Saint-Benoît (Ain)

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Saint-Benoît
Saint-Benoît (Ain)
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Belley
Intercommunalité Communauté de communes Bugey Sud
Commune Groslée-Saint-Benoît
Statut Commune déléguée
Maire délégué Guy Plantin
2016-2020
Code postal 01300
Code commune 01338
Démographie
Gentilé Benoitiens
Population 833 hab. (2016 en augmentation de 5,18 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 42″ nord, 5° 35′ 14″ est
Altitude Min. 201 m
Max. 778 m
Superficie 21,65 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Groslée-Saint-Benoît
Localisation

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Saint-Benoît

Saint-Benoît est une ancienne commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le , elle fusionne avec la commune de Groslée pour former la commune nouvelle de Groslée-Saint-Benoît.

Ses habitants s'appellent les Benoitiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le pont d'Évieu.

La commune de Saint-Benoît est composée d'un village principal (Saint-Benoît) et de plusieurs hameaux disséminés entre le Rhône et la montagne, dont le sommet principal (la Grayes) élève à 781 m d'altitude sa noire chevelure de sapins. La commune se situe dans la zone d'appellation contrôlée des vins du Bugey.

Saint-Benoît[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Benoît regroupe la majorité des services et des commerces de la commune. Il est situé à plus de 2 km du Rhône et s'allonge le long de la route D 19.

Glandieu[modifier | modifier le code]

Glandieu est un village divisé par le Gland et sa cascade : la partie nord appartient à Saint-Benoît, tandis que la partie sud relève de Brégnier-Cordon.

Évieu[modifier | modifier le code]

Évieu est un hameau de Saint-Benoît situé au bord du Rhône. On y trouve une maison fortifiée du XIIIe siècle. Le pont d'Évieu est le seul point de passage vers l'Isère entre Cordon au sud et Groslée au nord.

Neyrieu[modifier | modifier le code]

Le hameau de Neyrieu était autrefois le site d'une seigneurie, dont témoignent les vestiges d'un château du XIIIe siècle.

La Sauge[modifier | modifier le code]

Ce hameau est situé en bordure du Rhône et de la « Morte », site classé Natura 2000.

Les Marches[modifier | modifier le code]

Ce lieu-dit évoque par son nom la frontière entre les anciennes provinces du Bugey et du Dauphiné. À côté des quelques maisons du hameau s'élèvent les ruines d'un château important, que baignait jadis le Gland, dont il est aujourd'hui séparé par la route.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Brangues (Isère) Groslée Conzieu Rose des vents
Le Bouchage (Isère) N Arboys-en-Bugey
O    Saint-Benoît    E
S
Les Avenières (Isère) Brégnier-Cordon Prémeyzel

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , Saint-Benoît fusionne avec Groslée sous la commune nouvelle de Groslée-Saint-Benoit dont la création a été actée par un arrêté préfectoral du [1].

Le château des Marches[modifier | modifier le code]

La terre et le château des Marches étaient une des seigneuries de la famille de Cordon. Les Cordons s'y sont succédé comme seigneurs, depuis 1200, jusqu'à Hercule de Cordon qui mourut sans enfant en 1571. Le château des Marches passe après cela par de nombreuses mains. Il est transformé en exploitation agricole. En 1912 ce château n'est pas une ruine comme la plupart des châteaux seigneuriaux de la région, il a une belle apparence… Par héritage, les Marches passe aux Jacquier. Vendu ensuite à M. Joany Moyroux, alors qu'il commençait à être en ruine, ce dernier vendit des éléments d'architectures : cheminées, montants et linteaux de portes et de fenêtres… une tour ronde avec son escalier à vis fut vendue à M. Delors pour être reconstruite au château de Grôlée. Puis nous trouvons aux Marches, M. Mozorick, M. Hartman qui n'y laisseront pas grand-chose.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française, la commune prend temporairement les noms de Gland et Seyssieu[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 2016 Guy Plantin SE Retraité agricole
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires délégués
Période Identité Étiquette Qualité
2016   Guy Plantin    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 833 habitants[Note 1], en augmentation de 5,18 % par rapport à 2011 (Ain : +5,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9721 0301 1121 1651 2211 2001 2681 2601 326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2601 2041 2061 2071 1181 0361 023986974
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
890883826818792780741667607
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
530504486548488582705723810
2016 - - - - - - - -
833--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château des Marches
Le château, cité en 1290, est la possession de la famille de Cordon.
  • Vestiges du château de Neyrieu ou Nérieu
Il est, en 1272, la possession du chevalier André de Groslée.
  • Maison forte d'Évieu
La maison forte, citée en 1286, est la possession des sires de Cordon.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs ZNIEFF de type I :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les personnages les plus célèbres ayant côtoyé Saint-Benoît dans l'Ain sont les frères Bourde.

  • Adolphe Bourde (1859-1935), peintre. Son œuvre la plus célèbre est sûrement Les conseillers municipaux de Saint-Benoît-de-l'Ain actuellement exposé en salle du conseil de la mairie de Belley. Une reproduction se trouve également dans la salle du conseil municipal de Saint-Benoît dans l'Ain.
  • Paul Bourde (1851-1914), journaliste et grand reporter au journal « Le Temps », fonctionnaire (directeur des contrôles civiles et des renseignements coloniaux et directeur de l'Agriculture à Tunis) et écrivain, il est l'auteur de pièces dramatiques sous le pseudonyme de Paul Anthelme ainsi que d’œuvres historiques sur la Révolution et la période napoléonienne, publiées sous son second pseudonyme : Paul Delion. Un buste réalisé par le sculpteur Yvonne Seruys le représentant est actuellement visible dans la commune de Voissant (Isère). Une reproduction de ce buste se trouve également au niveau de la place des Frères-Bourde à Saint-Benoît (située à l'arrière de la salle des fêtes au niveau de l'espace de loisir).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Arrêté du 30 décembre 2015 portant création de la commune nouvelle de Groslée-Saint-Benoit », Recueil des actes administratifs de l'Ain,‎ (lire en ligne [PDF])
  2. « Noms révolutionnaires des communes du département de l'Ain », sur ain-genealogie.fr (consulté le 11 octobre 2018)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]