Saint-Aubin-le-Monial

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Saint-Aubin-le-Monial
Image illustrative de l'article Saint-Aubin-le-Monial
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Bourbon-l'Archambault
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage Bourbonnais
Maire
Mandat
Françoise Guilleminot
2014-2020
Code postal 03160
Code commune 03218
Démographie
Population
municipale
270 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 43″ nord, 2° 59′ 55″ est
Altitude Min. 247 m – Max. 331 m
Superficie 21,63 km2
Localisation

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Saint-Aubin-le-Monial est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont[1] :

Communes limitrophes de Saint-Aubin-le-Monial
Ygrande Bourbon-l'Archambault
Saint-Aubin-le-Monial
Buxières-les-Mines Saint-Hilaire Gipcy

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire de deux paroisses anciennes, Bessais-le-Monial et Saint-Aubin réunies en 1804
carte de Cassini XVIIIe siècle

Les origines de ces deux paroisses sont très anciennes comme en témoignent les découvertes faites à l’occasion de la construction de l’église actuelle, objets en or, buste en grès, tegulae et meules à bras en arkose attestent d’une présence gallo-romaine, puis médiévale. La première mention de Bessais remonte à l’an de grâce 1152, par le biais d’une bulle papale qui confie à Pierre, prieur de Souvigny, le patronage de « l’ecclesiam de Betiaco ». Pour Saint-Aubin, la mention la plus ancienne figure dans les pouillés de l’archevêché de Bourges où le subside fourni au pape Jean XXII par « Capellanus sancti Albini » est de 30 sols.

Du XIIIe au XVIIe siècle, assez peu d’archives existent mentionnant d’aussi petites paroisses que Saint-Aubin et Bessais-le-Monial. Les seules informations sont contenues dans l’inventaire des fiefs du Bourbonnais (1503) et font mention des sieurs de Saint-Aubin qui possèdent « terre, chasteau, seigneurie et justice de Saint-Aubin », et de la seigneurie de l’Espine qui détient « chastel et maison-forte, droit de haute, moyenne et basse justice ».

Il faut attendre les travaux de Nicolas de Nicolay (1569) pour apprendre que Saint-Aubin, « paroisse et fort chasteau en pays de grands bois » compte 62 feux et qu’elle dépend à la fois du prieuré de Souvigny et de la châtellenie de Bourbon, situation identique pour Bessais qui ne compte que 22 feux (soit moins de 336 habitants au total).

De toutes petites paroisses qui doivent faire face à des conditions de vie difficiles, famines, misères, troupes de grands chemins, peu de ressources... Dès cette époque, Saint-Aubin et Bessais étaient des territoires de culture de chanvre, seigle et froment...

La création des communes liée à la Révolution française introduit de nouvelles hiérarchies, la première réunion du conseil municipal de la commune de Bessais-le-Monial a lieu le 23 décembre 1792, an 1er de la république française, les limites géographiques sont imprécises et nécessiteront un relevé précis en 1793, les officiers municipaux doivent faire face à de nouvelles obligations : le registre d’état civil, la conscription...

Pendant une courte période où les noms faisant référence à la religion étaient bannis, Saint-Aubin s’est appelé Le Marcat[2] du nom d’un hameau du bourg, Bessais-le-Monial est devenu Bessais le Libre[réf. nécessaire] ; mais cette période très mouvementée est difficile à suivre car les implications locales des politiques nationales modifient sans cesse les dénominations, les compétences et les registres ainsi à titre d’exemple, les deux communes faisaient partie du canton d’Ygrande et du district de Cérilly.

L’église de Bessais-le-Monial a déjà subi de nombreux dégâts, interdite même en 1719, sans prêtre durant de nombreuses années, elle n’accueille plus que très peu d’habitants en 1792. Naît alors l’idée de réunir les deux paroisses de Saint-Aubin en une même succursale, avec un seul prêtre desservant. Assez rapidement après cette réunion religieuse, la réunion civile et administrative est prononcée et le 23 germinal an XII, soit le 13 avril 1804, après de nombreuses discussions les communes de Bessais-le-Monial et Saint-Aubin sont réunies par arrêté du Préfet pour ne plus former qu’une seule entité sous le nom de Saint-Aubin.

Pendant cette période, difficile par les nombreuses disettes et réquisitions militaires, la priorité de la municipalité allait aux bonnes mœurs : point de cabaretier ouvert au-delà de 9 heures, points de déplacements « nuisibles aux mœurs, à la religion, à l’agriculture et au commerce, attendu que si le laboureur est obligé d’aller aussi loin de chez lui, ou d’y envoyer les domestiques (sous-entendu pour assister aux offices), ceux-ci ne reviendront que le soir après avoir passé la journée au cabaret et qu’alors les bestiaux ne seront point pansés et manqueront des foins nécessaires », un souci permanent de l’ordre public...

Le XIXe siècle commence alors avec plusieurs défis majeurs, subvenir aux besoins de la population, favoriser l’éducation des enfants et améliorer les voies de communication nécessaires au commerce. C'est en 1904 que la commune prend le nom actuel de Saint-Aubin-le-Monial.

Dans son film La vie est à nous Jean Renoir fait se dérouler le second « sketch » dans le village, chez des paysans endettés, la famille Lecocq.

(période actuelle à venir)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-Aubin-le-Monial.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Écartelé :au 1) d’azur au livre ouvert d’argent à la couverture d’or posé en barre, au 2) et au 3) d’argent à la merlette de sable, au 4) d’or au haut de crosse de gueules posé en bande mouvant du canton senestre de la pointe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2012 Guy Lecomte    
avril 2012 en cours Françoise Guilleminot[3] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 270 habitants, en diminution de -5,59 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400 316 625 694 725 743 725 667 660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
771 832 834 830 820 790 813 788 787
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
835 794 736 629 630 602 539 561 464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
463 403 295 273 269 278 291 286 270
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Coulombière, aménagé dans la deuxième moitié du XIXe siècle par Charles Riant (1825-1892), frère du député Léon Riant, sur la base d'un petit manoir du XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail (consulté le 4 mai 2017).
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 7 juin 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .


Liens externes[modifier | modifier le code]

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