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Sadio Camara

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Sadio Camara
Illustration.
Sadio Camara en 2022.
Fonctions
Ministre malien de la Défense et des Anciens combattants

(4 ans, 10 mois et 14 jours)
Président Assimi Goïta
Premier ministre Choguel Kokalla Maïga (transition)
Abdoulaye Maïga (transition)
Gouvernement C. K. Maïga
A. Maïga
Prédécesseur Souleymane Doucouré
Successeur Assimi Goïta
Oumar Diarra (ministre délégué)

(7 mois et 19 jours)
Président Bah N'Daw
Premier ministre Moctar Ouane (transition)
Gouvernement Ouane I
Prédécesseur Tiéna Coulibaly
Successeur Souleymane Doucouré
Deuxième vice-président du Comité national pour le salut du peuple

(4 mois et 30 jours)
Avec Malick Diaw
Modibo Koné
Président Assimi Goïta
Directeur général du Prytanée militaire de Kati

(4 ans)
Commandant du groupement spécial de Kidal

(7 mois)
Biographie
Nom de naissance Sadio Camara
Date de naissance
Lieu de naissance Kati (Mali)
Date de décès (à 46 ans)
Lieu de décès Kati
Nature du décès Attentat
Nationalité Malienne et Française
Diplômé de École militaire interarmes de Koulikoro (Mali)
Académie militaire de Moscou (Russie)
Académie militaire de sizanchang (Chine)
Profession Militaire (général d'armée)
Encadreur
Distinctions Commandeur de l'Ordre national du Mérite
Religion Islam

Sadio Camara, né le à Kati et mort le dans la même ville, est un officier militaire et homme politique malien, également de nationalité française[1],[2].

Acteur lors du coup d'État malien de 2020 aux côtés du colonel Assimi Goïta qui a renversé le gouvernement du président Ibrahim Boubacar Keïta[3],[4], il est ministre de la Défense entre et , puis du [5],[6] à sa mort. Il est tué lors des attaques d' au Mali.

Enfance et formation

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Sadio Camara né en aout 1979 à Kati, il fait l’école primaire Molo Coulibaly de Kati avant de rejoindre le Prytanée militaire de Kati d'où il obtient son Baccalauréat en série Science Biologique Terminale (SBT) en 1999. Il intègre l'école militaire interarmes de Koulikoro et sort major de sa promotion[7].

En 2008, il obtient un diplôme d'etat major en gestion de crise aux États-Unis, il est ensuite diplômé en renseignements et contre-espionnage à l'académie militaire de Moscou en 2010, puis obtient en 2014 un diplôme diplôme d’application dans la protection des hautes personnalités, académie militaire de sizanchang, en Chine[8],[9].

Carrière militaire

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Sadio Camara passe ses première arme du terrain entre 2009 et 2012 dans le nord du Mali, notamment en tant que commandant de la 2e unité de Ménaka, celui de la 11e compagnie spéciale de Tunezit et du groupement spéciale du Kidal de à aux côtés du Gouverneur général El Hadj Ag Gamou et du président Assimi Goïta[10],[11].

Il est commandement du Groupe d’intervention N2 de la compagnie de la Garde nationale (GIGNM) de 2002 en 2007[8].

Sadio Camara dirige plusieurs opérations militaire de reconquête du Mali notamment Soutara en 2002, Djiguitougou en 2008, Badenko en 2011 et Maliba en 2015[12].

Au moment du coup d'État de 2020, il était à la tête de l'école militaire de Kati en qualité du directeur général de 2016 en 2020[13], et recevait une formation militaire en république fédérale de Russie[14].

Ministre de la Défense

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Sadio Camara à la base aérienne de Bamako en 2022.

Sadio Camara participe au coup d'État d' et est nommé ministre de la Défense en sous le gouvernement intérimaire du Premier ministre Moctar Ouane[6]. Il occupe ce poste jusqu'à fin , date à laquelle il n'est pas reconduit au sein du gouvernement nouvellement formé par Bah N'Daw, le leader intérimaire après le coup d'État de 2020[6].

Son éviction aurait incité le colonel Assimi Goïta à lancer un « coup d'État dans le coup d'État » en lorsque Goïta a pris le pouvoir et a ordonné l'arrestation de Ndaw et de son cabinet lors du coup d'État malien de 2021, ce qui a incité les Nations unies et de nombreux gouvernements à condamner le coup d'État et à demander la libération des dirigeants détenus[6],[15],[16]. Le , le colonel Goïta nomme de nouveau Camara au poste de ministre de la Défense[6],[4].

Tenant d'un courant souverainiste et considéré comme le numéro deux du régime, dont il représente la ligne dure, il est à l'initiative de l'arrivée du groupe Wagner au Mali[17],[18]. Les États-Unis imposent alors des sanctions à Camara en , pour ses liens avec le groupe Wagner[19],[20]. Sa désignation a révélé qu'il possédait également la nationalité française, une double nationalité qu'il n'avait jamais rendue publique[20],[21].

Le , il est promu général de corps d'armée par le président de la Transition Assimi Goïta[22].

Mort et funérailles

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Sadio Camara est tué le à l’âge de 46 ans, lors d'un attentat-suicide perpétré par les djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) visant son domicile à Kati, près de Bamako[23],[24]. Selon plusieurs sources sécuritaires, gouvernementales et familiales, l'assaut s’inscrit dans une série d’attaques coordonnées menées le même jour contre plusieurs localités du pays[25],[26],[27].

Après la confirmation de sa mort par le gouvernement malien au soir du [28], un deuil national de deux jours est décrété et des funérailles nationales ont été organisées le en son honneur[29],[30]. Sa mère reçoit, le , le président Assimi Goïta venu lui présenter ses condoléances[31],[32],[33].

Les obsèques ont lieu le au bataillon du génie militaire à Bamako, en présence d'Assimi Goïta, des ministre de la Défense du Niger et celui de la Guerre du Burkina Faso, ainsi que du général Amara Camara, secrétaire général de la présidence de la Guinée[34],[35].

Porté par ses camarades de promotion de l'école militaire, son cercueil, déposé sur un chariot et recouvert par le drapeau national, est exposé au public invité sur la Place d’armes du 34e régiment du génie militaire de Bamako[36]. Ainsi, lors de la cérémonie, il a été élevé au titre de général d'armée à titre posthume par le général Assimi Goïta[37], tandis que les condoléances de la confédération AES ont été lues par le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique du Burkina Faso, le général de brigade Célestin Simporé[38]. L'oraison funèbre est lue par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga[9], suivi par un défilé militaire, avant la remise de la dépouille à la famille pour les cérémonies religieuses[39].

Vie privée

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Sadio Camara est marié et père de cinq enfants. L’une de ses filles a tenté le concours d’accès au Prytanée militaire alors qu’il en était le commandant, sans toutefois être admise[11].

Distinctions

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Notes et références

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  1. [vidéo] « Percée jihadiste, blocus de Bamako, affaiblissement russe : le point de bascule au Mali ? », FRANCE 24, , 26:45 min (consulté le )
  2. « Mali : Le colonel Sadio Camara, un autre maillon dans le putsch du Mardi », MaliKonokow.com,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. Aïssatou Diallo, « Mali: Who’s who in the Bamako coup », The Africa Report,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. a et b « Mali coup chief names new cabinet with army officers in key posts », Al Jazeera,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. Rédaction, « Mali : le Premier Ministre Choguel Maïga limogé après un discours incendiaire », sur Financial Afrik, (consulté le ).
  6. a b c d et e « Mali transitional government restores ousted Camara as defence minister », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. « Assimi Goita: who is Mali's new junta supremo? », APA News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. a et b « Sadio Camara : Un Homme de terrain avéré à la tête de la Défense et des Anciens Combattants ! », sur abamako.com (consulté le )
  9. a et b LEDJELY.COM, « Abdoulaye Maïga : « Nous ne céderons pas à la peur » », sur ledjely, (consulté le )
  10. [vidéo][Production de télévision] « FAMa | Retour sur le parcours militaire, Feu Général de Corps d'Armée Sadio CAMARA. », ORTM, dans journal de 20h, , 4:27 min, ORTM (consulté le )
  11. a et b « Général de Corps d'Armée Sadio CAMARA », sur Primature (consulté le )
  12. « Colonel Sadio Camara : «Les Forces armées maliennes ont une conscience très élevée de la mission» », sur abamako.com (consulté le )
  13. « Mali - Key Junta Figures », Read Cube,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. Fred Muvunyi, « Was Russia behind the coup in Mali? », Deutsche Welle,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. « UN mission in Mali calls for immediate release of detained president and PM », France24,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. « UN calls for immediate release of Mali President Bah Ndaw », BBC,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. « Wagner au Mali : Sadio Camara visé par des sanctions américaines », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
  18. « Mali : qui était Sadio Camara, ministre de la Défense de la junte tué par les djihadistes ? », sur Le Point.fr (consulté le ).
  19. « US imposes sanctions on three Malians linked to Wagner group -Treasury Dept website », Reuters (consulté le )
  20. a et b « Russia-related Designations », Office of Foreign Assets Control (consulté le )
  21. Elisabeth Pierson, « Mali : le ministre de la Défense mentionné comme «citoyen français» sur une liste de sanctions américaine », sur Le Figaro, (consulté le )
  22. « Au Mali, Assimi Goïta devient le plus haut gradé du pays », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  23. (en) Al Jazeera Staff, « Mali’s Defence Minister Sadio Camara killed amid coordinated attacks », sur Al Jazeera (consulté le ).
  24. « Mali : le numéro 2 de la junte, Sadio Camara, tué par les jihadistes », sur Libération, .
  25. « EN DIRECT - Mali: le ministre de la Défense Sadio Camara tué dans les attaques jihadistes », sur RFI, .
  26. « Mali : le ministre de la Défense a été tué après des combats entre l’armée et des djihadistes », sur Le Figaro, (consulté le ).
  27. « Attaques au Mali : Sadio Camara, ministre de la Défense, a été tué », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
  28. « Le ministre de la Défense du Mali a été tué, rapportent les autorités », sur La Presse, LaPresseFB, (consulté le ).
  29. (en-US) « Mali : deux jours de deuil national après l’assassinat du général Sadio Camara », sur Xalima, (consulté le ).
  30. « Deuil national au Mali après les attaques du JNIM et du FLA », sur dw.com (consulté le ).
  31. coulibaly adama, « Attaques simultanées au : Le Général Assimi Goïta console la mère du défunt général Sadio Camara », sur Mali 24, (consulté le ).
  32. « Mali : Le Pr Assimi Goïta rend hommage à la mère de l’ancien ministre Sadio Camara », sur SeneActu- Actualité au Sénégal, Politique, Économie, Sport (consulté le ).
  33. La rédaction de Mondafrique, « Réapparition d’Assimi Goïta auprès de la mère de Sadio Camara », sur Mondafrique, (consulté le ).
  34. « Obsèques du général Sadio Camara : le président Doumbouya a dépêché le général Amara Camara et Morissanda Kouyaté à Bamako », sur Mediaguinee.com, (consulté le ).
  35. Mohamed Bangoura, « Mali/Obsèques de feu Général Sadio Camara: la Guinée représentée par le Général Amara et Dr Morissanda », sur Mosaiqueguinee.com, (consulté le ).
  36. « Au Mali, un hommage national rendu au ministre de la Défense Sadio Camara », sur France 24, (consulté le ).
  37. Djabiga Soro, « Funérailles nationales de Sadio Camara : Abdoulaye Maïga rend un hommage appuyé à une figure majeure de l’armée malienne », sur AFRIK SOIR, (consulté le ).
  38. Serge Pacome ZONGO, « Obsèques nationales du Général Sadio Camara : Plus qu’un moment de recueillement, une promesse de vengeance ! », sur Burkina24.com – Actualité du Burkina Faso 24h/24, (consulté le ).
  39. « Mali : Des obsèques nationales pour rendre hommage au Général de corps d’armée Sadio Camara - leFaso.net », sur lefaso.net (consulté le ).

Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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