STX France

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STX France
Image illustrative de l'article STX France

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés 1976-2006 Alstom actionnaire principal
2006 : rachat par Aker Yards
2008 : rachat d'Aker Yards par STX
Forme juridique société anonyme à conseil d'administration
Siège social Drapeau de la France Saint-Nazaire Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Laurent Castaing
Actionnaires STX Europe (66,66 %)
Bpifrance (État français) (33,34 %)
Activité construction navale
Produits navires
Société mère STX Europe (STX Offshore & Shipbuilding)
Effectif 2 660 employés
Site web stxfrance.fr/

STX France (précédemment Alstom marine, jusqu'en mars 2006, puis Aker Yards) est une société de construction navale de la branche française de STX Europe, filiale du groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding, dont la situation financière est fragile[1]. La société regroupe les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire et de Leroux Naval à Lorient. Le site de Lorient est vendu en octobre 2016, tandis que les chantiers de Saint-Nazaire viennent d'être rachetés par le constructeur naval italien Fincantieri. Cependant, en juillet 2017, les chantiers sont nationalisés par l'État français empêchant de facto la société Fincantieri de devenir actionnaire majoritaire des chantiers.

Historique[modifier | modifier le code]

Le groupe industriel français Alstom et les Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire fusionnent en octobre 1976 pour devenir Alstom-Atlantique[2]. Le groupe Alsthom qui devient Alstom en 1998 constitue la division Alstom marine autour des Chantiers de l'Atlantique et d'Alstom Leroux Naval, chantier naval situé à Lorient.

Le plus gros yacht construit par Alstom Marine est le Kogo (72 mètres de long — mis à l'eau en 2006) et le plus gros navire de croisière est l'Harmony of the Seas (362 mètres de long - mis à l'eau en mai 2016).

La branche est vendue en 2006 aux chantiers navals norvégiens Aker Yards[3]. En 2008, Aker Yards est racheté par le coréen STX Offshore & Shipbuilding devenant STX Europe, et en 2010 les 16 % de parts qu'Alstom détient encore sont cédées à STX Europe[4].

En , le groupe STX annonce envisager la cession de ses chantiers, dont STX France, dans le cadre d'un plan de désendettement qui le conduirait à se retirer de sa participation en France, en Finlande et en Chine[5].

Le 13 mars 2014, le sud-coréen STX annonce vendre les chantiers STX Europe (donc Saint-Nazaire, Lorient et Turku) au mois de juin 2014[6].

En 2016 la compagnie de croisière MSC annonce la commande de 4 navires à STX France, pour une somme totale de 4 milliards d'euros.

En mai 2016, la maison-mère STX Offshore and Shipbuilding est placée en redressement judiciaire, et STX France est officiellement mis en vente le 19 octobre par la justice sud-coréenne qui lance un appel d'offres devant se clore début janvier 2017.

Les chantiers de Lorient sont vendus en septembre 2016 à Kership (filiale de Piriou et de DCNS)[7].

Le , le tribunal de commerce du district central de Séoul désigne le groupe italien Fincantieri, leader du secteur, pour reprendre les chantiers français, qui appartenaient jusqu’à présent au conglomérat sud-coréen STX[8]. Il est à noter que pour les Européens, le leadership dans le secteur de la construction de paquebot doit être maintenu pour des raisons stratégiques et l'État, actionnaire, est peu enclin à céder à la Chine un pan de cette économie européenne - Fincantieri étant associé à une entreprise chinoise, China State Shipbuilding[8].

En , le nouveau gouvernement français annonce une nationalisation temporaire de STX France afin de "défendre les intérêts stratégiques de la France", après l'échec des discussions avec le groupe italien Fincantieri[9],[10]. Pour Rome il s'agit d'une "décision grave"[11].

Activité[modifier | modifier le code]

STX Europe est présent en France à travers STX France composé de  :

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le constructeur naval coréen STX proche de la liquidation judiciaire », sur www.lemarin.fr (consulté le 26 mai 2016)
  2. « Les années 80 : le retour des paquebots », sur stxeurope.com.
  3. Aker Yards et Alstom Marine concluent la transaction.
  4. ALSTOM vend à STX sa participation à Saint-Nazaire, Capital, .
  5. « Chantier naval de Saint-Nazaire : le coréen STX envisage de se retirer » dans lesechos.fr le 3/5/2013.
  6. Agance Yonha, « La KDB achèvera la vente de STX Europe en juin prochain », sur Yonhap, .
  7. « STX Lorient sous pavillon Kership dès le 1er octobre » (consulté le 4 janvier 2017).
  8. a et b Denis Cosnard, « Les chantiers de Saint-Nazaire repris par l’italien Fincantieri », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Denis Cosnard et Cédric Pietralunga, « Bruno Le Maire annonce la nationalisation des chantiers navals STX de Saint-Nazaire », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. avec AFP, « Bruno Le Maire annonce la nationalisation de STX », Le Figaro.fr,‎ (lire en ligne)
  11. « Le gouvernement nationalise «temporairement» les chantiers de Saint-Nazaire », sur Le Figaro,

Liens externes[modifier | modifier le code]