Sœurs du Christ

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Sœurs du Christ, Union Mysterium Christi
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 6 août 1976
par Paul VI
Institut congrégation religieuse
Type Apostolique
Spiritualité ignacienne
But Éducation, pastorale, œuvres sociales.
Structure et histoire
Fondation 27 décembre 1976
Paris
Fondateur Fédération Union Mysterium Christi
Site web Site officiel
Liste des ordres religieux

Les sœurs du Christ, Union Mysterium Christi forment une congrégation religieuse féminine de droit pontifical née de l'union de huit instituts le .

Historique[modifier | modifier le code]

En 1967, plusieurs congrégations religieuses se reconnaissent des liens historiques, spirituels et apostoliques semblables :

  • Les sœurs de la Croix de St Quentin (1625).
  • Les filles de la Croix de Paris (1641).
  • Les filles de la Croix du Puy (1673).
  • Les filles de la Croix de Marchienne (Belgique) (1678).
  • Les filles de la Croix de Lavaur (1685).
  • Les sœurs de la Nativité de Notre Seigneur (1813).
  • Les sœurs de la Providence de Corenc (1821).
  • Les servantes du Christ-Roi d’Ablon (1919).


Ce rassemblement commence en 1969 par une fédération qui dure six ans puis en 1976, les sept congrégations fusionnent en une seule et nouvelle congrégation confirmée par décret papal du [1].

Les sœurs de la Croix sont fondées à la suite d'une affaire de mœurs. En 1625, un maître d'école de Roye commet des actes de pédophilie sur une élève, ce crime bouleverse la population et les plaintes sont portées au doyen de la ville, Christophe Bellot. Pour éviter que ce genre de fait ne se reproduise, l'abbé Pierre Guérin fonde le une école avec des institutrices et leur donne une règle inspirée de celle des ursulines. Pierre Guérin est accusé d'avoir créer une secte d'Illuminés, il est arrêté et emprisonné à la Bastille en 1630 puis en 1634, ces persécutions les obligent à quitter Roye pour s'installer à Paris[2]. L'abbé Guérin est défendu par saint Vincent de Paul [3]. Après la levée des accusations, les religieuses reviennent à Roye, Mgr François Ier Faure, évêque d'Amiens confirme l'établissement le . Elles obtiennent du pape le décret de louange le et l'approbation définitive le [4]. Les Filles de la croix de Roye donnent naissance à diverses congrégations dont les sœurs de la Croix de Saint-Quentin.

  • Les sœurs de la Croix de Saint-Quentin : les sœurs de Chauny sont appelées à Saint-Quentin par la ville pour enseigner aux jeunes filles ; en 1789, la congrégation est dissoute. Sœur Hunégonde Duplaquet et quatre autres tentent de rétablir l'institut, elles sont reconnues par le gouvernement en 1828. Des sœurs de la Nativité sont envoyées en 1837 pour les aider, mais la municipalité ne veut que les filles de la Croix qui deviennent en 1837 un institut avec vœux publics et supérieure générale. Il prit le nom de Filles de la Croix de Saint-Quentin[5].
  • Les filles de la Croix de Paris sont fondées à Paris par Madame Marie l'Huillier d'Interville veuve Villeneuve[6]. Lorsque les sœurs de la Croix de Roye arrivent à Paris, elle les accueille et les envoie à Brie-Comte-Robert, s'installe avec elles peu de temps après, mais modifie les règlements en s'inspirant de la règle de la Visitation et demande aux sœurs de prononcer des vœux. Elle obtient de Mgr de Gondi, archevêque de Paris l'autorisation d'ériger la congrégation en filles de la Croix en 1641 et celle du roi en 1642. La congrégation s'installe à Paris dans l'Hôtel des Tournelles tandis que les sœurs restées fidèles à l'esprit de l'abbé Guérin demeurent à Brie-Comte-Robert. Le pape Pie IX leur donne le décret de louange le . Les sœurs se consacraient à l'enseignement, aux foyers de jeunes filles, retraites spirituelles et soins dans les cliniques.
    • Les filles de la Croix de Limoges fondées en 1674 pour l'enseignement. Dès sa création la congrégation signe une union avec filles de la Croix de Paris. Elle obtient des lettres patentes, enregistrées en 1687, et se développe dans toute la région de Limoges. Dissoute en 1793, elle renaît en 1826. Elle est absorbée en 1930 par les filles de la Croix du Puy-en-Velay[9].
  • Les filles de la Croix de Marchienne fondée en 1906 à Marchienne-au-Pont par des filles de la Croix de Limoges contraintes de quitter la France après l'approbation des lois anticongrégationiste[10].
  • Les sœurs de la Providence de Corenc fondées en 1824 à l'initiative de Claude Simon, évêque de Grenoble, de la séparation de quelques sœurs de la Nativité de Notre-Seigneur de la maison-mère. Elles ont reçu le décret de louange le 1er juin 1899[12].
  • Les servantes du Christ-Roi fondées à Caen le par Marie-Rose Leclair, sous le nom d'Humbles servantes du Sacré-Cœur et approuvées par l'évêque de Bayeux le . Cette congrégation avait elle-même absorbé en 1960 les servantes de Jésus Prêtre éternel, bénédictines apostoliques fondées en 1929 par l'abbé Laurain.

Activités et diffusion[modifier | modifier le code]

Les sœurs se consacrent à l'éducation, la pastorale, les œuvres sociales.

Elles sont présentes en France, en Belgique, en Italie, en Angleterre, au Chili, au Cameroun et à Madagascar. La congrégation appartient à la famille ignatienne. Sa maison généralice est à Paris, et elle dispose d'un centre spirituel à Épernon (Eure-et-Loir en France).

En 2017, la congrégation comptait 391 religieuses dans 61 maisons[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]