SOFICO

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Société de financement complémentaire des infrastructures
Situation
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Création 1994
Type Organisme d'intérêt public régional
Domaine Travaux publics
Siège R. Canal de l'Ourthe 9 4031 Angleur
Coordonnées 50° 36′ 49″ N, 5° 36′ 32″ E
Organisation
Administrateur délégué Jacques Dehalu (PS)

Site web sofico.org
Géolocalisation sur la carte : Liège
(Voir situation sur carte : Liège)
Société de financement complémentaire des infrastructures
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Société de financement complémentaire des infrastructures

La SOFICO, acronyme de Société de Financement Complémentaire des infrastructures a été créée en 1994 par le Gouvernement wallon qui lui a confié la mission d’accélérer la construction des chaînons manquants ou goulets d’étranglement situés sur les axes transeuropéens des réseaux autoroutier et fluvial wallon.

Réhabilitation et gestion du réseau structurant[modifier | modifier le code]

C’est par décret que, le , le Gouvernement wallon a confié la gestion du réseau routier structurant à la SOFICO.

Désignée maître d’ouvrage, elle finance, réalise, entretient et exploite ainsi 1 200 km d’autoroutes et 600 km de routes régionales stratégiques 2X2 bandes ce qui représente 52,3 % du trafic routier en Région wallonne. Des missions accomplies avec l’appui technique du Service public de Wallonie (SPW – DGO1).

Depuis , la SOFICO a lancé une dynamique visant à réhabiliter le réseau structurant de Wallonie grâce au « Plan routes » : 500 millions d’€ HTVA sont investis dans 300 chantiers.

Ce plan permettra d'atteindre plusieurs objectifs :

  • Améliorer la qualité et le confort sur les routes et autoroutes ;
  • Renforcer la sécurité ;
  • Diminuer les problèmes de mobilité ;
  • Accélérer la rénovation du réseau tout en contenant les coûts de réhabilitation et de maintenance ;
  • Assurer l'emploi de 10 000 personnes durant plusieurs années.

Le « Plan routes » est une base de données comprenant les chantiers prioritaires répertoriés sur le réseau. Il a été élaboré selon une méthodologie inédite de hiérarchisation multicritères suivant un processus en 4 étapes:

  1. Inventaire des chantiers à réaliser ;
  2. Hiérarchisation de ces chantiers en fonction de plusieurs critères notamment la sécurité, la mobilité et l’impact environnemental ;
  3. Planification des travaux ;
  4. Suivi des chantiers.

Ce classement évolutif est donc actualisé régulièrement. Certains chantiers sont terminés, d'autres en cours de réalisation ou programmés dans les prochains mois ou prochaines années.

Les contrôles des chantiers sont renforcés et la garantie des travaux effectués a été allongée : de 3 à 5 ans pour un chantier de réfection, de 3 à 10 ans pour une rénovation en profondeur.

Autres missions[modifier | modifier le code]

Outre ces activités, et pour accroître l’autofinancement de ses activités, la SOFICO a hérité d’autres missions. Ainsi, elle gère les aspects domaniaux annexes : les 56 aires de repos de Wallonie, son réseau de télécommunications et de pylônes multi-opérateurs, ainsi que son parc de centrales hydroélectriques, éoliennes et photovoltaïques pour assurer le meilleur autofinancement de l’ensemble de ses projets.

À travers ses missions, la SOFICO développe des solutions innovantes et novatrices en matière de grands travaux publics afin de favoriser la mobilité qui constitue l’un des défis du développement économique de la Wallonie.

Chantiers[modifier | modifier le code]

Sur les 6 grands chantiers initiaux, quatre ont été réalisés :

deux autres chantiers sont en cours de réalisation :

  • La nouvelle écluse d’Ivoz-Ramet (travaux en cours) ;
  • Le dédoublement de la N5 (E420).

Budget[modifier | modifier le code]

D'après Philippe Henry, qui succède à Carlo Di Antonio en tant que ministre du Climat, des Infrastructures, de l'Énergie et de la Mobilité en Wallonie, ce dernier aurait, pour des motifs électoralistes, lancé plus de chantiers que la Sofico ne pouvait en supporter financièrement, créant un trou de 140 millions dans les finances[1],[2]. La Sofico obéit pourtant à une charte de gouvernance et est surveillée par un comité d’audit attentif notamment aux finances et des commissaires du gouvernement[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Un trou béant dans les caisses de la Sofico », sur RTBF Info, (consulté le 13 mars 2020)
  2. « "Chaos" dans les finances de la Sofico », sur L'Echo, (consulté le 15 mars 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]