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Saarstahl Ascoval

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Saarstahl Ascoval
logo de Saarstahl Ascoval

Création 1975 : ouverture de l'aciérie par Vallourec
2016 : création par Ascometal et Vallourec
Forme juridique Société par actions simplifiée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Saint-SaulveVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Drapeau de l'Allemagne Saarstahl AG (depuis 2021)
Société mère Saarstahl
Site web www.ascoval.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Saarstahl Ascoval est une entreprise française, détenue par Saarstahl AG, exploitant une aciérie à Saint-Saulve, dans le département du Nord.

2016 : création de la coentreprise par Vallourec et Ascometal

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Ascoval est créée fin 2016, alors que Vallourec souhaite vendre son aciérie de Saint-Saulve, en tant que coentreprise détenue à 60 % par Asco Industries (Ascometal) et 40 % par Vallourec[1].

Le , Ascometal est placé en redressement judiciaire[2], puis repris par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach, qui ne souhaite pas conserver Ascoval. Après onze mois d'incertitude et de nombreux projets de reprises présentés par la société Altifort[3], celle-ci est désignée repreneur en . Mais la reprise est annulée deux mois plus tard car Altifort se révèle incapable d'apporter l'argent promis. Le 27 mars 2019, le tribunal de Grande Instance de Strasbourg laisse un nouveau délai d'un mois à Ascoval après le dépôt de quatre dossiers de reprise pour le site de Saint-Saulve[4]. Les groupes ayant déposé leurs dossiers de reprise sont : British Steel, Calvi Network, le fonds Secufund et l’industriel valenciennois Pascal Cochez[5],[6].

2019 : British Steel acquiert Ascoval

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En , c'est finalement le groupe British Steel Limited qui prend le contrôle d'Ascoval (ou plus précisément sa maison-mère Olympus Steel) ; mais il est déclaré en faillite quelques jours après[7].

En août 2020, l'offre de reprise du site de Saint-Saulve par le britannique Liberty Steel est validée par le tribunal de grande instance de Strasbourg et par le ministère de l'économie, en même temps que l'usine de rails d'Hayange. Les deux usines recycleront et fabriqueront des « rails verts » destinés au marché ferroviaire[8],[9]. Liberty Steel annonce en mai 2021 être à la recherche d'éventuels repreneurs[10].

2021 : l'allemand Saarstahl rachète Ascoval

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En août 2021, le groupe sidérurgiste allemand Saarstahl AG rachète le site de Saint-Saulve[11]. Dès lors, Ascoval devient « Saarstahl Ascoval »[12].

En novembre de la même année, les syndicats de l'usine alertent les médias de la possible délocalisation temporaire en Allemagne de la moitié de la production malgré un carnet de commande plein[13]. La décision est annulée quelques jours plus tard[14].

L'aciérie est démarrée en 1975 par la Société des Aciéries d'Anzin. C'est une unité moderne, conçue autour d'un four à arc électrique de 60 tonnes et d'une coulée continue capable de couler des ronds de 120 à 210 mm de diamètre, destinés à la production de tubes[15].

Notes et références

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  1. « Vallourec cède l'aciérie de Saint-Saulve à Asco Industries », Capital.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. Philippe Bohlinger, « Le sidérurgiste français Ascometal placé en redressement judiciaire », sur usinenouvelle.com, (consulté le ).
  3. Dans le Nord, l’impossible accord de reprise de l’aciérie Ascoval, Le Monde, 24 octobre 2018.
  4. « Nouveau sursis d’un mois pour l’aciérie Ascoval, en attente de reprise », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. « Ascoval : dernière ligne droite pour la reprise, British Steel grand favori », sur Le Monde, .
  6. « Saint-Saulve L’industriel Pascal Cochez candidat surprise à la reprise d’Ascoval », sur La Voix du Nord, .
  7. Quentin Vasseur, « Ascoval Saint-Saulve : de l'espoir d'Altifort à la reprise par Liberty Steel, la saga de l'aciérie en dix épisodes », sur France 3 Hauts-de-France, (consulté le ).
  8. « Reprise d'Ascoval à Saint-Saulve : "Nous allons investir", promet le nouveau propriétaire », sur France 3 Hauts-de-France (consulté le ).
  9. Pauline Bayart, « Ascoval. L’aciérie de Saint-Saulve reprise par le groupe britannique Liberty | L'Observateur » (consulté le ).
  10. « Ascoval et Hayange : le groupe Liberty Steel cherche des repreneurs éventuels », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. « La justice valide la reprise des sites d'Ascoval et d'Hayange par Saarstahl », sur Les Echos, (consulté le ).
  12. « New names for quality manufacturers in the rail and “green steel” markets », sur www.saarstahl.de (consulté le ).
  13. « Nord : vers une délocalisation de la production de l'aciérie Ascoval en Allemagne ? », sur Franceinfo, (consulté le ).
  14. « Le propriétaire d'Ascoval renonce à transférer de l'activité en Allemagne », sur www.20minutes.fr (consulté le ).
  15. (en) Roman V. Sondermayer, Mineral yearbook : The mineral industry of France, USGS, (lire en ligne), p. 401

Articles connexes

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