Saint-Barthélemy-de-Bussière

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne Saint-Barthélemy près de Nontron. Pour l'autre commune du même nom en Dordogne, voir Saint-Barthélemy-de-Bellegarde.
Saint-Barthélemy-de-Bussière
L'église de Saint-Barthélemy-de-Bussière.
L'église de Saint-Barthélemy-de-Bussière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Périgord vert nontronnais
Intercommunalité Communauté de communes du Périgord Nontronnais
Maire
Mandat
Bernard Bioulac
2014-2020
Code postal 24360
Code commune 24381
Démographie
Population
municipale
208 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 29″ nord, 0° 45′ 23″ est
Altitude Min. 218 m – Max. 366 m
Superficie 15,01 km2
Localisation

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Saint-Barthélemy-de-Bussière
Liens
Site web http://perigordvert.wifeo.com/

Saint-Barthélemy-de-Bussière est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Barthélemy-de-Bussière jouxte le département de la Haute-Vienne et se trouve à 45 km au sud-ouest de Limoges, la plus grande ville aux alentours. Il se trouve dans le parc naturel régional Périgord-Limousin.

La commune de Saint-Barthélemy-de-Bussière appartient au canton de Bussière-Badil et à l'arrondissement de Nontron et s'étend sur 15 km2.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Quelques hameaux occupent la commune : Lapeyre, Lafarge, Villechalane, Lacourarie, Rebeyrat, Villemercier, Lamothe, chez Guaud, etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de la Haute-Vienne.

Communes limitrophes de Saint-Barthélemy-de-Bussière
Champniers-et-Reilhac Saint-Mathieu
(Haute-Vienne)
Saint-Barthélemy-de-Bussière Marval
(Haute-Vienne)
Piégut-Pluviers Abjat-sur-Bandiat

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Trieux dans la commune.

Prenant sa source à 315 mètres d'altitude, la rivière le Trieux est le principal cours d'eau qui traverse la commune. Appartenant au bassin de la Charente, il coule d'est en ouest et se jette dans la Tardoire sur la commune de Bussière-Badil.

De nombreux étangs jalonnent la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du lieu fait référence à saint Barthélemy, l'un des douze apôtres de Jésus[1]. La seconde partie du nom, Bussière, vient de l'occitan boissièra correspondant à un lieu planté de buis[1].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Bertomiu de Bussiera[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu, concernant la paroisse, apparaît en 1265 sous la forme Parochia Sanctus Bartholomei[1]. On trouve ensuite Sanctus-Bartolomeus en 1365, Saint-Bartolmieu en 1500, Saint-Barthélémy-de-Villechalane en 1591 et Saint-Barthélémy-de-Pluviers en 1780. Le territoire communal fut successivement habité par les druides, les tribus gauloises et ensuite par les Romains[3].

La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Montagne-le-Trieux[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2000, Saint-Barthélemy-de-Bussière intègre dès sa création la communauté de communes du Périgord vert granitique. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes du Haut-Périgord. Au , celle-ci fusionne avec la communauté de communes du Périgord vert nontronnais pour former la communauté de communes du Périgord Nontronnais.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
juin 1995 mars 2008 Fernand Chaulet PCF  
mars 2008 (réélu en mars 2014) en cours Bernard Bioulac PS Neurobiologiste
Professeur de médecine
Ancien député
Ancien conseiller général

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Barthélemy-de-Bussière depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Saint-Barthélemy-de-Bussière[5]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, Saint-Barthélemy-de-Bussière comptait 208 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
711 640 699 800 814 828 830 937 856
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
842 766 814 742 821 836 861 831 815
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
822 815 800 755 689 636 602 510 432
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
374 345 307 270 271 244 227 230 208
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • L'Association de recherches archéologiques et de sauvegarde du patrimoine (ARASP), spécialisée en archéologie et en préhistoire intervient dans les classes et propose des modules de fouilles au musée de Teyjat.
  • La Roulotte Verte fournit de la documentation et des cours de botanique pour mieux connaître le rôle et l'importance du monde végétal. Elle réalise des stages sur les plantes et leurs utilisations ainsi que des randonnées ethno-botanique pour découvrir la biodiversité.

Animations[modifier | modifier le code]

  • En juin, randonnée pédestre nocturne et gourmande.
  • En août, à l'occasion de la « Saint-Barthélemy » : foire aux vins et au gras, productions artisanales locales. Manèges, spectacle, randonnée et VTT, feu d'artifice.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune conserve une auberge : l'auberge du Presbytère, ainsi qu'une boulangerie artisanale au hameau de Lapeyre.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[7], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 90 personnes, soit 39,1 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (onze) a augmenté par rapport à 2007 (six) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 12,2 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte vingt-cinq établissements[8], dont douze au niveau des commerces, transports ou services, sept dans l'industrie, trois dans la construction, deux dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et un relatif au secteur administratif[9].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur agroalimentaire, parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, la société Le Saloir du Périgord (préparation industrielle de produits à base de viande), implantée à Saint-Barthélemy-de-Bussière, se classe 10e avec 10 245 k€, en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2012-2013[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale. Cette église est entièrement bâtie en bel appareil de granit. Elle est accompagnée d'un ancien prieuré-cure qui dépendait, vers 1780, de Chancelade en Périgord blanc. Cet édifice se compose d'une nef de trois voûtées d'ogives qui retombent sur des colonnes engagées. Ces voûtes datent du XVIe siècle, mais les gouttereaux sont romans. L'intérieur révèle un retable du XVIIe siècle en bois sculpté, couvert de ciselures et orné de trois tableaux. Cet ouvrage est celui d'un moine qui n'eut, dit-on, à sa disposition d'autres outils qu'un couteau. La clé de voûte orientale est timbrée aux armes des Collonges de Pompadour, d'azur à trois tours d'argent, seigneurs de la paroisse du XVe au XVIIe siècle. Quatre contreforts normaux et quatre biais épaulent extérieurement l'édifice. Sept baies, dont plusieurs romanes, l'éclairent. Un clocher-flèche est bâti contre la façade orientale. La litre extérieure de l'église, longue bande noire que les seigneurs avaient le droit de faire peindre en hommage à leurs défunts, très rare, est pratiquement invisible.
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  • La chambre funéraire mégalithique à La Courarie est un ensemble de pierres monumentales : des piliers de granit soutiennent une dalle de couverture, un deuxième ensemble est accolé au précédent. Sous ce monument se trouve le départ d'une galerie creusée à même le granit et qui semble se diriger vers le cœur de la colline. L'ensemble pourrait s'apparenter à un monument de type dolmen, tel qu'il pouvait en exister aux périodes néolithique ou protohistorique.
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Fontaine de dévotion.
  • Fontaine de dévotion : à trois cents mètres au nord de l'église se trouve une cuve de pierre de deux mètres sur un demi, où s'écoule l'eau d'une fontaine, qui a la réputation miraculeuse de guérir les furoncles.[11].
  • L'espace Découverte Nature et Patrimoine de Saint-Barthélémy-de-Bussière accueille la maison botanique. Elle propose de la documentation, des cours de botanique pour mieux connaître le rôle et l'importance du monde végétal, des stages sur les plantes et leurs utilisations, ainsi que des randonnées ethno-botaniques pour découvrir la biodiversité[12].
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Le Manoir de La Morinie
  • Le manoir de La Morinie, du XVe siècle[13]. Implantés dans le hameau de La Morinie, les restes d'un château sont encore visibles. Une tour ronde subsiste[13] entre des bâtiments formant le corps de ferme. La porte et les fenêtres témoignent de ce que pouvait être l'architecture de l'édifice ayant servi de demeure noble aux seigneurs de La Morinie[14]..

Un souterrain relierait le Manoir à la Colline toute proche, nommée 'le Trou du Loup' - lu cro d'aou lou - en raison d'une cavité qui pourrait être la résultante d'un effondrement de la galerie.

Patrimoine urbain[modifier | modifier le code]

Le bourg de Saint-Barthélemy-de-Bussière est, sur trois hectares, un site naturel inscrit depuis 1977[15].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional Périgord-Limousin[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 1998, le parc naturel régional Périgord-Limousin intègre la commune de Saint-Barthélemy-de-Bussière[16], confirmée en 2011[17].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Sur le territoire communal, les vallées du Trieux et d'un de ses affluents appartiennent à une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1, remarquable pour sa flore et la qualité des eaux[18],[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 305-307.
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 1er novembre 2013.
  3. Mairie de Saint-Barthélémy-de-Bussière
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 22 mars 2014)
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 24 novembre 2015.
  8. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 24 novembre 2015).
  9. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 24 novembre 2015.
  10. « Agroalimentaire : les 50 premières », Sud Ouest éco édition Dordogne, 13 novembre 2014, p. 32.
  11. Paul Ducourtieux, « Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin », sur Gallica, (consulté le 3 septembre 2016)
  12. « St-Barthélemy-de-Bussière, blog de St-Estèphe », Sud Ouest, (consulté le 14 septembre 2010)
  13. a et b Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 191.
  14. Office du tourisme de Piégut-Pluviers
  15. [PDF] Le bourg - St-Barthélemy-de-Bussière sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 22 juillet 2013.
  16. Décret 98-150 du 9 mars 1998 sur Légifrance, consulté le 22 juillet 2013.
  17. Décret 2011-998 du 24 août 2011 sur Légifrance, consulté le 22 juillet 2013.
  18. [PDF] Vallées du réseau hydrographique de la Tardoire et du Trieux sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 22 juillet 2013.
  19. Carte des vallées du réseau hydrographique de la Tardoire et du Trieux sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 22 juillet 2013.