Saint-Barthélemy (Landes)

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Saint-Barthélemy
Saint-Barthélemy (Landes)
La nouvelle mairie.
Blason de Saint-Barthélemy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Intercommunalité Communauté de communes du Seignanx
Maire
Mandat
Pierre Latour
2020-2026
Code postal 40390
Code commune 40251
Démographie
Gentilé Saint-Barthéléminois
Population
municipale
419 hab. (2019 en augmentation de 6,08 % par rapport à 2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 56″ nord, 1° 19′ 49″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 71 m
Superficie 5,66 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bayonne (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Seignanx
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Barthélemy
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Saint-Barthélemy
Liens
Site web saintbarthelemy40.com

Saint-Barthélemy est une commune française située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Saint-Barthéléminois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Barthélemy se trouve sur la rive droite de l'Adour, à 15,6 km à l'est de Bayonne par la D74, au sud-ouest du département des Landes. Elle est limitrophe du département des Pyrénées-Atlantiques.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 566 hectares ; son altitude varie entre 0 et 71 mètres[3] à la borne des Hautes terres. Du haut d'un piton rocheux l'église de Saint-Barthélemy domine un paysage de barthes, l'Adour endiguée depuis Dax, et fait face aux terrasses alluvionnaires du Séqué.

Les sables fauves du pliocène du haut de Saint-Barthélémy constituent l'extrême limite du Bassin aquitain et couvrent partiellement un plateau de l'Éocène moyen composé de marnes à microfaune, calcaires à nummulites. Les périodes du Würm final et post-glaciaire ont laissé des alluvions fluviatiles et fluvio-marines récentes : sables micacés, argiles tourbeuses et silteuses grises (Holocène) qui composent les Barthes de l'Adour. Le piton sur lequel les églises successives ont été construites est un reliquat du plateau (Calcaires supérieurs, composé de calcaires et marnes (Lutétien), couches à grandes nummulites[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située au bord de l'Adour, Saint-Barthélemy est arrosé par de nombreux ruisseaux venant du bassin versant au nord dont principalement le Lesteyras qui traverse aussi Saint-André-de-Seignanx et Biaudos, l'Estey de Saint-Jean[5].

  • Une grande partie de la commune est constituée de barthes, plaines alluviales inondables parcourues de canaux, Barthes de Nastres à l'ouest, Barthes du Bourg à l'est.
  • L'Estey de Saint-Jean qui forme la limite sud-ouest de la commune reçoit les eaux du bassin versant protégeant les barthes de l’inondation. Des portes à marée, dont trois très importantes, inspirées du système hollandais protègent des marées, en particulier sur l'Estey de Lapègue à l'est. Elles permettaient la batellerie entre les coteaux et l'Adour.
  • La commune est précisée comme présentant un risque modéré d'inondation dans l'arrêté relatif à l'information des acquéreurs et des locataires de bien immobiliers en date du . La digue de 15 kilomètres de long construite au XVIe siècle participe à cette protection.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[6]

  • Moyenne annuelle de température : 13,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 410 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[10] complétée par des études régionales[11] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Martin Hinx », sur la commune de Saint-Martin-de-Hinx, mise en service en 1959[12] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[13],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 14 °C et la hauteur de précipitations de 1 427 mm pour la période 1981-2010[14]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Dax », sur la commune de Dax, mise en service en 1958 et à 31 km[15], la température moyenne annuelle évolue de 13,8 °C pour la période 1971-2000[16], à 14,3 °C pour 1981-2010[17], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[18].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du Nord au Sud par la D154 N au Sud, à l'Est la D362 et au Sud la D74 qui longe l'Adour.

Un projet de Véloroute Voie Verte de 10 km le long de la RD74 est commun à Saint-Barthélemy, Tarnos, Saint-Martin-de-Seignanx et Saint-Laurent-de-Gosse. Il constitue un maillon de l'itinéraire européen Eurovélo n°3.

Transports[modifier | modifier le code]

L'accès à l'autoroute A64 s'effectue à quelques kilomètres au Sud sur la commune de Briscous.

Lieudits et hameaux[modifier | modifier le code]

Deux quartiers composent la commune de Saint-Barthélemy[19] :

  • la Courtille (Lacourtille sur les cartes IGN) ;
  • l'Eglise.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Barthélemy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[20],[21],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (67,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,9 %), terres arables (19,4 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), eaux continentales[Note 7] (1,1 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse est citée dans le relevé des archives du château de Poyanne effectué le par Me Camy, notaire royal: page 8 pièce 19, acte capitulaire concernant la translation de l'église Saint Jean de Salles à la chapelle Saint Barthélemy dont Mgr Philippe Marquis de Poyanne fit concession à la comté de Poyanne pour lui servir d'église paroissiale du [26].

Révolution[modifier | modifier le code]

Commune du canton de Saint-Esprit, district de Dax de 1790 à 1795, Saint-Barthélemy resta étrangère aux troubles, plus soucieuse de maintenir sa vie économique[27].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Saint-Barthélemy : D’après la copie d’une donation, retrouvée au presbytère de la paroisse, le nom de Saint-Barthélemy apparaît le dans une donation d’Anton d’Albret, seigneur du pays de Seignanx, à son fils illégitime. La paroisse appartenait à la Baronnie de Gosse sous la domination des Albret pendant tout le Moyen Âge. Elle est alors surnommée « Lous Pes Hagnous », c’est-à-dire les pieds dans la boue, en référence aux marais qui l’entourent[28]. Saint-Barthélemy est une annexe de la paroisse de Saint-André-de-Seignanx et inscrite Succursale sur la carte de Cassini.
  • Mont-Paludar ou Paludor : par le décret du 6 brumaire an II () Saint-Barthélémy est renommée Le Mont-Paludar ou Paludor. Paludar était le nom du prieuré en faveur des religieux de l'ordre de Saint Benoît installés à Saint-Barthélemy. Le terme de Paludar viendrait de palun — [palœ̃] n. m. qui avait le même radical que le latin palus, dis (marais, étang). (Grec : palos, boue, marais).
  • Saint-Barthélemy : en 1795 la commune reprend son ancien nom. Elle intégrait alors une partie du canton de Saint-Esprit. Mais la commune disparaît lors de la création par la Constituante des municipalités cantonales.
  • Saint-Barthélemy le Paludar : lors de la suppression des municipalités cantonales par le gouvernement consulaire, le , la commune retrouve son nom et son indépendance.

Son nom occitan gascon est Sent Bertomiu[29].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Barthelemy
Blason de Saint-Barthelemy Blason
D'azur à deux collines de sinople, celle de dextre sommée d'un pin de sinople fûté de sable et chargée d'un fronton de pelote basque et son terrain au naturel, celle de senestre sommée de l'église du lieu d'argent et chargée d'un épi de maïs feuillé d'or; le tout surmonté de l'inscription « ST BARTHELEMY » de gueules posée en arc de cercle; à la champagne d'azur chargée d'ondes de sable et d'un poisson d'argent brochant sur les ondes[30].
Détails
Blason adopté par le Conseil municipal en 2009

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Martin Lapègue
1792 1803 Jean Laforcade
1803 1822 Jean Lapègue
1822 1827 Joseph Destrac
1827 1830 Jean Laforcade
1830 1835 Jean Lapègue
1835 1847 Martin Laforcade
1847 1865 Adolphe de Langalerie
1865 1891 Eugène Trubert
1891 1908 Léon Nounez
1908 1912 François Janots
1912 1925 Pierre Nounez
1925 1926 Léon-Louis Nounez
1926 1935 Justin Graciet
1926 1950 Jean Graciet
1950 1968 Gompel Jeanne née Graciet
1968 1995 Raymond Janots
1995 En cours
(au 25 janvier 2015)
Pierre Latour PS Gérant de société
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Barthélemy relève du conseil de prud'hommes de Dax, du tribunal de commerce de Dax, du tribunal administratif de Pau, de la cour administrative d'appel de Bordeaux, de la cour d'appel de Pau, de la cour d'assises des Landes, du tribunal d'instance de Dax, du tribunal de grande instance de Dax, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale des Pyrénées-Atlantiques, du tribunal paritaire des baux ruraux de Bayonne, du tribunal de Dax.

Population et société[modifier | modifier le code]

Idéalement située à proximité immédiate de l'agglomération bayonnaise, Saint-Barthélemy enregistre une progression démographique d'environ 10 % par an.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[32]. En 2019, la commune comptait 419 habitants[Note 8], en augmentation de 6,08 % par rapport à 2013 (Landes : +4,14 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
197236251271330350350333322
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
333345327369347330310283281
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
295289252197189193203189148
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
138151139156183236325351395
2018 2019 - - - - - - -
421419-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ancienne Mairie-École
Ancienne Mairie-École

Le , le conseil municipal décide la construction d'une nouvelle église avec des matériaux neufs, les anciens devant servir à la construction de la maison d'école car pendant les travaux il ne pouvait être conservé l'école située au-dessus du porche de l'église. M. Janots céda le terrain nécessaire pour la salle de classe provisoire en attendant la construction du bâtiment qui servirait de mairie et d'école. La maison du Port appartenant à M. Laforcade fut louée pour le logement de l'instituteur.

Depuis la fermeture de la classe unique en 1990, Saint-Barthélemy est rattaché à Saint-Martin-de-Seignanx qui dispose de deux écoles maternelles, deux écoles primaires, un collège. (Transport scolaire gratuit)[35].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La participation active et depuis toujours de la population, renforce la vie sociale de la commune, participe à la préservation du patrimoine communal, sa mise en valeur. L'accueil, l'information, ainsi que la promotion touristique de l'ensemble du territoire sont assurés par l'Office de Tourisme Communautaire du Seignanx.

  • Les fêtes de Saint Barthélemy dont l'origine est antérieure à 1886.
  • Depuis 2003, traditionnelle journée "Tue-cochon" dont les bénéfices récoltés par l'association organisatrice, Le Cœur de Saint-Barthélemy, sont reversés à la Ligue contre le Cancer.
  • Marche et omelette de Pâques.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Deux boucles de randonnées pédestres.

Les cartes et coordonnées GPS sont disponibles sur le site du Pays de Seignanx, Guide des randonnées. Le stationnement et le départ s'effectuent de la mairie, au pied de l'église.

  1. Barthes Hautes, 12 km. Boucle qui va jusqu'à la réserve de Bergusté, à la ferme d'Arremont, centre d'écologie et parcours de découverte, en passant par de vieilles demeures, le manoir de Lartigue, la réserve de chasse de Saint-Martin-de-Seignanx.
  2. Boucle du Séqué, 7 km. Elle permet de découvrir un magnifique point de vue sur les barthes.
  • Pelote
Nouveau fronton
Nouveau fronton

Il existe un fronton récent au bord de l'Adour, il replace celui qui était peint sur le mur nord-ouest de la mairie et dont on peut encore voir le tracé. La pelote est une tradition inscrite sur le blason de la commune.

  • Équitation

Il y a trois « ://www.tourisme-landes.com/Centres%20Equestres.html centres équestres »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) à proximité immédiate de Saint-Barthélemy.

Cultes[modifier | modifier le code]

Saint-Barthélemy est une paroisse rattachée actuellement à la paroisse Saint Paul du Seignanx du diocèse d'Aire-sur-l'Adour et Dax.

Économie[modifier | modifier le code]

Ancien port de pêche jusqu'au XIXe siècle av. J.-C. siècle, Saint-Barthélemy sur la rive droite est aussi un des ports très actifs où transitent céréales, vins et matières premières acheminés vers Bayonne. Les produits d'importation essentiellement manufacturés remontent l'Adour sur sa zone navigable jusqu'à Saint-Sever[36].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne église Saint Barthélemy

Citée en 1299, cette église en cours d'effondrement a été détruite en 1872. Au cours de la destruction de l'autel, 7 cachets de cire aux armes de cardinaux ont été retrouvés, partiellement ou totalement brisés, mêlés à des ossements. À la demande de M. le baron de Rivières, en 1898, le capitaine de Hoym de Marien de Mont-de-Marsan eut pour mission de retrouver ces cachets et de les décrire. Il est possible d'en retrouver la description dans un ouvrage publié en 1899, Mélanges de littérature et d'histoire religieuses.

Les cachets représentaient les sceaux des cardinaux Jean de la Balue, cardinal d'Angers, ancien favori de Louis XI, emprisonné puis cardinal d'Albano, Jean Jacques Sclafénati évêque de Parme, cardinal du titre de saint Étienne in Coclio Mente, Jérôme de la Rovère archevêque de Turin, cardinal de Toulon, Giuliano della Rovere futur pape Jules II, Oliviero Carafa de Naples, Marcel Riario, Giovanni Colonna. Joseph Lacouture, Saint-Barthélemy au moyen âge et sous l'ancien régime, Paris, Bulletin de la Société de Borda, , 257 p. (lire en ligne), p. 147 : Document utilisé pour la rédaction de l’article

  • Nouvelle église Saint Barthélemy
Église de Saint-Barthélemy
Église de Saint-Barthélemy

Pierre-Eugène Trubert, né le à Paris, décédé le à Biarritz, auditeur au Conseil d'État fut un grand bâtisseur pour Saint-Barthélemy. Après avoir vécu à Paris, il s'installe à Saint-Barthélemy, maison Lapègue, et devient maire le . Malgré les ressources très modestes de la commune, il fit adopter au conseil municipal d'importants travaux dont il assurera la direction et le financement en faisant appel surtout aux notables locaux et riches propriétaires (Monseigneur de Langalerie, Félix Noumès, de Marignan...), à un léger relèvement de l'impôt et en participant largement avec ses propres deniers, tout en mettant à profit ses compétences juridiques et administratives pour vaincre les réticences des représentants de l'État et même obtenir d'eux des aides financières.

C'est ainsi que de 1868 à 1877 il réalisa les constructions suivantes : Une église néo-gothique, un presbytère, une maison commune mairie, école, logement de l'instituteur, un cimetière plus grand. Le coût des travaux dépassait les 100 000 francs-or. Des travaux de voirie importants s'ajoutèrent à ceux déjà effectués dans les années précédentes par les efforts de la population[37]. Construite à l'emplacement de l'ancienne elle est orientée différemment pour lui donner une meilleure assise et domine les Barthes de l'Adour. La première pierre fut bénite le et l'église consacrée le par Monseigneur Pierre-Henri Gérault de Langalerie évêque d'Auch et Monseigneur Louis-Marie Épivent évêque d'Aire-sur-l'Adour.

Des reliques importantes y sont conservées. Selon un relevé effectué en 2006 elles seraient de Saint Barthélemy, émanant de Rome et donnée à Aire-sur-l'Adour le , Saint Clément, Sainte Germaine, Saint François d'Assise, Saint Laurent, Saint Léon, Sainte Marguerite M., Sainte Madeleine, Sainte Marie de l'Incarnation, Sainte Thérèse d'Avila, Saint Vincent de Paul émanant du Supérieur de la Congrégation de la mission A.FIAT, signé aussi par le Père Jean-Gabriel Perboyre et donnée à Paris le par l'intermédiaire de l'évêque d'Aire-sur-l'Adour et Dax, Saint François de Sales émanant de l'évêque d'Annecy, donnée à Aire-sur-l'Adour le , Sainte Jeanne de Chantal, ainsi que trois autres saints[38].

L'existence de ces sceaux ou reliques remarquables dans l'église d'une très petite paroisse met en évidence la présence de familles très influentes et attachées à Saint-Barthélemy, depuis des siècles pour certaines, et très certainement en relation avec le monastère Le Paludar.

  • Maisons inscrites à l'inventaire du patrimoine culturel
Des toilettes extérieures bien curieuses.
Des toilettes extérieures bien curieuses.

L'inventaire général du patrimoine culturel pour la Base Mérimée effectué en 2006 à Saint-Barthélemy, recense, outre l'église, la mairie, le presbytère, neuf maisons remarquables : Deux maisons au bourg dont une avec des latrines extérieures en ciment en forme de tronc d'arbre, les Clèdes, et les maisons des lieux-dits Maisonnave, Palis, Lartigue, l'Oublié, Chalue, Lapègue.

Marcelle Richard, auteure de Les Barthes de l'Adour précise qu'après la consolidation de la digue de l'Adour de nombreuses maisons remarquables ont été construites le long du fleuve. Elles avaient un rez-de-chaussée réservé au stockage de matériel et de bois, un étage habitable qui comprenait généralement la cuisine, un grenier qui pouvait servir à monter les animaux qui n'étaient pas évacués sur les hauteurs.

  • Table d'orientation

Au pied de l'église sur le chemin de la maison Lapègue, une table d'orientation précise les différents niveaux des barthes, permet de situer château, île et les premiers sommets des Pyrénées. Elle aide aussi à identifier les oiseaux, insectes et plantes les plus communs.

  • Prieuré Le Paludar

Un monastère, Le Paludard, est cité lors de la donation faite par Anton d'Albret à son fils. Il était alors rattaché au monastère de La Reule dépendant des bénédictins. Selon les Chanoines V. Dubarat et J. B. Daranatz, un arrêt de la Cour du avait maintenu le prieuré Le Paludar en faveur des religieux de l'ordre de Saint Benoît. En 1910 Le recueil des Abbayes et prieurés de l'ancienne France précisait encore l'existence à Saint-Barthélemy de la Commanderie-hopîtal de l'Ordre de Malte, Le Paludard, donnée à l'évêque de Bayonne[39].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Saint-Barthélemy est inclus dans le site Natura 2000:

  1. Barthes de l'Adour, au titre de la Directive oiseaux et de la Directive habitats,
  2. L'Adour Directive habitats.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[9].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le nom des habitants du 40 », sur www.habitants.fr (consulté le ).
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  4. http://infoterre.brgm.fr/
  5. « Le Lesteyras », sur Sandre (consulté le ).
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  8. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  9. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  10. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  11. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
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  13. « Orthodromie entre Saint-Barthélemy et Saint-Martin-de-Hinx », sur fr.distance.to (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mélanges de littérature et d'histoire religieuses : publiées à l'occasion du jubilé épiscopal de Mgr de Cabrières, évêque de Montpellier, 1874-1899, t. deuxième, Paris, Alphonse Picard, , 459 p., p. 145
  • Honnorat, Simon-Jude (1783-1852), Dictionnaire provençal-français, ou Dictionnaire de langue d'oc ancienne et moderne, t. deuxième, Digne, Repos, 1846-1848, 1420 p. (lire en ligne), p. 720
  • Marcelle Richard, Les Barthes de l'Adour, t. 8, Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, (lire en ligne), p. 101-103

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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