SOS Papa

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SOS Papa
Logo de l'organisation

Devise : « Nous avons droit à nos deux parents »

Situation
Région France
Création
Type Association à but non lucratif
Organisation non gouvernementale
Siège Paris, France
Langue Français
Organisation
Fondateur Michel Thizon

Site web SOSPapa.net

SOS Papa est une ONG française qui entend promouvoir l'importance et le maintien des liens affectifs des enfants envers leurs deux parents, en cas de divorce ou de séparation parentale[1].

L'association[modifier | modifier le code]

SOS Papa s'est voulue membre de l'UNAF (Union nationale des associations familiales) pour tenter de bénéficier d'un agrément de principe depuis le 24 novembre 2005. Cet agrément deviendrait définitif si l'association qui se veut nationale était soutenue dans 20 départements[2].

Le cofondateurs de SOS Papa, Michel Thizon est chevalier dans l’ordre national de la Légion d'honneur notamment pour ses services rendus en tant qu'administrateur d’une caisse d’allocations familiales[3].

Opinions[modifier | modifier le code]

Selon l'association AIDDF (Association Internationale des Droits Fondamentaux), 1,3 million de pères seraient exclus de l'éducation de leurs enfants par décision de justice[4].

Le rapport de l'Assemblée Nationale « Au nom de la mission d'information sur la famille et les droits des enfants » de 2006 rédigé par M. Patrick Bloche et Mme Valérie Pécresse, affirme que « parmi les enfants de parents séparés qui vivent avec leur mère, soit 85 % de l’ensemble de ces enfants, 42 % voient leur père plus d’une fois par mois, 19 % moins d’une fois par mois et 34 % ne le voient jamais »[5].

Dans un article du Figaro en date du 18 février 2013, un juge aux affaires familiales de la région parisienne affirme que dans 80 % des cas, c'est la mère qui a la garde de l'enfant, 1 % des pères en a la garde exclusive et 12 % sont des gardes alternées, en 2010[6].

Revendications[modifier | modifier le code]

Le droit à la coparentalité, à savoir l'exercice équitable du père et de la mère à éduquer leurs enfants après une séparation ou un divorce constitue la principale revendication de l'association SOS Papa.

L'association revendique le droit à l'égalité effective en matière de justice familiale et de justice pour enfant, afin que le droit du père soit pris en considération avec la même valeur par les magistrats, procureurs, services de police, gendarmerie, pédiatres, médecins et travailleurs sociaux.

Elle revendique également le droit des enfants séparés à la suite d'un divorce ou une séparation d'être élevé autant par le père et par la mère suivant le principe de la résidence alternée[7].

L'association SOS Papa prône une plus grande équité pour les décisions de justice familiale[8], Christiane Taubira notant que la forte féminisation de la magistrature en France[9] pouvait poser des problèmes.

La juriste Hélène Gaumont-Prat, dénonce « la diabolisation de la résidence alternée, en France, par des psychanalystes »[10][source insuffisante]. Dans le même but, la psychologue et chercheuse Joan B. Kelly en précise les effets dans une de ses études « maternal preference was reinforced by untested psychoanalytic theory that focused on the exclusive importance of the mother »[11]

 [réf. à confirmer].

Critiques[modifier | modifier le code]

L'association SOS Papa se réclame du féminisme dans la mesure où elle prône l'équité parentale et le partage des tâches éducatives des enfants[12].

Les politistes Anne Verjus et Marie Vogel pointent que la revendication d'égalité dans l'éducation des enfants de SOS Papa se limite à l'après-divorce et à la sphère privée : l'association ne milite « ni pour la reconnaissance de la paternité active dans le cadre de l’entreprise, ni pour sa promotion dans l’espace public ou dans l’éducation des enfants ». De plus, la résidence alternée n'est pas, en dépit de ses avantages supposés pour l'enfant, présentée comme un impératif mais comme «  une affaire de choix personnel et d’opportunité » pour les pères. Selon la revue Sciences humaines, SOS Papa réclamerait un droit à l'enfant pour les pères quand les féministes le conditionneraient à l’investissement du père dans l'éducation des enfants avant la séparation[13].

En 2013 le nombre total des enfants vivant dans une famille monoparentale est de 2,6 millions[14]. Ces familles monoparentales comprennent des typologies différentes telles que la monoparentalité choisie ou subie (veuvage, séparation, abandon). Pour ce qui est des familles monoparentales issues de la séparation, elles peuvent avoir pour chef de famille le père ou la mère. Une étude du Ministère de la justice publiée en 2013 constate que 80% des parents choisissent ensemble le lieu de résidence de leurs enfants, 10 % des situations sont conflictuelles et 10 % (dont 8 % des pères) ne se prononcent pas sur la résidence de l'enfant). C'est ainsi que les parents choisissent majoritairement ensemble la résidence chez la mère à 71 %, avec des droits de visite et hébergement classiques ou élargis accordés aux pères[15]. Cette même étude révèle que 93,4 % des décisions des juges aux affaires familiales sont rendues conformément à la demande des pères. Le Ministère de la Justice estime que si 18,8 % des pères font la demande de résidence alternée, ils l’obtiennent à 17,3 %, l'intérêt supérieur de l'enfant étant cité comme motif pour ne pas accorder la résidence alternée de l'enfant aux 1,5 % des pères qui la demandent, mais ne l'obtiennent pas.

Une enquête INED 2015 pointe d'ailleurs le fait que le facteur principal de « l'exclusion » des pères séparés de la vie de leurs enfants est la situation maritale des pères-eux mêmes. 14 % ne voient pas leurs enfants lorsqu'ils vivent seuls. Ce chiffre grimpe à 24 % des pères séparés lorsqu'ils se sont de nouveau remis en couple, avec l'arrivée d'un nouvel enfant[16].

Travaux parlementaires[modifier | modifier le code]

SOS Papa participe régulièrement à des réunions et tables rondes sur les thèmes de la coparentalité, de la famille et de la résidence alternée. Elle soumet des propositions de lois aux parlementaires, s'exprime au Sénat[17][source insuffisante] et auprès des ministres[18][source insuffisante].

En mai 2009, SOS Papa a soutenu la proposition de loi n° 3834 déposée par les députés Richard Mallié et Jean-Pierre Decool visant à soutenir la résidence alternée [19].

L'association SOS Papa soutient le projet de loi n° 309 visant à préserver l’autorité partagée et à privilégier la résidence alternée pour l’enfant en cas de séparation des parents[20].

Présence dans les médias[modifier | modifier le code]

L'association fait parler d'elle dans les journaux et dans des émissions télévisées, à travers les témoignages de ses adhérents[21], de ses porte-paroles[22] mais aussi lors d'affaires médiatisées[23].

L'association SOS Papa est également présente dans les médias pour dénoncer les violences conjugales faites aux hommes. Cette présence se fait à travers des articles de presse[24],[25],[26],[27],[28],[29] et également sur des radios[30],[31].

En février 2013, SOS Papa apporte son soutien à deux pères (membres de l'association « SVP Papa » et l'autre membre également de SOS Papa) montés en haut de grues à Nantes pour réclamer la garde de leurs enfants[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel SP
  2. Communiqué de presse n° 1.24.11.05 de l'UNAF - http://www.unaf.fr/article.php3?id_article=2823
  3. « Journal Officiel du Samedi 14 juillet 2007 », sur http://www.lefigaro.fr/, (consulté le 25 juin 2018)
  4. Mahor Chiche, « "Les droits des pères sont-ils bafoués par la justice française ?" », sur Libération.fr,
  5. "Rapport Assemblée Nationale N° 2832 25 janvier 2006 p. 212 AU NOM DE LA MISSION D’INFORMATION SUR LA FAMILLE ET LES DROITS DES ENFANTS Patrick BLOCHE, Valérie PECRESSE" [1]
  6. Delphine de Mallevoüe, « La médiation familiale une aberration selon SOS Papa », sur Le Figaro.fr,
  7. Proposition de loi 3834 [2]
  8. Mathieu Deslandes, « Taubira veut plus de mecs chez les juges : c’est quoi le problème ? », sur L'Obs,
  9. « Taubira veut plus d’hommes chez les juges : c’est quoi le problème ? »
  10. Hélène GAUMONT-PRAT, Professeur à l'Université Paris VIII - Directeur du Laboratoire Droit de la Santé (EA 1581) - Etude 15 dans Droit de la famille n° 7 de Juillet 2012 : "La résidence alternée à l’épreuve du droit comparé(France-Belgique)"
  11. Joan B. Kelly - Children’s Living Arrangements Following Separation and Divorce: Insights From Empirical and Clinical Research
  12. "Madame Evelyne Sullerot Marraine de l'association SOS PAPA" SOS Papa, "une association féministe qui veut l'égalité entre papas et mamans", interview de Fabrice Mejias, Terrafemina, 18 février 2013
  13. « Des papas lésés ? », Sciences Humaines (revue), 14 mai 2013
  14. « En France, combien d’enfants vivent dans une famille monoparentale ? - Foire aux questions - Les mémos de la démo - Ined - Institut national d’études démographiques », sur www.ined.fr (consulté le 16 mars 2018)
  15. « La résidence des enfants de parents séparés », sur justice.gouv.fr (consulté le 17 novembre 2019)
  16. « Quand la séparation des parents s’accompagne d’une rupture du lien entre le père et l’enfant », sur Ined - Institut national d’études démographiques (consulté le 16 mars 2018)
  17. Journée d'audition du 23 mai 2007 sur la résidence alternée, Sénat, Salle Clemenceau
  18. Entretien du 19 septembre 2007 avec Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de la Solidarité et des Relations Sociales, chargé de la Famille.
  19. PROPOSITION DE LOI n° 3834 visant à préserver l’autorité partagée et à privilégier la résidence alternée pour l’enfant en cas de séparation des parents [3]
  20. PROPOSITION DE LOI n°309 visant à préserver l’autorité partagée et à privilégier la résidence alternée pour l’enfant en cas de séparation des parents [4]
  21. Fabrice D., invité sur le plateau de Jean-Luc Delarue, Ça se discute sur France 2 le
  22. Anny Duperey, invitée de l'émission Thé ou Café sur France 2 le
  23. Faire un enfant dans le dos est-il illégal, TF1 LCI
  24. VSD le [5]
  25. Le Point le [6]
  26. 20 minutes le [7]
  27. Le Figaro le [8]
  28. Le Journal des femmes le [9]
  29. [10]
  30. France Inter le [11]
  31. RFI le [12]
  32. SOS Papa soutient les deux pères retranchés en haut d'une grue à Nantes, 16 février 2013, Le Parisien

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]