SNK

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SNK Corporation
Image illustrative de l'article SNK

Création 1973
2016 : Nouveau départ
Dates clés 1973 : Shin Nihon Kikaku
1978 : SNK Corporation
1990 : Neo-Geo MVS et AES
2000 : Rachat par Aruze
2001 : Faillite
2016 : Nouveau départ
Disparition 2001
(Recréation : 2016)
Fondateurs Eikichi Kawasaki
Personnages clés Eikichi Kawasaki
Slogan The Future Is Now
Siège social Drapeau du Japon Suita, Ōsaka Voir et modifier les données sur Wikidata (Japon)
Direction Koichi Toyama
Activité Développement et édition :
  • Jeu vidéo
  • Logiciel
  • Matériel informatique
  • Système de jeu vidéo

Création et gestion :

Produits Système de jeu :

Jeu vidéo :

Société mère Leyou Millenium
Filiales SNK USA Corporation
Site web (ja) Site officiel de Nouveau SNK Corporation (archive)

SNK Corporation est une entreprise japonaise fondée en 1973 et basée à Ōsaka, dont l'activité est la planification, le développement et l'édition de jeux vidéo et de systèmes de jeu vidéo, ainsi que la création et la gestion de centres de divertissement[1]. Parmi les produits plus célèbres de la marque, figurent le Neo-Geo MVS, un système d'arcade également commercialisé en version console de jeux vidéo de luxe : la Neo-Geo AES, les séries des jeux Fatal Fury, The King of Fighters ou Metal Slug. Après des tentatives infructueuses pour s'imposer sur le marché des consoles de salon et des consoles portables, SNK connaît de grosses difficultés financières. Aruze rachète l'entreprise en 2000, mais de mauvaises orientations et stratégies font sombrer SNK. Juste avant la faillite de SNK en 2001, le fondateur de la société crée une entreprise nommée BrezzaSoft, puis crée la société Playmore qui sera renommée SNK Playmore et détenant tous les droits des propriétés intellectuelles de SNK[2],[3],[4]. La société "SNK Playmore Corporation" prend officiellement le nom "SNK Corporation" le 1er décembre 2016[5].

Historique[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, Eikichi Kawasaki, un ex-boxeur (la prépondérance de jeux d'action et de combat créés par SNK serait due à l'influence du fondateur), gère un café ainsi qu'une entreprise de génie civil à Ōsaka. En 1973, il rachète une société d'appareils électriques de Kobe qui nécessite l'apport de fonds en raison de difficultés financières, puis fonde Shin Nihon Kikaku qu'il va présider quasiment jusqu'à sa disparition en 2001. Shin Nihon Kikaku (新日本企画?) peut être traduit par « nouveau projet japonais ». Eikichi Kawasaki se rend compte rapidement de la formidable croissance du secteur des jeux d'arcade et décide d'élargir les activités du groupe en lançant la production et le marketing dans cette branche. Le , l'entreprise Shin Nihon Kikaku Corporation est reconstituée en société à Higashiōsaka[6],[7].

Logo de Shin Nihon Kikaku

Vers 1980, l'entreprise adopte le nom de SNK, sigle de la transcription en rōmaji de son nom original, Shin Nihon Kikaku. Jusqu'au milieu de l'année 1980, SNK signe ses jeux « Shin Nihon Kikaku ». C'est ainsi que sort le premier jeu de la société, Ozma Wars, en 1979 sur un système d'arcade conçu par Taito. Dès 1980, SNK fabrique son propre système appelé Rock-Ola sur lequel paraît Vanguard, considéré comme le précurseur des jeux vidéo de type shoot them up à scrolling horizontal, comme R-Type ou Gradius. SNK confie la distribution de ses jeux en Amérique du Nord à Centuri, mais motivé par les bénéfices effectués sur ce nouveau secteur, décide finalement de fabriquer et distribuer elle-même ses produits.

Logo SNK de 1982 combiné avec l'ancien logo de 1978 (S - Leisure System)

Le , une filiale américaine est fondée sous le nom de SNK Electronics Corporation et s'établit à Torrance en Californie (États-Unis)[réf. nécessaire]. L'objectif de la filiale est de distribuer sa propre et unique marque de jeux d'arcade en Amérique du Nord. Le président sera John Rowe, futur fondateur de Tradewest et président et directeur général de High Moon Studios (Sammy Studios). SNK déménage pour Ōsaka en novembre 1982. Malgré le krach du jeu vidéo de 1983, SNK réussit à signer un accord avec Nintendo (qui réussit à survivre à cette crise, contrairement à Atari ou le géant du jouet Mattel) afin de développer ou réaliser des portages de ses jeux sur NES. À ce titre, une nouvelle filiale américaine est créée sous le nom de SNK Home Entertainment, basée à Torrance en Californie (États-Unis). C'est à ce moment-là que les dirigeants de la filiale américaine du secteur arcade quittent SNK pour créer Tradewest (qui éditera entre autres Ikari Warriors).

La majorité des systèmes produits par SNK ont une durée de vie très courte et peu de jeux y sont développés. SNK poursuit ses activités en produisant de multiples systèmes d'arcade. Jusqu'en 1986, les systèmes sont animés par des processeurs Zilog Z80 et des puces audio Yamaha. Quelques gros succès, sur la lancée des réussites comme Vanguard, sortent sur les différentes bornes d'arcade SNK : Marvin's Maze, Main Event, T.N.K. III et le cultissime Ikari Warriors qui connaîtra une suite à succès[8],[9],[10].

Même si le sigle SNK est déjà utilisé pour signer les jeux depuis 1980, SNK décide en avril 1986, de changer de nom pour prendre officiellement les initiales de la transcription de son nom en rōmaji, mais la justice japonaise refuse, comme pour ADK ou TDK. SNK a donc été obligé d'utiliser une version approchante en katakana signifiant SNK (エス・エヌ・ケイ?). Elle déménage la même année pour Suita[11]. Durant cette même année, la filiale américaine SNK Corporation of America voit le jour à Sunnyvale en Californie (États-Unis)[12],[13]. À partir de l'année 1987, SNK utilise un processeur Motorola, le 68000, qui va permettre aux jeux de progresser comme Psycho Soldier, Chopper I, Guerrilla War, P.O.W.: Prisoners of War, SAR: Search And Rescue ou le mythique Beast Busters[14],[15].

Le logo Neo-Geo

Dès 1988, SNK pense et développe un système sur une idée simple, la modularité. Le , SNK lance le système Neo-Geo, décliné en deux versions, la Neo-Geo MVS en arcade et la console de salon Neo-Geo AES. Le Neo-Geo MVS devient un succès planétaire immédiat, de par sa modularité et la qualité de ses jeux, elle est capable d'accueillir plusieurs jeux à la fois, le choix du jeu se fait par le joueur par l'intermédiaire des commandes de la borne. C'est un tabac monstrueux pour SNK, ce système de jeux à cartouche modulable connaît un engouement phénoménal et touche tous les joueurs d'arcade de la planète, avec des jeux de qualité aussi bien au niveau des graphismes que du gameplay, tels que Fatal Fury, The King of Fighters ou Metal Slug[16],[17],[18],[19]. SNK n'ayant fait aucun compromis sur le matériel, la Neo-Geo AES est composée de la même base que le Neo-Geo MVS, elle est donc bien plus puissante que les consoles de la concurrence. La Neo-Geo AES se place sur le marché en tant que console haut de gamme et propose l'avantage de retrouver tous les titres arcade à la maison, ce qui est un avantage sur les autres consoles de l'époque, la Super Nintendo et la Mega Drive qui ne faisaient qu'imiter les jeux d'arcade (de gros sprites et des arrière-plans très colorés). SNK enchaîne les jeux à succès et sort près de 160 jeux sur ce système, sur près de 14 ans d'exploitation, ce qui fait du Neo-Geo, le système le plus exploité (avec l'Atari 2600) ; autant dire que la Neo-Geo va marquer à jamais l'histoire du jeu vidéo[20],[21],[22],[23],[24],[25].

SNK va surfer plusieurs années sur le succès du Neo-Geo. Peu après le lancement de la Neo-Geo AES, SNK lance sa campagne publicitaire agressive « weenie » aux États-Unis. Impossible de passer à côté des pubs SNK si vous ouvrez un magazine consacré aux jeux vidéo ou si vous mettez les pieds dans une salle d'arcade. Weenie est un jeu de mot, c'est un mot anglais qui signifie « saucisse », « petit pénis » ou « personne inefficace et faible »[26],[27],[28]. La campagne se base sur des publicités qui traitent les utilisateurs de jeux/bornes Sega, Nec, et Nintendo de weenie alors que s'ils jouent sur SNK, ils seront de vrais hot-dogs[29],[30]. SNK enchaîne rapidement avec la campagne « Bigger, Badder, Better », symbolisée par le menaçant pitbull qui sert de mascotte[31]. Encore une fois le principe est de dire, la Neo-Geo est « plus gros, plus mauvais, meilleur » que Sega, Nec ou Nintendo. Le pitbull, gueule ouverte et crocs à l'air, véritable image emblématique du Neo-Geo, renforce le slogan. Alors que la campagne weenie proposait des publicités comparatives péjoratives pour ses concurrents, entre la Neo-Geo et la TurboGrafx, la Super Nintendo et la Genesis, celle-ci se contente d'évoquer sa supériorité par son slogan et ne fait que mentionner les capacités des différents systèmes ; le Neo-Geo est en effet plus performant que tous ces systèmes. La campagne se déploie également dans les magazines et dans les salles d'arcade. La campagne « Bigger, Badder, Better a également fait d'un conseiller de jeu de chez SNK un personnage culte de l'entreprise. Dans ces prospectus publicitaires, sous le nom de Game Lord, Chad Okada[32] offrait des informations et avant-premières des jeux Neo-Geo allant sortir, ainsi que des astuces pour les jeux les plus populaires du moment. Chad Okada est même devenu une sorte de mascotte non officielle de SNK grâce à ces publicités, ainsi qu'en répondant au courrier des fans, et en apparaissant à divers évènements du monde du jeu vidéo (Consumer Electronics Show ou ). Motivé par le succès de la campagne, SNK décidera par la suite, de rajouter aléatoirement, la photo du pitbull sur son label qualité de ses cartouches (Neo-Geo AES)[33]

Le succès du Neo-Geo va permettre à SNK d'ouvrir des filiales, un peu partout dans le monde. En 1991, SNK Corporation of America déménage et rejoint SNK Home Entertainment Torrance et les deux filiales sont fusionnées l'année suivante sous l'appellation SNK of America. SNK Asia Limited ouvre ses portes à Hong Kong en 1992 (Chine, depuis 1997), pour mieux accéder au marché asiatique. Neo Geo do Brasil Limited est lancé en 1993 à São Paulo au Brésil, pour distribuer les produits SNK dans le pays[34],[35]. En mai 1994 SNK lance SNK Europe Limited, basée à Londres (Angleterre). En 1995, Neo-Creation Inc. est créé à Honolulu (Hawaï)[36],[37]. En mai 1996, SNK Singapore Limited est fondée à Suntec (Singapour). Une filiale est également créée à Dubaï (Émirats arabes unis), appelée SNK Corporation Middle East[38]. En mars 1995, SNK lance le Neo-Geo Freak (ネオジオフリーク?) (jusqu'en 2000), un magazine destiné au fans de SNK, entièrement consacré aux jeux de la marque. Il y avait des articles sur les jeux, des astuces, des artworks, des interviews des développeurs, des reportages et des rubriques diverses comme SNK Gals Club (rubrique et club dont le sujet était les personnages féminins des jeux SNK, ce club a produit divers vidéos, posters, stikers…). La mascotte utilisée par SNK pour les nouvelles ou les articles était Joe Higashi[39],[40]. Il existait deux sites internet Neo-Geo Freak officiels[41],[42].

Cependant, durant l'année 1992 (fin 1991 au Japon), les Mega-CD et PC-Engine Duo apparaissent sur le marché et, malgré leur succès relatif, l'idée d'utiliser un support moins coûteux que les ROMs, le CD, règle un des inconvénients de la Neo-Geo qui est le prix élevé des cartouches. Le , SNK commercialise la Neo-Geo CD puis arrête la production de son joystick style arcade pour produire une manette de jeu plus classique. L'utilisation du CD provoque un temps d'accès aux informations beaucoup plus long par rapport à une ROM. Pour minimiser ce problème, SNK commercialise le , seulement au Japon, une nouvelle version de la console, la Neo-Geo CDZ, qui diminue de moitié les temps de chargement[43],[44],[45],[46]. L'arrivée sur le marché de la console de salon de la PlayStation, beaucoup plus puissante et possédant des jeux beaucoup plus attractifs ralentit les ventes de la Neo-Geo CD, incapable de lutter contre les consoles déjà en place comme la Saturn de Sega, la Super Nes de Nintendo, ou la console de Sony. SNK ne distribue même pas la Neo-Geo CDZ aux États-Unis ni en Europe. Affaibli, SNK se concentre sur son marché encore porteur de l'arcade. Durant l'année 1996, SNK rachète la société Nazca (formée par des employés transfuges de l'entreprise Irem) qui avait développé notamment le premier épisode de la série Metal slug sur Neo-Geo MVS[3],[47].

En 1997, SNK se lance dans deux nouveaux projets, le Neo-Print, fabriqué sur une base de carte mère Neo-Geo MVS et qui permet de se prendre en photo avec des fonds au choix, une sorte de photomaton. Le deuxième projet est l'Hyper Neo-Geo 64, déjà en développement depuis quelque temps. Le système propose des graphismes 2D et 3D jamais utilisés chez SNK, mais ce fut un échec, car il ne put lutter contre la concurrence exacerbée de l'époque, le Model 2 de Sega et Namco avec son System 12. Les jeux sont bien moins passionnants, moins bien finis et moins fluides que la concurrence. Seulement sept jeux sortent sur trois années d'exploitation, soit un désastre commercial compte tenu de l'argent investi. La direction de SNK of America est confiée à John Barone à la fin de l'année 1997[48],[49].

SNK se lance en 1998 sur le marché de la console portable dominé par Nintendo. La Neo-Geo Pocket est commercialisée à la fin de l'année 1998, le . La console propose un écran monochrome et des jeux issus des meilleures licences SNK, animés par un processeur 16 bit. Les premières ventes sont plutôt intéressantes, mais un évènement inattendu se présente, Nintendo sort sa Game Boy Color et dynamite les chiffres Neo-Geo Pocket, les ventes diminuent et n'atteignent pas les objectifs escomptés. SNK essuie encore un revers après l'accueil plus que mitigé des Neo-Geo CD, Neo-Geo CDZ et Hyper Neo-Geo 64. La folie du moment c'est la couleur, SNK est obligé d'emboîter le pas et décide de stopper aussitôt la production et commercialise en réponse à Nintendo la Neo-Geo Pocket Color dès le début de l'année suivante, le . La nouvelle console portable connaît aussi un bon début, mais dès la fin de l'année, les ventes s'affaiblissent et fragilisent fortement le groupe SNK, déjà secoué par les échecs multiples. Au début de l'année suivante, en janvier 2000, SNK est racheté par le groupe Aruze, un fabricant de pachinko. Dès le , des rumeurs courent sur le retrait de SNK aux États-Unis et en Europe. Les ventes de Neo-Geo Pocket Color s'écroulent partout dans le monde et même au Japon où Bandai avec son WonderSwan finit par terrasser la petite console SNK, puis la production est stoppée le [50],[51],[52],[53].


Sur ce diagramme représentant la commercialisation des jeux Neo-Geo MVS (nouveaux jeux sortis chaque année), la courbe d'activité de SNK s'infléchit nettement en 1997.

À la suite de tous ces revers consécutifs, SNK est financièrement dans le rouge. Depuis le rachat de SNK, Aruze fait peu d'efforts pour soutenir le jeu vidéo dans sa nouvelle filiale et n'injecte que très peu d'argent dans un groupe qui en a terriblement besoin. Le principal intérêt pour Aruze est de créer des pachinkos sur les licences The King of Fighters et Metal Slug. Eikichi Kawasaki décide de quitter le groupe et fonde une nouvelle société appelée BrezzaSoft, emmenant avec lui cinq des dirigeants de SNK. Aruze décide à ce moment-là de stopper toute commercialisation des produits SNK à travers le monde et ferme sa filiale américaine. Les droits concernant l'exploitation du Neo-Geo MVS en Amérique du Nord sont vendus à Apple Inc.. SNK se retrouve sans rentrée monétaire venant d'Europe et d'Amérique du Nord. Les finances de SNK deviennent rapidement ingérables et les dettes s'accumulent. Les actionnaires d'Aruze qui avaient provoqué le rachat de la société SNK portent plainte contre Aruze et accusent la maison-mère de la responsabilité de cette situation difficile et déficitaire. Entre les dettes croissantes et le procès, Aruze trouve de bonnes raisons pour mettre la société SNK en faillite en date du . Pendant le processus de dislocation de SNK, Aruze vend les droits des propriétés intellectuelles des jeux SNK comme The King of Fighters, Metal Slug et les autres franchises principalement à la société BrezzaSoft[54],[55],[56].

En août 2001, Eikichi Kawasaki lance une nouvelle startup appelée Playmore et rachète toutes les propriétés intellectuelles de SNK, ainsi que la société BrezzaSoft. La quasi-totalité des créations de l'ancienne société SNK est maintenant regroupée dans la société Playmore. Playmore reprend timidement les activités et produit quelques jeux et portages jusqu'en 2002. Aruze utilise toujours les licences SNK pour développer ses pachinkos, détenant les droits de ces propriétés, Playmore porte plainte contre Aruze et demande des « dommages et intérêts » auprès du tribunal d'Ōsaka. La décision et l'issue du procès ne sont pas encore arrêtées (en 2009)[57],[58]. En décembre 2002, Playmore ressuscite SNK aux États-Unis en lançant la filiale SNK NeoGeo USA Corporation. Playmore obtient le droit de saisir et stopper la distribution illégale de cartouches Neo-Geo AES effectuée par plusieurs entreprises, puis les droits de distribution furent pour certains revendus à certaines de ces mêmes entreprises[59],[60],[61].

Le groupe initial est entièrement reconstitué[62],[63], il ne manque que le nom. Eikichi Kawasaki annonce le le renommage de Playmore en SNK Playmore Corporation[63],[64].

En 2003, SNK Playmore utilise ses plus grosses licences, en Europe, Asie, et Amérique du Nord, toujours sur Neo-Geo (ou PCB) : SNK vs. Capcom: SVC Chaos, Metal Slug 5, Samurai Shodown V et Special. La plupart de ces jeux seront portés vers la Xbox et la PlayStation 2 vers 2004. C'est le moment où SNK Playmore commence à repenser son action et sa place sur le marché de l'arcade pour s'orienter vers le marché des consoles de jeux de salon. En 2004, l'entreprise annonce officiellement son orientation d'activité dans le secteur du pachinko. L'activité de développeur et éditeur de jeux vidéo sera limitée : seules les grosses licences SNK seront dorénavant développées sur consoles ou téléphone portable. SNK Playmore va quand même collaborer avec Sammy, SNK va développer des suites de The King of Fighters et Metal Slug en arcade sur Atomiswave (c'est un système étrangement similaire au Neo-Geo : système d'arcade puissant et cartouche, modularité, rapidité et simplicité)[65].

SNK Playmore continue en arcade et annonce en 2006 au Tokyo Game Show, qu'il passe sur Taito Type X (et ). Dans le même temps, la politique de portage et recyclage des jeux en compilation est largement utilisée. Plusieurs jeux sortent sur PlayStation et Xbox, pas mal de compilations… SNK Playmore est également présent sur les réseaux en ligne des consoles. Fatal Fury Special débarque en mai 2007 sur le Xbox Live Arcade[66]. Plusieurs jeux SNK sont disponibles sur la console virtuelle de la Wii de Nintendo, (Fatal Fury, Art of Fighting, World Heroes…). Le passage sur système Taito se concrétisera en 2007. On retiendra surtout 2009 avec l'évènement The King of Fighters XII[67],[68].

Le changement de nom légal de SNK Playmore Corporation à SNK Corporation s'est fait le 1er Décembre 2016[69].

Systèmes de jeux vidéo[modifier | modifier le code]

SNK est surtout connue dans les années 1990 pour le Neo-Geo MVS, qui est un système pour borne d'arcade décliné en console de salon haut de gamme, la Neo-Geo AES[70]. Malgré plusieurs tentatives infructueuses, SNK n'a pas réussi à s'imposer sur le marché des consoles de salon, ni sur celui des portables[71].

Systèmes d'arcade
Console de jeux vidéo
Console portable

Liste de jeux[modifier | modifier le code]

SNK a essentiellement développé des jeux sur ses propres systèmes de jeux, développés en interne. SNK a quand même porté plusieurs jeux sur console, notamment sur des systèmes Nintendo.

SNK compte beaucoup de jeux et de franchises célèbres :

Depuis la faillite de SNK en 2001, SNK Playmore fait revivre la firme mythique sur Atomiswave ou avec la société Taito sur Taito Type X

Article détaillé : Liste de jeux SNK.

Centre de divertissement[modifier | modifier le code]

Parallèlement à son activité de développeur et éditeur de jeu vidéo et de système de jeu et en plus des divers magasins au Japon qui étaient de simples établissements où elle vendait ses produits, SNK a ouvert plusieurs centres de divertissement au Japon[72].

Logo Neo-Geo Land
Neo-Geo Land

Plusieurs Neo-Geo Land (également appelé Neo-Geo Land Sports Amusement) ont vu le jour au Japon (Esaka, Nagoya, Takinoyashiro, Hakodate, Saidaiji), dont le premier ouvre en novembre 1992 (à Suita) et le dernier en août 1994 (à Esaka, près du siège de SNK). Ils ont officiellement fermé leurs portes le [73],[74]. Les centres proposaient diverses activités sur trois étages :

Les centres comportaient également un café pour consommer[75]. SNK y testait régulièrement ses nouveautés Neo-Geo et organisait diverses soirées promotionnelles ou tournois.

Logo Neo-Geo World
Neo-Geo World

SNK monte de nouveaux parcs dans le but de toucher une clientèle plus générale que celle des Neo-Geo Land, dont le premier à Tsuchiura (Ibaraki) en décembre 1995, puis à Tōkyō le . Les Neo-Geo World s'étendaient sur trois ou quatre niveaux aussi bien en intérieur qu'en extérieur, laissant la place à des animations fabriquées par des entreprises externes et se centralisant moins sur les productions SNK, On y retrouve tout ce qui a fait le succès des Neo-Geo Land, ainsi que beaucoup d'attractions de type manège, auto-tamponneuse, montagnes russes ou des magasins[76].

Logo Neo Geo Bowl
Neo Geo Bowl

Les centres de divertissement Neo Geo Bowl ont été créés pour offrir au public un lieu principalement consacré au bowling. On y retrouve également suivant les lieux des jeux vidéo, du karaoké, du billard et des cafés. Le premier, appelé Neo Geo Bowl Kanazawa Hakkei, ouvre ses portes à Yokohama en décembre 1996. D'autres centres ouvrent à Chiba[73], Fukui[82], Kumamoto[83] et Natori[73],[84].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ja) Informations juridiques sur SNK Corporation sur le site officiel de SNK
  2. (en) Présentation générale de l'historique de SNK sur GameSpot
  3. a et b (en) Dates importantes de l'histoire de SNK sur MobyGames
  4. (fr) Récapitulatif de dates importantes de l'histoire de SNK sur NeoGeo Spirit
  5. (fr) SNK Playmore devient SNK Corporation sur Gamekult
  6. (en) Historique de SNK sur Jap-Sai.com
  7. (fr) 1978/1979 : des débuts en noir et blanc sur NeoGeo Spirit
  8. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Le début des années 1980
  9. (fr) Historique de SNK, année par année, principalement axé sur les jeux vidéo SNK sur le site Planetemu
  10. (fr) 1982/1984 : SNK débarque dans les salons sur NeoGeo Spirit
  11. (en) Photos du siège de SNK à Esaka (Suita, Ōsaka) sur Neo-Geo.com
  12. (en) « À propos de nous » sur une version archivée du site officiel de SNK of America
  13. Les informations sur la création de SNK Corporation of America sont disponibles sur le site (en) www.sos.ca.gov, la page précise va chercher les informations dans la base de données pendant le chargement de la fiche sur la filiale, il n'est pas possible de créer un lien direct. Pour vous y rendre : Utilisez le (en) moteur de recherche, cochez Corporation Name, puis faites une recherche sur SNK.
    Vous pouvez consulter les informations sur une image hébergée sur Wikimedia Commons
  14. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - La fin des années 1980
  15. (fr) 1985/1989 : SNK devient un acteur majeur de l'arcade sur NeoGeo Spirit
  16. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Les jeux à succès I
  17. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Les jeux à succès II
  18. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Les jeux à succès III
  19. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Les jeux à succès IV
  20. (fr) 1990 : la naissance d'un système mythique sur NeoGeo Spirit
  21. (fr) 1991 : l'arcade à domicile sur NeoGeo Spirit
  22. (fr) 1991/1993 : le temps de « la Rolls des consoles » sur NeoGeo Spirit
  23. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Neo-geo, l'explosion
  24. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Neo-Geo, l'explosion
  25. (fr) Petit historique de SNK, évocation du succès et tournant Neo-Geo
  26. (fr) Définition de weenie
  27. (en) Définition de weenie
  28. (en) Weenie sur Urban Dictionary
  29. (en) Flyer publicitaire du type weenie
  30. (en) Campagne weenie de SNK sur GameSpot
  31. (en) Publicité « Bigger, Badder, Better » sur Mortal Shang
  32. (en) Interview de Chad Okada sur Snk-capcom.com
  33. (en) Campagne « Bigger, Badder, Better » de SNK sur GameSpot
  34. (en) Site officiel Neo Geo do Brasil archivé
  35. (pt) Les jeux vidéo au Brésil en 1993
  36. (en) Site officiel Neo-Creation archivé
  37. (en) Article relatant un différend entre Neo-Creation et SNK corp. of Japan
  38. (en) Site non officiel SNK Singapore (version archivée)
  39. (en) Character Book Neo-Geo Freak sur The King of Fighters 2000
  40. (ja) Couverture d'un Neo-Geo Freak
  41. (ja) sites internet Neo-Geo Freak officiel
  42. (ja) sites internet Neo-Geo Freak officiel avec Softbank Productions
  43. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Neo-Geo CD - Neo-Geo CDZ
  44. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Neo-Geo CD - Neo-Geo CDZ
  45. (fr) 1994 : l'arrivée du CD et de KOF sur NeoGeo Spirit
  46. (fr) 1995 : la Neo·Geo CDZ et les 32-bit sur NeoGeo Spirit
  47. (fr) 1996 : le deuxième âge d'or de la Neo·Geo sur NeoGeo Spirit
  48. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - l'Hyper Neo-Geo 64
  49. (fr) 1997 : SNK passe à la 3D sur NeoGeo Spirit
  50. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Les consoles portables SNK
  51. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Les consoles portables SNK
  52. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Les consoles portables SNK
  53. (fr) 1998/1999 : la descente aux enfers sur NeoGeo Spirit
  54. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - la faillite de la société SNK
  55. (fr) 2000/2001 : Aruze et la mort de SNK sur NeoGeo Spirit
  56. (ja) SNK annonce sur son site internet son arrêt d'activité
  57. (ja) Playmore porte plainte contre Aruze
  58. (ja) Aruze doit verser des dommages et intérêt à Playmore
  59. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - La création de Playmore
  60. (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - La création de SNK
  61. (fr) 2002 : Playmore à la rescousse sur NeoGeo Spirit
  62. (en) Fiche sur SNK Corporation sur MobyGames
  63. a et b (en) Historique de la société SNK sur GameSpot - Quelques-unes des images marquantes de l'histoire de la société
  64. (fr) 2003/2004 : la résurrection de SNK sur NeoGeo Spirit
  65. (fr) 2004/2006 : SNK Playmore passe à l'Atomiswave sur NeoGeo Spirit
  66. (en) Annonce de la parution de Fatal Fury Special sur le Xbox Live Arcade
  67. (ja) Annonce de la sortie de The King of Fighters XII
  68. (fr) 2007/2009 : retour aux sources avec Taito sur NeoGeo Spirit
  69. (ja) Annonce concernant le changement de nom SNK CORPORATION sur SNK
  70. (en) Liste de jeux SNK (Neo-Geo MVS, Neo-Geo AES, Neo-Geo CD) sur Jap-Sai.com
  71. (en) Historique avec les images marquantes de la société SNK sur GameSpot
  72. (ja) Les centres de divertissement SNk sur le site officiel de SNK de 1998
  73. a, b et c (ja) Site officiel SNK sur ses centres de divertissement
  74. (ja) Annonce relatant la fermeture d'un Neo-Geo Land (Esaka) début janvier 2004
  75. (en) Récit d'un voyage à Tōkyō, direction Ōsaka pour un Neo-Geo Land
  76. (pt) Vidéo du Neo-Geo World de Guarulhos sur YouTube
  77. (ja) Récit d'une visite au Neo-Geo World de Tsuchiura
  78. (ja) Site officiel archivé du Neo-Geo World de Tokyo Bay Side
  79. (en) Article sur le Neo-Geo World de Tokyo Bay Side
  80. (ja) Site officiel archivé du Neo-Geo World de Tsukuba
  81. (pt) Site officiel du Neo-Geo World de Guarulhos
  82. (ja) Description du Neo Geo Bowl de Fukui (milieu de page)
  83. (ja) Neo Geo Bowl de Kumamoto www.claypaky.it
  84. (ja) Article sur un blog au sujet du Neo Geo Bowl de Natori

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]