Saint-Aubin-le-Monial

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Saint-Aubin-le-Monial
Saint-Aubin-le-Monial
Vue de Saint-Aubin-le-Monial depuis la rue des Écoles, avec l'église Saint-Barnabé en arrière-plan.
Blason de Saint-Aubin-le-Monial
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage Bourbonnais
Maire
Mandat
Françoise Guilleminot
2020-2026
Code postal 03160
Code commune 03218
Démographie
Gentilé Saint-Aubinois, Saint-Aubinoises [1]
Population
municipale
269 hab. (2018 en diminution de 2,18 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 43″ nord, 2° 59′ 55″ est
Altitude Min. 247 m
Max. 331 m
Superficie 21,63 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bourbon-l'Archambault
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Aubin-le-Monial

Saint-Aubin-le-Monial est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Aubin-le-Monial est située dans le Bocage bourbonnais.

Ses communes limitrophes sont[2] :

Communes limitrophes de Saint-Aubin-le-Monial
Ygrande Bourbon-l'Archambault
Saint-Aubin-le-Monial
Buxières-les-Mines Saint-Hilaire Gipcy

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les routes départementales 1 (reliant Bourbon-l'Archambault à Saint-Hilaire et Tronget, sans passer par le centre du village), 18, 192 (traversant le village, et reliant Ygrande au nord-ouest à Gipcy au sud-est) et 492 (menant à Bourbon-l'Archambault)[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Aubin-le-Monial est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (80,2 %), terres arables (11,2 %), forêts (5,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), eaux continentales[Note 2] (0,7 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire de deux paroisses anciennes, Bessais-le-Monial et Saint-Aubin réunies en 1804

Carte de Cassini XVIIIe siècle.

Les origines de ces deux paroisses sont très anciennes comme en témoignent les découvertes faites à l’occasion de la construction de l’église actuelle, objets en or, buste en grès, tegulae et meules à bras en arkose attestent d’une présence gallo-romaine, puis médiévale. La première mention de Bessais remonte à l’an de grâce 1152, par le biais d’une bulle papale qui confie à Pierre, prieur de Souvigny, le patronage de « l’ecclesiam de Betiaco ». Pour Saint-Aubin, la mention la plus ancienne figure dans les pouillés de l’archevêché de Bourges où le subside fourni au pape Jean XXII par « Capellanus sancti Albini » est de trente sols.

Du XIIIe au XVIIe siècle, assez peu d’archives existent mentionnant d’aussi petites paroisses que Saint-Aubin et Bessais-le-Monial. Les seules informations sont contenues dans l’inventaire des fiefs du Bourbonnais (1503) et font mention des sieurs de Saint-Aubin qui possèdent « terre, chasteau, seigneurie et justice de Saint-Aubin », et de la seigneurie de l’Espine qui détient « chastel et maison-forte, droit de haute, moyenne et basse justice ».

Il faut attendre les travaux de Nicolas de Nicolay (1569) pour apprendre que Saint-Aubin, « paroisse et fort chasteau en pays de grands bois » compte 62 feux et qu’elle dépend à la fois du prieuré de Souvigny et de la châtellenie de Bourbon, situation identique pour Bessais qui ne compte que 22 feux (soit moins de 336 habitants au total).

De toutes petites paroisses qui doivent faire face à des conditions de vie difficiles, famines, misères, troupes de grands chemins, peu de ressources… Dès cette époque, Saint-Aubin et Bessais étaient des territoires de culture de chanvre, seigle et froment…

La création des communes liée à la Révolution française introduit de nouvelles hiérarchies, la première réunion du conseil municipal de la commune de Bessais-le-Monial a lieu le 23 décembre 1792, an 1er de la république française, les limites géographiques sont imprécises et nécessiteront un relevé précis en 1793, les officiers municipaux doivent faire face à de nouvelles obligations : le registre d’état civil, la conscription…

Pendant une courte période où les noms faisant référence à la religion étaient bannis, Saint-Aubin s’est appelé Le Marcat[10] du nom d’un hameau du bourg, tandis que Bessais-le-Monial est devenu Bessais le Libre ou Bessay le Libre[11] ; mais cette période très mouvementée est difficile à suivre car les implications locales des politiques nationales modifient sans cesse les dénominations, les compétences et les registres ainsi à titre d’exemple, les deux communes faisaient partie du canton d’Ygrande et du district de Cérilly.

L’église de Bessais-le-Monial a déjà subi de nombreux dégâts, interdite même en 1719, sans prêtre durant de nombreuses années, elle n’accueille plus que très peu d’habitants en 1792. Naît alors l’idée de réunir les deux paroisses de Saint-Aubin en une même succursale, avec un seul prêtre desservant. Assez rapidement après cette réunion religieuse, la réunion civile et administrative est prononcée et le 23 germinal an XII, soit le 13 avril 1804, après de nombreuses discussions les communes de Bessais-le-Monial et Saint-Aubin sont réunies par arrêté du Préfet pour ne plus former qu’une seule entité sous le nom de Saint-Aubin.

Pendant cette période, difficile par les nombreuses disettes et réquisitions militaires, la priorité de la municipalité allait aux bonnes mœurs : point de cabaretier ouvert au-delà de neuf heures, points de déplacements « nuisibles aux mœurs, à la religion, à l’agriculture et au commerce, attendu que si le laboureur est obligé d’aller aussi loin de chez lui, ou d’y envoyer les domestiques (sous-entendu pour assister aux offices), ceux-ci ne reviendront que le soir après avoir passé la journée au cabaret et qu’alors les bestiaux ne seront point pansés et manqueront des foins nécessaires », un souci permanent de l’ordre public...

Le XIXe siècle commence alors avec plusieurs défis majeurs, subvenir aux besoins de la population, favoriser l’éducation des enfants et améliorer les voies de communication nécessaires au commerce. C'est en 1904 que la commune prend le nom actuel de Saint-Aubin-le-Monial.

Dans son film La vie est à nous Jean Renoir fait se dérouler le second « sketch » dans le village, chez des paysans endettés, la famille Lecocq.

(période actuelle à venir)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2012 Guy Lecomte    
avril 2012 En cours
(au 8 juillet 2020)
Françoise Guilleminot[12] DVD Retraitée[13]
Réélue en 2014 et en 2020

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Au niveau judiciaire, Saint-Aubin-le-Monial dépend de la cour administrative d'appel de Lyon, de la cour d'appel de Riom, du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, de la cour d'assises de l'Allier, du tribunal d'instance et de grande instance de Moulins et du tribunal de commerce de Cusset[14].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2018, la commune comptait 269 habitants[Note 3], en diminution de 2,18 % par rapport à 2013 (Allier : −1,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400316625694725743725667660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
771832834830820790813788787
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
835794736629630602539561464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
463403295273269278291286270
2018 - - - - - - - -
269--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Clermont-Ferrand ; aucune école n'est implantée.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Site de production d'instruments de chirurgie de la société lyonnaise Integra MicroFrance. 100 salariés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Barnabé.
  • Château de Coulombière, aménagé dans la deuxième moitié du XIXe siècle par Charles Riant (1825-1892), frère du député Léon Riant, sur la base d'un petit manoir du XVIe siècle.
  • Église Saint-Jean-Baptiste de Bessay.
  • Église Saint-Barnabé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Edmond Genest, né le à Saint-Aubin-le-Monial, décédé en 1983. Instituteur, poète, auteur des recueils Toute la sylve (1932), Glanés dans le vent (1933), Les cœurs brisés (1934), La Yole errante (1935), Le rêve inachevé (1936), Solitudes (1937), Chansons pour toi (1939), Chansons pour Marie-Claire [sa fille] (1945)[18].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-Aubin-le-Monial.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
Écartelé : au 1) d’azur au livre ouvert d’argent à la couverture d’or posé en barre, au 2) et au 3) d’argent à la merlette de sable, au 4) d’or au haut de crosse de gueules posé en bande mouvant du canton senestre de la pointe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/allier-03
  2. a et b Géoportail (consulté le 4 mai 2017).
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Registre d'état civil pour la commune de Saint-Aubin-le-Monial, Cote 2 Mi EC 222 1, prise de vue n°196/304
  12. « Liste nominative des communes de l'Allier » [PDF], sur maires-allier.fr, Association des maires et présidents d'intercommunalité de l'Allier, (consulté le ).
  13. Supplément « Annuaire des maires Allier », La Montagne, , p. 28 (édition de l'Allier).
  14. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur annuaires.justice.gouv.fr, Ministère de la Justice (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. René Varennes, 175 poètes bourbonnais, Union des poètes bourbonnais, , p. 118-119.