Saint-Éloi (Nièvre)

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Saint-Éloi
Saint-Éloi (Nièvre)
L'église Saint-Symphorien de Chaluzy,
à Saint-Éloi.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Intercommunalité Communauté de communes Loire et Allier
Maire
Mandat
Jérôme Malus
2020-2026
Code postal 58000
Code commune 58238
Démographie
Population
municipale
2 184 hab. (2018 en augmentation de 1,72 % par rapport à 2013)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 29″ nord, 3° 13′ 19″ est
Altitude Min. 171 m
Max. 244 m
Superficie 16,45 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Nevers
(banlieue)
Aire d'attraction Nevers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nevers-2
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Éloi
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Saint-Éloi

Saint-Éloi est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Éloi est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nevers, une agglomération intra-départementale regroupant 8 communes[4] et 59 069 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nevers dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 93 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (39,3 %), forêts (18,6 %), terres arables (16 %), zones urbanisées (13,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8 %), mines, décharges et chantiers (2,9 %), eaux continentales[Note 3] (1,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient de Eligius, célèbre ministre du roi Dagobert, saint Éloi patron des forgerons.

La terre de Saint-Éloi fut acquise par les ducs de Nevers en 1559, elle suivit alors les destinés du duché. Elle appartint jusqu'au XIIIe siècle semble-t-il, aux religieux de Saint-Étienne de Nevers[réf. nécessaire].

La commune actuelle est formée de la réunion, entre 1790 et 1794, des anciennes paroisses de Saint-Éloi et de Chaluzy[11].
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Loi[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1945 Guillaume du Verne    
1945 1947 Émile Joly    
1947 1966 Guillaume du Verne    
1966 juin 1995 Maurice Devillechaise PS puis DVG[12] Artisan
juin 1995 mars 2014 Jean-Marc Duly DVD  
mars 2014 avril 2016 Robert Ducreux DVD  
avril 2016 En cours
(au avril 2016)
Jérôme Malus[13] SE-DVD Vendeur véhicule utilitaire, conseiller départemental depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 2 184 habitants[Note 4], en augmentation de 1,72 % par rapport à 2013 (Nièvre : −4,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620510495598624719677767815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
861866869804801801747807770
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
779787750726730795739762819
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8989461 0001 4841 8051 9041 9302 0042 149
2018 - - - - - - - -
2 184--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Éloi compte deux clubs sportifs  :

  • l'Avenir Sportif Saint-Eloi Tennis de Table (A.S.S.E.T.T.) ,
  • l'AS Saint-Éloi Football.

Événements[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale.

La commune compte plusieurs lieux et monuments remarquables :

  • le pigeonnier du XVIe siècle, seul reste du château de Saint-Éloi démoli au XIXe siècle ;
  • le château de Trangy et son ancien moulin à vent du XIXe siècle ;
  • le château de Venille des XVe et XVIIe siècles : corps central flanqué de pavillons rectangulaires tour carrée avec escalier à vis, tours rondes aux angles de la façade orientale ; chapelle du XIXe siècle ;
  • les anciens moulins à eau (Cholet, Harlot) ;
  • l'église Saint-Éloi du XIIIe siècle, remaniée au XIXe siècle ;
  • l'ancienne église romane Saint-Symphorien de Chaluzy du XIIe siècle, classée monument historique depuis 1974, restaurée : plan rectangulaire, nef plafonné chœur à chevet plat, clocher-tour-carrée, linteau orné de méandres et d'une rosace ;
  • l'ancienne chapelle de la maladrerie de Saint-Lazare (quartier du Mouësse-la Baratte) ;
  • les vestiges du prieuré de Faye, jardins maraîchers multi-séculaires sur la plaine alluviale des bords de la Loire : maisons des jardiniers-maraîchers, fontaines, lavoir, murs de culture ;
  • les sables de la plage de la Maison Rouge (au bord de la Loire) ;
  • la caserne des pompiers de l'agglomération de Nevers ;
  • le Pont Pierre-Bérégovoy permettant à l'autoroute A77 de traverser la Loire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Nevers », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Nevers », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Éloi », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  12. Candidat dans le canton de Nevers-Est en 1985, il se déclare « socialiste indépendant ».
  13. Jérôme Malus élu maire de Saint-Eloi, Le Journal du Centre , article du 15 avril 2016.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.