Saint-André-de-Roquelongue

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-André-de-Roquelongue
Saint-André-de-Roquelongue
Le village vu du château de Roquelongue, au fond le château de Saint Martin de Toques.
Blason de Saint-André-de-Roquelongue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Maire
Mandat
Jean-Michel Folch
2020-2026
Code postal 11200
Code commune 11332
Démographie
Population
municipale
1 380 hab. (2018 en augmentation de 6,32 % par rapport à 2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 53″ nord, 2° 50′ 16″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 291 m
Superficie 30,81 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Narbonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Corbières
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Saint-André-de-Roquelongue
Géolocalisation sur la carte : Aude
Voir sur la carte topographique de l'Aude
City locator 14.svg
Saint-André-de-Roquelongue
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-André-de-Roquelongue
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-André-de-Roquelongue

Saint-André-de-Roquelongue est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saint-Andréens et Saint-Andréennes.

L'église du XIIe siècle de Saint-André-de-Roquelongue.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Narbonne située dans les Corbières.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-André-de-Roquelongue est limitrophe de neuf autres communes.

Carte de la commune de Saint-André-de-Roquelongue et de ses proches communes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Aussou conflue avec son affluent le Ruisseau de la Caminade sur la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 081 hectares ; son altitude varie de 48 à 291 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec l'ancienne route nationale 613.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 12,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 633 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,7 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[3].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Portel-des-Corbières », sur la commune de Portel-des-Corbières, mise en service en 1971[8]et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[9],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 15,2 °C et la hauteur de précipitations de 640,4 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, mise en service en 1948 et à 41 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[12], à 14,1 °C pour 1981-2010[13], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-André-de-Roquelongue est une commune rurale[Note 3],[15]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Narbonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (57 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,3 %), cultures permanentes (34,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), zones urbanisées (2,2 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Lorsque, par un édit de 1696, Louis XIV veut remédier aux abus héraldiques, ses conseillers n'oublient pas de faire créer de nouveaux offices et d'imposer l'enregistrement des armoiries. Il est probable que la communauté de Saint-André ne pouvait financer un tel projet dont elle ne voyait pas l'utilité puisqu'elle n'hébergeait pas un seigneur particulier, et qu'elle partageait les affaires communales avec celle de Montséret.

Voici quelques années, un spécialiste en héraldique a imaginé un blason pour la commune en utilisant les armes de Fontfroide.

Blason de Saint-André-de-Roquelongue Blason
D’argent au sautoir ancrée de gueules, à l’écusson d’or chargé d’une croix cléchée et pommetée de douze pièces aussi de gueules, brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[21],[22].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 2014 Roger Dupuy[23] PS  
mars 2014 En cours Jean-Michel Folch PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2018, la commune comptait 1 380 habitants[Note 5], en augmentation de 6,32 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200320368363368403405397448
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4254174935236249581 1111 2281 190
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1941 1231 0231 1251 1031 1251 092903903
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8668137566807558289591 0921 354
2018 - - - - - - - -
1 380--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[28] 1975[28] 1982[28] 1990[28] 1999[28] 2006[29] 2009[30] 2013[31]
Rang de la commune dans le département 55 70 87 76 74 65 61 47
Nombre de communes du département 439 436 435 437 438 438 438 438

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Languedoc (AOC), Coteaux-de-narbonne

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-André-de-Roquelongue fait partie de l'académie de Montpellier.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Randonnée pédestre, chasse,

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Forêt de Fontfroide

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église (XIIe siècle)
  • Chapelle Saint-Martin de la Vernède : Cette chapelle en ruine, située sur la colline de la Vernède, à 225 m d'altitude, est un édifice de style romano-lombard, qui remonte peut-être à l'époque wisigothique (VIIIe siècle). Elle est devenue ermitage, prenant le nom de Saint-Jacques, au XVIIe siècle.
  • Massif de Fontfroide

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 19 juin 2021)
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 19 juin 2021)
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le 19 juin 2021)
  8. « Station Météo-France Portel-des-Corbières - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 19 juin 2021)
  9. « Orthodromie entre Saint-André-de-Roquelongue et Portel-des-Corbières », sur fr.distance.to (consulté le 19 juin 2021).
  10. « Station Météo-France Portel-des-Corbières - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en portel-des-corbières).
  11. « Orthodromie entre Saint-André-de-Roquelongue et Carcassonne », sur fr.distance.to (consulté le 19 juin 2021).
  12. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  13. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  14. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  15. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  16. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  21. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  22. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 5 octobre 2020).
  23. Site officiel de la préfecture de l‘Aude - liste des maires (doc pdf)
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  29. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  30. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  31. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  32. Site du club