Saëb Salam

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Saëb Salam
صائب سلام
Saëb Salam (à gauche) et Kamal Joumblatt (à droite)
Saëb Salam (à gauche) et Kamal Joumblatt (à droite)
Fonctions
Président du Conseil des ministres libanais

(2 ans 6 mois et 12 jours)
Président Soleimane Frangié
Prédécesseur Rachid Karamé
Successeur Amine Hafez

(1 an 2 mois et 29 jours)
Président Fouad Chéhab
Prédécesseur Ahmad Daouk
Successeur Rachid Karamé

(3 mois et 15 jours)
Président Camille Chamoun
Prédécesseur Ahmad Daouk
Successeur Rachid Karamé

(4 jours)
Président Béchara el-Khoury
Prédécesseur Nazem Akkari
Successeur Abdallah al-Yafi
Biographie
Nom de naissance Tammam Salam
Date de naissance
Lieu de naissance Beyrouth (Liban)
Date de décès (à 95 ans)
Lieu de décès Genève (Suisse)
Nationalité libanaise
Parti politique Indépendant
Conjoint Tamima Mardam Beik
Enfants Tammam Salam
Religion Islam sunnite
Résidence Grand Sérail (Beyrouth)

Saëb Salam
Présidents du Conseil des ministres libanais

Saëb Salam (en arabe : صائب سلام), né le 17 janvier 1905 à Beyrouth et mort le 23 janvier 2000[1] à Genève, est un homme d'État libanais, qui a occupé quatre fois le poste de président du Conseil entre 1952 et 1973.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’une importante famille sunnite de Beyrouth, sa carrière politique a commencé en 1941 luttant contre le mandat français au Liban, aux côtés du leader tripolitain Abdel Hamid Karamé. En 1943, Salam est élu député sunnite de Beyrouth. Il est nommé ministre de l'Intérieur en 1946. Le il est désigné président du Conseil, mais son gouvernement ne dure que quatre jours, à cause de la démission du président de la République, Béchara el-Khoury, sous la pression des grèves et des manifestations. Le , le nouveau président Camille Chamoun le nomme pour former le gouvernement, qui durera jusqu’au 16 août de la même année.

Il occupa en 1956 le poste de ministre du Pétrole dans le gouvernement d'Abdallah al-Yafi. Mais il démissionna avec al-Yafi en protestation à la position pro-occidentale de Camille Chamoun lors de la crise du canal de Suez. Il perdit son siège de député lors des élections de 1957, tout comme Al-Yafi, Rachid Karamé et Kamal Joumblatt, lors d’un scrutin contesté. Une révolte armée éclata alors en 1958 contre la politique pro-américaine du président Chamoun. Celle-ci touchera à sa fin avec l'élection de Fouad Chéhab à la présidence de la République.

Saëb Salam redevient président du Conseil entre le et le , avant de se brouiller avec Chéhab, qu'il accuse de mettre en place un État policier au Liban. Son opposition au chéhabisme continue avec l'élection du dauphin de Chéhab, Charles Helou, en 1964. En 1970, il mène la campagne pour l'élection de Soleimane Frangié à la Présidence, qui sera alors élu par une voix d'écart face à Elias Sarkis, candidat chéhabiste. Frangié nomme Salam président du Conseil le . Celui-ci démissionne le à la suite de l'attaque menée par un commando israélien à Beyrouth contre des activistes palestiniens. Il déclare alors qu’il n'acceptera plus le poste de président du Conseil. Cependant, il conserve son influence. En 1982, avec l'invasion israélienne, il jouera les médiateurs entre l’envoyé américain et l'OLP de Yasser Arafat pour assurer le retrait des milices palestiniennes du Liban. Il s'est opposé à l'élection de Bachir Gemayel en 1982 mais s'est réconcilié avec lui après le scrutin. Après l’assassinat de Gemayel, il soutiendra l’élection de son frère, Amine Gemayel à la présidence et convaincra la majorité des députés musulmans à faire de même.

En 1985, Salam s'exile en Suisse, après avoir survécu à deux tentatives d'assassinat. Ses positions modérées exprimées lors des conférences des paix de Genève et de Lausanne lui seront reprochées par la Syrie et les musulmans radicaux. Depuis la Suisse, il joue un rôle clé dans les négociations des accords de Taëf de 1989.

Entre 1957 et 1982, Saëb Salam a dirigé la fondation Makassed. C'est son fils, Tammam Salam, futur président du Conseil, qui lui succède.

Il est victime d'une crise cardiaque et meurt le .

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) [1]