois de chêne avec deux colonnes, Gloire au-dessus ; à droite et à gauche deux crédences à deux portes surmontées de lambris garnis chacun d'une niche et d'une statue. »[15],
    - à la fin du XVIIIe siècle, l'abbé Girard a fait construire la sacristie actuelle en remplacement de celle qui se trouvait à la base du clocher,
    - au XIXe siècle, on ajoute deux chapelles latérales qui forment le transept, remplacement du porche initial en réutilisant deux colonnes et ouverture de six fenêtres au lieu des petites ouvertures. Le plafond en bois est remplacé par une voûte en plâtre avec des colonnes en pierre encastrées dans les murs de la nef aux points de retombée des arcs de la voûte. La toiture est refaite en tuiles plates. La fenêtre du chœur est munie des vitraux représentant les quatre évangélistes.
    - en 1978, une restauration de l'intérieur de l'église a permis de mettre au jour une cuve baptismale octogonale, probablement très ancienne[16].
    Parmi les œuvres se trouvant dans l'église :
    - la « Gloire » placée au-dessus du cintre, provenant d'un retable du XVIIIe siècle qui se trouvait au fond du chœur,
    - un tableau représentant le Christ en Croix,
    - les statues se trouvant de part et d'autre de la fenêtre du chœur représentent saint Baudile, à gauche, et saint Denis, à droite,
    - le Christ en face de la chaire date de 1649.
    L'église dispose d'un « vitrail du souvenir », composé sur le thème de la Première Guerre mondiale et sur lequel apparaissent deux poilus, le Christ et sainte Jeanne d'Arc[17].
  • Presbytère : l'ancien presbytère se trouve à l'ouest de l'église. Il servit pendant quelques années de mairie puis fut vendu comme bien national en 1796, avant d'être racheté en 1823 par la commune, avec l'aide de l'évêché.
  • Ancienne carrière de sculptures gallo-romaines[18] datant du IIIe siècle. Cette exploitation de calcaires blancs à pisolithes fonctionna du Ier au IIIe siècle après JC. Dans cette roche semi-dure au litage peu marqué, on réalisait l'extraction au pic en creusant des saignées verticales sur le pourtour du bloc à extraire et en introduisant en force des coins. L'utilisation principale de ses blocs était les dalles de sol et de couverture et des pièces de placage. Au IIe siècle un atelier de sculpture produisit des ex-voto et des stèles funéraires. Au VIIe siècle cette exploitation fut de nouveau utilisée pour l'extraction de cuves de sarcophages. La dureté du calcaire face au grès est sans doute la cause de l'arrêt de l'exploitation qui entraîna le comblement et l'oubli de la carrière.
  • Lavoirs : la commune possède plusieurs lavoirs de la fin du XIXe siècle, dont celui de la Source[19], au lieu-dit Collonge.
  • Le domaine du Mousseau, à l'ouest du hameau d'Étiveau, jadis constitué d'une centaine d'hectares et dont les bâtiments d'habitation et d'exploitation, en partie ruinés, furent restaurés au milieu du XVIIe siècle par M. de Poncelet, seigneur de Montceau et de Boirie, lieutenant du roi à Saint-Gengoux-le-Royal (qui fit notamment édifier les deux tours carrées de la façade nord)[20].
  • Au hameau de Collonge : source résurgente de la Goutteuse[21].


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Guénot est né à Saint-Boil le . Il remporta le Tour de France Cycliste des Indépendants en 1910. Il fut également vainqueur de Marseille-Nice-Marseille 1910, Paris-Roubaix indépendants 1911, du GP de Vichy (1912), Marseille-Lyon 1914 et Paris-Lyon 1914.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saint-Boil, une commune du Chalonnais, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 102 (), pp. 3-6.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Saint-Boil, une commune du Chalonnais », revue Images de Saône-et-Loire n° 102 (septembre 1995), p. 3 à 6.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chalon-sur-Saône », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Boil », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 10 août 2012).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. Notice no PA00113421, base Mérimée, ministère français de la Culture : Église
  13. Note : les informations sur l'église sont celles se trouvant sur le panneau d'information à l'entrée de l'église
  14. Diocèse d'Autun Chalon Mâcon : église Saint-Baudile
  15. « L'église de Saint-Boil » par Pierre Labruhe, revue Images de Saône-et-Loire n° 43 (automne 1979), p. 3 à 6.
  16. Elle fut dégagée du mur où on l'avait encastrée et fut placée à l'entrée du chœur, à gauche. Source : L'église de Saint-Boil, article de Pierre Labruhe paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 43 (automne 1979), pp. 3-6.
  17. « Les vitraux du souvenir », article de Claude Elly paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 176 de décembre 2013, pages 2 à 4.
  18. Notice no PA00113420, base Mérimée, ministère français de la Culture : carrière de sculptures gallo-romaines
  19. Notice no IA71000840, base Mérimée, ministère français de la Culture : lavoir dit de la Source
  20. Source : Châteaux et manoirs de Saône-et-Loire : Le Mousseau, article de Jean Labruhe paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 37 (avril 1978), p. 8.
  21. Gilles Valentin-Smith, De la mémoire à la réalité, les eaux souterraines, Saint-Gengoux-le-National, Saint-Boil, Culles-les-Roches, Saules, Société d’études historiques et naturelles du Pays de Grosne et Guye, Saint-Gengoux-le-National, 2020, 73 pages.