Saif ad-Din Ghazi II

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Sayf ad-Dîn Ghâzî II[1] († 1180) est un émir zengide de Mossoul de 1170 à 1180. Il était fils de Qutb ad-Dîn Mawdûd, émir de Mossoul.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père meurt le 6 septembre 1170 en le désignant comme successeur, déshéritant son fils aîné Imad ad-Din Zengi. Ce choix avait été conseillé par l'eunuque ’Abd al-Massîh qui voulait gouverner au nom du jeune émir. Imad ad-Din se réfugie à Alep à la cour de Nur ad-Din, lequel n'attendait qu'un prétexte pour annexer Mossoul. Il s'empare de Sindjar en septembre 1170 et assiège Mossoul qui se rend le 22 janvier 1171. Il écarte ’Abd al-Massîh, place comme gouverneur Gumushtekîn, un de ses officiers, et ne laisse à son neveu que le titre d'émir de Mossoul. Il donne également Sindjar en fief à Imad ad-Din Zengi[2].

Trois ans plus tard, le 15 mai 1174, Nur ad-Din meurt à son tour, alors qu'il s'apprête à attaquer Saladin, vizir d'Égypte. Il laisse un fils âgé de douze ans, As-Salih Ismail al-Malik et ses officiers luttent pour s'emparer de la régence. Gümüshtekîn se rend à Damas, s'empare de l'enfant, l'emmène à Alep où il élimine le gouverneur et s'intitule atabeg. C'est l'occasion qu'attendait Sayf ad-Din Ghazi pour rejeter la tutelle de Gümüshtekîn et reprendre son indépendance. Les notables de Damas s'inquiète de la puissance naissante de Gümüshtekîn et offrent le royaume Sayf ad-Din Ghazi, mais ce dernier ne peu intervenir, occupé à prendre et à conserver le contrôle de Mossoul. Les notables de Damas font alors appel à Saladin qui s'empare de la ville[3].

Ayant bien pris en main sa principauté, il décide alors de chasser Saladin de la Syrie. Il envoie une armée commandée par son frère Izz ad-Din Mas'ud, qui se grossit des troupes alépines d'As-Salih Ismail, mais qui est battue à Qurûn Hamâ le 23 avril 1175. Saladin assiège ensuite Alep, et As-Salih Ismail est forcé de reconnaître la suzeraineté de Saladin. L'année suivante, une seconde tentative, toujours soutenue par Alep, contre Saladin échoue le 22 avril 1176 à Tell al-Sultân. Alep est de nouveau assiégée mais résiste aux troupes égyptiennes et damascènes[4].

Sayf ad-Din Ghazi meurt peu après le 29 juin 1180, désignant son frère Izz ad-Din Mas'ud pour lui succéder[5].

Postérité[modifier | modifier le code]

Sa ou ses épouses sont inconnues. Il a eu un fils, Moezz ad-Din Sindjar-Shah, âgé de douze ans à la mort de son père, émir de Djézirat et assassiné en 1208[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. arabe : sayf ad-dīn ḡāzī ben mawdūd, سيف الدين غازي بن مودود
  2. Grousset 1935, p. 530-1.
  3. Grousset 1935, p. 575 et 589-590.
  4. Grousset 1935, p. 594-7.
  5. Grousset 1935, p. 649.
  6. Foundation for Medieval Genealogy.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]