S-400 Triumph

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S-400 Triumph
Image illustrative de l’article S-400 Triumph
Un véhicule de lancement.
Présentation
Type de missile Missile antiaérien
Constructeur Drapeau : Russie Almaz-Antey
Caractéristiques
Vitesse
  • Mach 6,2
  • Cible : Mach 14[1]
Portée
  • Avion : 1-400 km
  • Missile : 5-60 km
Altitude de croisière m - 30 km
Guidage radar (détection 600 km)
Plateforme de lancement véhicules BAZ-6909

Le S-400 Triumph (en russe : С-400 Триумф) est un système de défense antiaérienne et antimissile mobile russe, développé par la société Almaz-Antei. Sa désignation OTAN est SA-21 Growler.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le S-400 Triumph (Triomphe en anglais) est la version évoluée du système S-300P qui s'en différencie par l'adoption de systèmes modernisés. En 2015, le radar serait capable d'accrocher 80[2] cibles et de contrôler jusqu'à 160[3] missiles. Il possède en plus une capacité antimissile[4]. C'est un système antiaérien de génération 4+.

En 2019, il est considéré comme l'un des systèmes de défense antiaérienne les plus modernes au monde. Le S-400 serait notamment bien plus moderne que le MIM-104 Patriot américain pour un coût inférieur. Pour Igor Delanoé, de l’Observatoire franco-russe, les Russes possèdent avec ce système « une avance qualitative évidente sur leurs concurrents ».[5].

Composition du système[modifier | modifier le code]

Présentation des composants d'une batterie de Triumph en 2018.

Le système S-400 inclut :

  • 1 poste de commandement mobile 55K6E.
  • 1 station radar mobile 91H6E.
  • Jusqu'à 8 groupes de lancement incluant :
    • 1 station radar mobile multifonction 92H6E.
    • 1 station radar mobile de haute altitude 96L6E.
    • 1 station radar mobile basse altitude et cibles de taille réduite 40B6M.
    • Jusqu'à 12 véhicules de lancement 5P85TE2/5P85SE2, avec 4 missiles chacun.
    • 5 types de missiles (portées et altitudes de frappe différentes sélectionnables automatiquement lors du tir en fonction de la détermination du type de cible).
  • Système de maintenance de l'installation de tir.
  • Système de maintenance des missiles.

Au total, un système comprend jusqu'à 48 missiles prêts à tirer. Les différents systèmes présents dans une zone peuvent fonctionner en réseau, et ainsi couvrir un vaste territoire.

Le poste de commandement peut aussi contrôler les systèmes tels que les S-300PMU1/2, Tor-M1 et Pantsir-S1.

Types de cibles[modifier | modifier le code]

Les types de cibles sont[6] :

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

En bleu : utilisateurs officiels du S-400.
  • Drapeau de la Russie Russie Un premier régiment a été formé en 2007 et est destiné à la protection de la région de Moscou. La deuxième région à recevoir des S-400 est l'oblast de Léningrad[7]. À terme, il est prévu de remplacer tous les anciens S-300 et S-200 par des S-300 modernisés et des S-400. Le 30 septembre 2014, un régiment doté de missiles sol-air S-400 Triumph et de systèmes antiaériens Pantsir-S et relevant du 4e commandement de l'armée de l'air et de la défense antiaérienne est entré en service opérationnel dans le territoire de Krasnodar. La Russie comptait jusqu'ici six régiments équipés de missiles S-400, dont trois dans la région de Moscou, à Dmitrov, Elektrostal et Zvenigorod, ainsi que des régiments sur la mer Baltique, à Nakhodka (Extrême-Orient) et dans la région militaire du Sud. Deux autres régiments dotés de ces missiles seront prochainement déployés dans la région de Moscou et sur la péninsule de Kola[8]. Ce déploiement confirme la déclaration du lundi 22 septembre 2014 faite par le porte-parole des troupes, Alexeï Zolotoukhine, selon laquelle douze régiments des troupes de défense aérospatiale russes seraient dotés de missiles sol-air S-400 d'ici 2020[9].
  • Drapeau de la République populaire de Chine Chine La Chine est le premier pays à avoir acheté les systèmes russes Triumph[10]. Elle aurait passé commande de 4 à 6 batteries S-400 pour environ 3 milliards de dollars mais officiellement le navire transportant les missiles a rencontré une tempête endommageant les missiles fin 2018[11].
  • Drapeau de l'Algérie Algérie L'Algérie disposerait d'un nombre indéterminé de systèmes S-400[1].
  • Drapeau de la Turquie Turquie En septembre 2017, la Turquie a déclaré avoir acheté des systèmes S-400 à la Russie[12], ce qui est confirmé en mars 2019 par Erdogan[13]. En avril 2019, la livraison de ces missiles est annoncée pour juillet 2019[14].
  • Drapeau du Qatar Qatar Le Qatar manifeste en 2018 son intérêt pour le système de défense S-400. En réaction, l'Arabie saoudite le menace d'une « action militaire » s'il venait à l’acquérir[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « The S-400 Triumf », sur www.deagel.com.
  2. (ru) « Зенитный ракетный комплекс С-400 'Триумф' ».
  3. (ru) « ЗРС С-400 «Триумф» » (version du 3 décembre 2015 sur l'Internet Archive).
  4. « Le S-400 russe peut détruire les missiles balistiques iraniens (concepteur) », RIA Novosti, (consulté le 17 février 2010).
  5. Daniel Vallot, S-400, l’arme de discorde massive de la diplomatie russe, rfi.fr, 29 mai 2019
  6. Sputnik, « La date de la livraison des S-400 russes à la Turquie annoncée », sur fr.sputniknews.com, (consulté le 8 avril 2018)
  7. (ru) PRO-PVO.ru
  8. « Russie: un régiment de missiles S-400 mis en service dans le sud », .
  9. « Missiles S-400: 12 régiments russes équipés d'ici 2020 », .
  10. « Les S-400 pour la Chine endommagés en mer retardent-ils l’exécution du contrat? », sur Sputnik, (consulté le 29 mars 2019).
  11. Laurent Lagneau, « La livraison à la Chine de missiles intercepteurs pour le système de défense aérienne russe S-400 contrariée< », sur OPEX360, (consulté le 29 mars 2019).
  12. « La Turquie achète des armes à la Russie », sur Le Figaro, .
  13. « «Graves conséquences» pour la Turquie si elle achète les S-400 russes », sur Le Figaro,
  14. (en) « Russian delivery of S-400 missiles brought forward to July 2019: official », Agence France-Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 4 avril 2018).
  15. « L’Arabie saoudite menace le Qatar d’une « action militaire » s’il se dote de missiles S-400 », sur Le Monde.fr (consulté le 4 juin 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (ru) Aviation et Cosmonautique, novembre 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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