Safran Electronics & Defense

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 Ne pas confondre avec Sagemcom ou l’ancienne Sagem (1925 à 2005).
Safran Electronics & Defense
logo de Safran Electronics & Defense

Logo

Création 2005
Siège social Drapeau de France Boulogne-Billancourt[1] (France)
Direction Martin Sion
Activité Solutions et services en optronique, avionique, électronique & logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense
Société mère Safran
Filiales

Optics 1, Inc
Safran REOSC
Robonic Oy
Safran Colibrys SA
Safran Electronics & Defense Asia Pte Ltd
Safran Electronics & Defense, Avionics USA, LLC
Safran Electronics & Defense Brazil Ltda
Safran Electronics & Defense Canada Inc.
Safran Electronics & Defense Services India Pvt Ltd
Sagem Navigation Germany GmbH
Vectronix AG

Vectronix Inc.[2]
Effectif 7 600 (au 31 décembre 2014, hors filiales)[3]
Site web Safran Electronics & Defense
Chiffre d’affaires 1 275 millions d’euros (au 31 décembre 2015)[1]

Safran Electronics & Defense, anciennement Sagem Défense Sécurité est une entreprise française spécialisée dans les systèmes optroniques, avioniques et électroniques ainsi que dans les logiciels critiques pour applications civiles et militaires dans les domaines aéronautique, aéroterrestre, aéronaval et spatial. C’est l’une des dix entités du groupe Safran.

Historique[modifier | modifier le code]

logo de 2010 à 2016.

La Société d’applications générales d’électricité et de mécanique (SAGEM) est créée en 1925. Ses produits vont de la centrale inertielle au télécopieur. SAGEM réalise par ailleurs des équipements de précision pour la Marine nationale : gyrocompas, postes de direction de tir, équipements électro-optiques[4].

En 2005, SAGEM fusionne avec la Société nationale d'étude et de construction de moteurs d'aviation (SNECMA) pour constituer le groupe Safran. Dans ce cadre, les activités SAGEM sont intégrées à la société Sagem Défense Sécurité. En 2007, les applications de sécurité sont détachées et une nouvelle société, Sagem Sécurité, est créée (aujourd’hui Morpho)[5]. La division Safran Electronics voit quant à elle le jour en 2009, rassemblant l'ensemble des électroniciens de Safran[6]. En 2011, l'établissement de Tarbes, qui fabriquait des éléments du Laser Mégajoule, est cédé au groupe Alcen[7]. La question d’une fusion ou d’échanges d’activités avec le groupe Thales est régulièrement évoquée entre 2004 et 2011[8],[9].

Au 1er janvier 2012, l'établissement de Fougères, anciennement Sagem Industries, est intégré à Sagem Défense Sécurité. Ce site est souvent cité pour sa remarquable faculté d'adaptation à de nouvelles productions et le savoir-faire de ses salariés[10]. La même année, Thales et Sagem rachètent les parts d’Areva dans Sofradir[11]. Cette filiale détenue à 50 % par Sagem est un leader européen des détecteurs infrarouge. En juillet, les deux sociétés annoncent la création d'OPTROLEAD, société commune détenue à parts égales dans le domaine de l'optronique.

Depuis janvier 2013, l’établissement de Saint-Pierre-du-Perray devient une filiale à 100 % de Safran Electronics & Defense. Ses activités sont centrées sur l’étude et la réalisation d’optiques de hautes performances pour le spatial, l’astronomie, les lasers de haute puissance et l’industrie des semi-conducteurs.

En 2013, Sagem annonce l’ouverture d’une usine près de Casablanca (Maroc) destinée à produire des composants pour actionneurs et équipements avioniques.[12] Le 19 mai 2016, toutes les sociétés du groupe prennent le nom Safran et Sagem celui de Safran Electronics & Defense[13]. En fin d'année, la société regroupe ses activités de R&D et R&T du nord-ouest de Paris au sein de l'établissement d'Éragny[14].

Ses dirigeants successifs sont : Jacques Paccard, Jean-Paul Herteman (nommé en novembre 2006), Jean-Lin Fournereaux (septembre 2007), Philippe Petitcolin (juin 2011), Bruno Even (mai 2013)[15] et Martin Sion (juin 2015)[16].

Organisation[modifier | modifier le code]

L’entreprise comporte trois divisions : Avionique, Optronique & Défense et Safran Electronics[17]. Elle dispose aujourd'hui de neuf établissements en France et de douze filiales réparties sur quatre continents.

Établissement Activité Effectif
Boulogne-Billancourt Siège social 386
Fougères Fabrication cartes et produits électroniques 657
Éragny R&T/R&D 1100
Massy R&T/R&D
Fabrication optronique, aéronautique & de systèmes de contrôle et de régulation électronique
1749
Montluçon Fabrication d'équipements inertiels, électroniques et intégration de systèmes 1180
Poitiers Fabrication d’équipements optroniques 480
Dijon Fabrication d’équipements optroniques 270
Mantes-la-Ville Fabrication d’équipements aéronautiques 272
Valence R&T/R&D & équipements électroniques répondant à des environnements sévères 160

Activité en 2016[modifier | modifier le code]

Société de haute technologie, Safran Electronics & Defense développe des solutions tant civiles que militaires pour des applications en mer, sur terre, dans les airs et dans l'espace.

Dans le domaine de l'optronique, elle est, par exemple, à l'origine du périscope non-pénétrant du sous-marin Barracuda, du système FELIN (Fantassin à équipements et liaisons intégrés), de lunettes et caméras infrarouge pour hélicoptères et chars de combat, ainsi que des systèmes des drones Sperwer et Patroller[18],[19].

En matière d'avionique, la société propose de nombreux équipements allant du système de commande de vol électrique de l'hélicoptère NH90 jusqu'au système d'information de l'Airbus A380, en passant par les centrales inertielles et calculateurs de régulation moteurs[réf. nécessaire].

Enfin, en ce qui concerne le spatial, Safran fabrique des optiques spatiales haute performance embarquées sur des satellites comme MeteoSat et Gaïa[20].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Sagem », sur www.sagem-ds.com (consulté le 18 mai 2014)
  2. « Filiales », sur www.sagem.com (consulté le 31 mai 2016)
  3. « Company », sur www.sagem.com (consulté le 21 juillet 2015)
  4. SAGEM, ROQUES MICHEL, Sagem, soixante ans à tire-d'aile, SAGEM, , 140 p.
  5. « Sagem Défense Sécurité se sépare en deux », sur www.usinenouvelle.com,‎
  6. « Safran redessine ses filiales », sur www.usinenouvelle.com,‎
  7. « Sagem Tarbes devient Alsyom », sur www.usinenouvelle.com,‎
  8. Alain Ruello, « Thales-Safran : une fusion à hauts risques », sur www.lesechos.fr,‎
  9. Elsa Conesa et Alain Ruello, « Safran-Thales : l'Etat impose un médiateur », sur www.lesechos.fr,‎
  10. Véronique Guillermard, « Safran plaide pour la réindustrialisation », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  11. Rémy Maucourt, « Thales et Safran achètent les parts d'Areva dans Sofradir », sur www.usinenouvelle.com),‎
  12. Pierre-Olivier Rouaud, « Sagem Défense Sécurité va investir 5 millions d’euros dans une nouvelle usine au Maroc », sur www.usinenouvelle.com,‎
  13. Bruno Trévidic, « Philippe Petitcolin : « Toutes les sociétés du groupe s’appelleront Safran » », sur www.lesechos.fr,‎
  14. « Six cents salariés de la Sagem vont déménager à Eragny », sur www.leparisien.fr,‎
  15. Michel Cabirol, « Safran : vaste jeu de chaises musicales à la tête des filiales du groupe », sur www.latribune.fr,‎
  16. Michel Cabirol, « Nouveau casting à la direction de Safran », sur www.latribune.fr,‎
  17. « Société » (consulté en 23/ novembre 2016)
  18. « Aéronautique civile », sur www.sagem-ds.com (consulté le 22 octobre 2010)
  19. « Aéronautique militaire », sur www.sagem-ds.com (consulté le 22 octobre 2010)
  20. « Gaia en ses miroirs », Safran,‎ (lire en ligne)