SC 1000

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SC 1000 Hermann
image illustrative de l’article SC 1000
Schéma de la SC 1000.
Présentation
Pays d'origine Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Type Bombe aérienne
Utilisateur(s) Luftwaffe
Poids et dimensions
Masse (chargé) 1 090 kg (2 403 lb) (C)
1 002 kg (2 209 lb) (L /L2)
Longueur totale 278 cm (109,4 po) (C / L2)
255 cm (100,4 po) (L)
Diamètre 66 cm (26 po) (C)
64,8 cm (25,5 po) (L)
65 cm (25,6 po) (L2)
Caractéristiques techniques
Explosif Amatol (60 %) / TNT (40 %)
Trialen 105
Quantité d'explosif 620 kg (1 366,9 lb) (C)
530 kg (1 168,4 lb) (L)
600 kg (1 322,8 lb) (L2)
Variantes C
L
L2
En 1943 dans le désert de Benghazi en Libye, deux SC 1000 photographiées devant l'épave d'un He 111.

La SC 1000 était une bombe aérienne tout usage utilisée par la Luftwaffe lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle pesait environ 1 000 kg et était surnommée Hermann par les soldats britanniques en allusion à Hermann Göring, commandant de la Luftwaffe[1],[2]. Plusieurs d'entre elles furent larguées au-dessus du Royaume-Uni.

SC est l'abréviation de l'expression allemande Sprengbombe Cylindrisch[3] : « bombe détonnante cylindrique ».

Conception[modifier | modifier le code]

La bombe était composée d'un corps d'acier autour duquel un cône pointu était soudé. L'autre extrémité avait comme base une plaque, sur laquelle la queue en d'alliage de magnésium était soudée sur le corps de la bombe et également boulonnée à l'attelle de fixation. Autour du nez de la bombe se trouvait un kopfring - un anneau de métal, de forme triangulaire, conçu pour empêcher la pénétration au sol lors d'une frappe aérienne terrestre ou pour stopper l'élan vers l'avant lors d'une frappe navale. La bombe était attachée à l'avion horizontalement par une poignée de suspension de type H. [4]

La bombe était équipée d'une seule poche de détonation transversale. Elle était habituellement remplie d'un mélange de 40 % d'amatol et de 60 % de TNT, mais lorsqu'elle était utilisée comme bombe anti-navire, elle était remplie de Trialen 105, un mélange de 15 % de RDX, de 70 % de TNT et de 15 % de poudre d'aluminium. Un tube explosif central de TNT était placé au centre de l'explosif afin d'assurer une détonation optimale[4].

Les bombes étaient peintes en bleu ciel avec une bande jaune dans le cône de queue, à moins qu'elles ne soient remplies de Trialen (et donc utilisées lors de frappes navales), auquel cas la silhouette d'un navire en train de couler était peinte en jaune accompagné d'une inscription située sur le boîtier de la bombe nur gegen handelschiffe ("seulement contre les navires marchands")[4].

Variantes[modifier | modifier le code]

Il existait trois variantes de cette bombe, désignées type C, L et L2, toutes de la même conception, mais avec de légères variations au niveau de la taille et du poids[4].

Détonateur[modifier | modifier le code]

La bombe pouvait être équipée d'une variété de détonateurs comprenant :

  • Un détonateur à impact électrique de type 25B. Pouvait être réglé pour une détonation instantanée, un délai court (inférieur à 1 seconde) ou un délai de 17 secondes[5].
  • Un détonateur mécanique à horloge de type Z17. Pouvait être réglé pour une détonation à retardement entre 3 et 135 minutes[6].
  • Un détonateur à impact électrique de type 28B, 38 et 38A, conçus pour être utilisés contre les navires[7].

Découvertes d'après-guerre[modifier | modifier le code]

Londres, 2008[modifier | modifier le code]

Au début de juin 2008, une bombe SC 1000 a été draguée hors de la rivière Lea, à Londres. La bombe a été désamorcée et l'explosif a été liquéfié et pompé à l'aide de vapeur par des agents de neutralisation des Royal Engineers avant d'être détruite dans une explosion contrôlée, cinq jours plus tard[8],[9].

Szczecin, 2013[modifier | modifier le code]

En juin 2013, une bombe SC 1000 a été draguée hors de l'Oder dans le centre de Szczecin, en Pologne. La zone a été évacuée tandis que la bombe fut extraite de la rivière par des ingénieurs militaires, puis emmenée en convoi vers une base d'entraînement de l'armée près de Drawsko Pomorskie afin d'être détruite dans une explosion contrôlée[10],[11].

Belgrade, 2013[modifier | modifier le code]

Au début de décembre, une bombe SC 1000 a été récupérée dans la ville de Belgrade. La zone a été évacuée tandis que la bombe a été levée par des ingénieurs du Secteur des Situations d'Urgences du Ministère de l'Intérieur, puis emmenée en convoi dans une base d'entraînement de l'armée à Nikinci afin d'être détruite dans une explosion contrôlée[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) BBC, « WW2 bomb detonated », BBC,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « SC 1000 HERMAN (C, L, AND L2) », Luftwaffe Resource Center (consulté le 14 janvier 2012)
  3. (en) Bristol Past, « The Luftwaffe over the Bristol area - Luftwaffe weapons », Bristol Past (consulté le 14 janvier 2012). Le mot « cylindrisch » est épelé incorrectement en « cylindrich » sur cette page.
  4. a, b, c et d TM 9-1985-2 (1953), pp.9-10
  5. TM 9-1985-2 (1953), p.141
  6. TM 9-1985-2 (1953), p.155
  7. TM 9-1985-2 (1953), pp.163-166
  8. « WW2 bomb detonated », bbc.co.uk, (consulté le 15 juin 2013)
  9. Rob Singh, « The ticking Blitz bomb that threatens east London », London Evening Standard, (consulté le 15 juin 2013)
  10. (pl) Monika Adamowska et Anna Łukaszuk, « To była niemiecka bomba Herman. Została już zdetonowana na poligonie », szczecin.gazeta.pl, (consulté le 1er juillet 2013)
  11. (pl) « Wojsko wyciąga bombę z Odry. Wielka ewakuacja Starego Miasta. », szczecin.gazeta.pl, (consulté le 1er juillet 2013)
  12. (sr) « Izvadena bomba, danas deaktiviranje », b92.net, (consulté le 8 décembre 2013)

Bibliographie[modifier | modifier le code]