S. P. Somtow

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S. P. Somtow
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S. P. Somtow le 4 décembre 2005
Nom de naissance สมเถา สุจริตกุล
Naissance (69 ans)
Bangkok, Drapeau de la Thaïlande Thaïlande
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais
Genres

Œuvres principales

  • Vampire Junction

S. P. Somtow, de son vrai nom Somtow Papinian Sucharitkul (thaï : สมเถา สุจริตกุล[1]) , né le à Bangkok, est un romancier, réalisateur, chef d'orchestre[2] et compositeur de musique classique thaïlandais[3].

C'est un des quelques écrivains thaïlandais, avec Pira Sudham, Rattawut Lapcharoensap et Pitchaya Sudbanthad, dont l’œuvre originale est écrite en anglais et non en thaïlandais.

Il a écrit plus de 40 livres, essentiellement de science-fiction, horreur et fantastique, dont au moins 13 sont traduits en français.

Il est présenté dans un article de l'International Herald Tribune comme « l'expatrié thaïlandais le plus connu à travers le monde[4].[source insuffisante] »

Biographie[modifier | modifier le code]

Somtow naît le à Bangkok en Thaïlande. Il est le fils de M. Sampong Sucharitkul, membre puis vice-président de la Commission du droit international des Nations unies (entre 1977 et 1986).

Il vit au Royaume-Uni à partir de ses six mois, de sorte que l'anglais est sa langue maternelle. Au début des années 1960, il passe cinq ans de son enfance en Thaïlande pendant lesquelles il apprend le thaï. Il est ensuite éduqué à Eton College et St Catharine's College à Cambridge.

Il commence sa carrière en tant que musicien. Dans les années 1970, alors qu'il est encore étudiant, son œuvre est déjà jouée sur les 4 continents.

Il est nommé représentant thaïlandais de la Ligue des compositeurs asiatiques à l'Unesco. Ses compositions avant-gardistes font cependant scandale dans son pays d'origine, ce qui provoque son départ vers les États-Unis et le début de sa carrière d'auteur de littératures de science-fiction, d'horreur et de fantastique.

Orchestre philharmonique du Siam et Somtow Sucharitkul

Il prend alors la nationalité américaine et, des années 1980 à 2000, il écrit de très nombreuses nouvelles, plus de 30 ouvrages.

À partir des années 2000, l'essentiel de son travail se tourne de nouveau vers la musique : il est à l'origine de la compagnie de l'Opéra de Bangkok en 2001 et de l'orchestre pour les jeunes musiciens Siam Sinfonietta en 2010, il dirige l'orchestre philharmonique du Siam, compose et crée des opéras[5]...

Science-fiction[modifier | modifier le code]

En tant qu'auteur de science-fiction[6], S.P. Somtow est connu pour plusieurs séries, parmi lesquelles Mallworld, les Chroniques de l'Inquisition et Aquila. C'est dans les années 1970 qu'il publie pour la première fois, dans les pages du Isaac Asimov's Science Fiction Magazine. Il y a régulièrement publié des nouvelles ainsi que dans Analog et Amazing Stories.

Horreur[modifier | modifier le code]

Dans le genre horreur, S.P. Somtow a écrit la trilogie Timmy Valentine : Vampire Junction et suite... ainsi qu'une série de nouvelles et d'histoires apparentées. Il a également été président de la Horror Writers Association (en) de 1998 à 2000. Parmi ses autres livres d'horreur : La Danse sous la lune, Dunkle Engel, Fille de vampire, Messages de l'au-delà[7]

Autres travaux littéraires[modifier | modifier le code]

Son roman semi-autobiographique Jasmine Nights publié en 1994, dont l'action se situe dans les années 1960 en Thaïlande, est son œuvre littéraire la plus connue. Ce roman a été traduit de l'anglais par Anne-Sophie Greloud sous le titre de L'année du caméléon publié aux éditions du rocher en 2005 (ISBN 2-268-05313-X) puis réédité après une traduction révisée par David Magliocco sous le titre de Galant de nuit aux éditions GOPE en (ISBN 979-10-91328-48-7)[8].

S.P. Somtow a écrit de plus Les larmes du Bouddha de pierre[9] (The Stone Buddha’s Tears[10], 2013), roman lui aussi sur la Thaïlande, traduit en français par Marie Armelle Terrien-Biotteau et publié aux éditions Gope en 2018, dans le cadre d’un projet international visant à donner aux enfants du monde entier un aperçu de la vie quotidienne dans différents pays sans toutefois occulter les questions sérieuses de société[11].

Travaux symphoniques[modifier | modifier le code]

Somtow Papinian Sucharitkul a composé cinq symphonies et un ballet, kaki. Il a également écrit d'autres compositions musicales dont le Requiem: In Memoriam 9/11, commandé par le gouvernement de la Thaïlande comme hommage pour les victimes des attentats du 11 septembre 2001 et est inspiré par la poésie de Walt Whitman, Emily Dickinson et T. S. Eliot.

Opéra[modifier | modifier le code]

La reine Sirikit félicite Somtow Sucharitkul en 2005

Somtow Sucharitkul est le créateur de nombreux opéras :

  • En 2000, il compose Madana, le premier opéra de type occidental écrit par un Thaïlandais, d'après une pièce de théâtre du roi Rama VI[12] ;
  • En 2003, il présente ensuite son deuxième opéra Mae Naak basé sur une histoire de fantômes thaïlandais très populaire, une légende adaptée plus de 25 fois au cinéma incluant les célèbres films Nang Nak de Nonzee Nimitbutr et Pee Mak de Banjong Pisanthanakun[13] ;
  • En , il crée Ayodhya, son troisième opéra basé sur un épisode de l'épopée mythologique du Ramayana / Ramakien[14] ;
  • Le , à Houston, il donne la première représentation de son quatrième opéra The Silent Prince, puis le joue en 2012 à Bangkok et en 2016 à Bayreuth en Allemagne[15] ;
  • En 2011, à Bangkok, son cinquième opéra, Dan no ura (évoquant la bataille homonyme), est programmé[16],[17] ;
  • En 2013, il réalise un opéra-ballet narratif racontant l'histoire de la légendaire reine guerrière du XVIe siècle Suriyothai[18],[19] (histoire bien connue adaptée aussi au cinéma dans le film Suriyothai de Chatrichalerm Yukol) ;
  • etc.

Directeur artistique de l'opéra de Bangkok, Somtow :

  • conduit en 2006 la première représentation de L'Or du Rhin de Wagner dans le Sud-Est asiatique et projette de produire le cycle entier de L'Anneau du Nibelung dans la région[20] ; suit La Walkyrie en 2007...
  • crée en 2012 l'opéra The Silent Prince racontant l'une des réincarnations du Bouddha[21] et décide de produire un cycle issu des Jatakas racontant 10 des vies antérieures du Bouddha Siddhartha Gautama (Pali : Mahānipāta jātaka / Anglais : The Ten Great Birth Stories of the Buddha / Thaï : มหานิบาตชาดก ทศชาติชาดก ou พระเจ้าสิบชาติ): suivent alors les opéras Pahajanaka, Buridat - The Dragon Lord, (Phra) Nemiraj - Chariot of Heaven[22], Suwana Sama - The Faithful Son en 2017[23],[24]...

Autres[modifier | modifier le code]

Somtow a par ailleurs été de nombreuses fois présentateur de talk-show sur la chaîne Sci Fi Channel, de même que voix-off sur des documentaires sur TLC et History Channel.

Il est aussi attiré par le cinéma et, pendant la crise du à l'épidémie de Covid-19, il réalise avec le cinéaste expérimenté Paul Spurrier le film The Maestro : A Symphony of Terror, film qui sort sur les écrans en Thaïlande en février 2022[25],[26],[27].

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

Œuvres littéraires traduites en français[modifier | modifier le code]

Recueil de nouvelles de science-fiction Mallworld[modifier | modifier le code]

S.P. Somtow a continué de révisé Mallworld en 2013 sous le titre The Ultimate, Ultimate, Ultimate Mallworld et en 2020 avec Beyond Mallworld.

Cycle de space opera Chroniques de l'Inquisition (Inquestors)[modifier | modifier le code]

Traduction du cycle des Chroniques de l'Inquisition complétées et harmonisées par Gilles Goullet[modifier | modifier le code]

  1. Chroniques de l'Inquisition tome 1, Denoël, coll. "Lune d'encre" no 67, 704 p., 2005 : contient Lumière sur l'abîme (ex Lumière sur le détroit) et Trône de folie précédemment publiés chez Denoël sous le nom de Somtow Sucharitkul, présentés dans des versions révisées par l'auteur en 1986 et harmonisées par Gilles Goullet qui a, en outre, traduit les parties manquantes dans la 1re édition française ;
  2. Chronique de l'Inquisition tome 2, Denoël, coll. "Lune d'encre" no 68, 880 p., 2005 : contient Les chasseurs d'utopie, jusqu'alors pas encore traduit, et le roman Le vent des ténèbres précédemment publié chez Denoël.

Trilogie de Timmy Valentine, histoires de vampires[modifier | modifier le code]

  1. Vampire Junction, Gallimard, coll. « Folio SF » no 259, 2006 ((en) Vampire Junction, 1984), trad. Michel Deutch, 608 p.
  2. Valentine, Gallimard, coll. « Folio SF » no 266, 2007 ((en) Valentine, 1992), trad. Michel Demuth, 512 p.
  3. Vanitas, Gallimard, coll. « Folio SF » no 273, 2007 ((en) Vanitas, 1995), trad. Marie de Prémonville, 528 p.

Série The Crow[modifier | modifier le code]

  1. The Crow Tome 4 : le temple de la nuit, Pocket, coll. « Terreur » no 9267, 2002 ((en) Temple of Night, 1999), trad. Jean-Claude Mallé, 284 p.

Autres livres traduits en français[modifier | modifier le code]

  • Messages de l'au-delà, Pocket, coll. " Pocket Junior Frissons", 1994 (Forgetting Places, 1987), 256 p.
  • La danse de la lune, J'ai lu, coll. "Épouvante" no 4405, 1998 (Moon Dance, 1989), trad. Marie-Catherine Caillava, 494 p.
  • Fille du vampire, Pocket Jeunesse, coll. "Pocket Junior Frissons", 1999 (The Vampire’s Beautiful Daughter, 1997), trad. Claude Califano, 192 p.
  • L'année du caméléon, éditions du rocher, 2005, trad. Anne-Sophie Greloud, 406 p. (ISBN 2-268-05313-X) puis réédité Galant de nuit, éditions GOPE, 2018, trad. révisée par David Magliocco, 410 p. (ISBN 979-10-91328-48-7) (Jasmine Nights, 1994)
  • Les larmes du Bouddha de pierre, éditions Gope, 2018, trad. par Marie Armelle Terrien-Boitteau, 136 p. (ISBN 979-10-91328-65-4) (The Stone Buddha’s Tears, 2013)

Autres livres en anglais pas encore traduits en français[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (th) « สมเถา สุจริตกุล เมโลดี้วัฒนธรรม », sur thairath.co.th, Thai Rath,‎
  2. « Bangkok : Le Château de Barbe-Bleue à l’opéra », sur gavroche-thailande.com, Gavroche Thaïlande,
  3. « Quick Time », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  4. (en) Site web de S. P. Somtow.
  5. (en) Peter Janssen (Deutch Press), « Celebrating Somtow : The internationally lauded Thai writer, composer and conductor gets some local recognition », sur nationthailand.com, The Nation (Thailand),
  6. Raymond Clarinard, « Science-fiction. Ces auteurs fascinants venus d'ailleurs », sur courrierinternational.com, Courrier international,
  7. « Messages de l'au-delà », Gavroche Thaïlande, no 93,‎ , p. 42 (lire en ligne [PDF])
  8. « Galant de nuit », sur gope-editions.fr (consulté le )
  9. Catherine Vanesse, « Quatre livres de rentrée ayant pour thème la Thaïlande », sur lepetitjournal.com, Le petit journal de Bangkok,
  10. « THAILANDE - LIVRE: Du nouveau aux Éditions Gope avec « Les larmes du bouddha de pierre» », sur gavroche-thailande.com, Gavroche Thaïlande,
  11. « Les larmes du Bouddha de pierre », sur gope-editions.fr (consulté le )
  12. (en) Mertens, Brian, "A Thai's Grand Design for Opera", International Herald Tribune, February 24, 2001
  13. (en) « LONDON THRILLS TO 'MAE NAAK' », sur nationthailand.com, The Nation (Thailand),
  14. (en) "Thailand's enfant terrible of opera tackles the Asian classic Ramayana", International Herald Tribune, November 14, 2006
  15. (en) Michael Proudfoot, « Wagner, Thai-style », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  16. (en) « The Buddhist essence of 'Dan No Ura' », sur nationthailand.com, The Nation (Thailand),
  17. (en) Stan Gayuski, « Somtow delivers a samurai epic : "Dan No Ura" A candidate for the world's standard opera repertoire », sur nationthailand.com, The Nation (Thailand),
  18. (en) « Somtow's tribute to Suriyothai », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  19. « 5 spectacles en l'honneur d’une ancienne Reine de Thaïlande », sur gavroche-thailande.com, Gavroche Thaïlande,
  20. (en) Turnbull, Robert, "Wagner meets Buddhism on Thai director's stage", International Herald Tribune, April 13, 2006
  21. (en) « Sounds of silence », sur nationthailand.com, The Nation (Thailand),
  22. (en) Janice Koo, « Somtow’s chariot halfway to Heaven », sur nationthailand, The Nation (Thailand),
  23. (en) The Nation, « ‘The Faithful Son’ returns : Bangkok gets its first look at Somtow Sucharitkul’s latest episode from ‘Ten Lives of the Buddha’ », sur nationthailand.com, The Nation (Thailand),
  24. (en) Stan Gayuski, « Somtow's daring DasJati continues magnificent run : The Buddhist epic parallels Wagner's Ring in breadth and scope », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  25. (en) « Somtow's Symphony Of Terror to premiere at German Sundance », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  26. (en) The Nation, « Somtow’s movie ‘Maestro’ hits screens this weekend », sur nationthailand.com, The Nation (Thailand),
  27. (en) Suthivas Tanphaibul, « Music and Madness », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]