Sœurs de l'Enfant Jésus - Nicolas Barré

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Sœurs de l'Enfant Jésus
Image illustrative de l’article Sœurs de l'Enfant Jésus - Nicolas Barré
« Simple dans ma vertu,
forte dans mon devoir »
Ordre de droit pontifical
Approbation diocésaine
par Mgr Harlay de Champvallon
Approbation pontificale
par Pie IX
Institut congrégation religieuse
Type apostolique
Spiritualité École française de spiritualité
Règle Tiers-Ordre des Minimes
But enseignement
Structure et histoire
Fondation 1666
Rouen
Fondateur Nicolas Barré
Abréviation I.J.S
Autres noms Dames de Saint-Maur, sœurs de l'instruction (ou écoles) charitable de l'Enfant-Jésus, Dames noires, Sœurs barrettes
Patron Vierge Marie, Enfant Jésus
Site web Infant Jesus Sister
Liste des ordres religieux

Les Sœurs de l'Enfant Jésus - Nicolas Barré (en latin : Congregatio sororum a Jesu Infante), aussi appelées Dames de Saint-Maur, sont une congrégation religieuse féminine enseignante de droit pontifical.

Historique[modifier | modifier le code]

La congrégation est fondée à Rouen en 1666 par le bienheureux Nicolas Barré, de l'ordre des Minimes. Il est déjà professeur de théologie scolastique au couvent de la place Royale à Paris, lorsqu'il ouvre des écoles gratuites pour les enfants pauvres et instruit des maîtresses pour s'en occuper.

Il réunit à Rouen des jeunes femmes et leur donne comme règle celle du tiers-ordre des Minimes. Cette union, dite de « maîtresses charitables », est approuvée par la suite par l'archevêque de Rouen, Mgr Harlay de Champvallon comme congrégation diocésaine. Nicolas Barré ouvre en 1674 une école de formation pour les religieuses rue Saint-Maur à Paris, d'où provient depuis leur appellation.

La congrégation essaime rapidement à Paris, dans le Languedoc et dans la province d'Aquitaine. À partir du milieu du XIXe siècle, l'élan missionnaire la porte dans l'actuelle Malaisie (1852), à Singapour (1853) et au Japon (1872). Elle est approuvée comme congrégation de droit pontifical le , et ses constitutions le sont définitivement par le Saint-Siège en 1872.

Les Sœurs sont en fédération avec les Sœurs de l'Enfant Jésus de la Providence de Rouen, et les sœurs de la Providence de Lisieux[1].

Activités et diffusion[modifier | modifier le code]

Clemenceau en visite à Singapour chez les dames de Saint-Maur, en 1920.

Les Sœurs de l'Enfant Jésus - Nicolas Barré ont pour vocation l'instruction et l'enseignement chrétien de la jeunesse.

Elles sont aujourd'hui actives en[2] :

Leur maison généralice est à Crawley, en Angleterre, depuis 1999, après avoir été à Paris (maison-mère) et Rome (1973-1999).

Selon l'annuaire pontifical de 2017, la congrégation comptait 537 religieuses dans 110 maisons[3].

Supérieures générales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sœurs de la Providence de Rouen » (consulté le 11 décembre 2019)
  2. (en) « Where we live & work », sur www.infantjesussisters.org (consulté le 3 avril 2019)
  3. (it) Annuaire pontifical, Vatican, Librairie éditrice vaticane, , 2329 p. (ISBN 978-88-209-9975-9 et 88-209-9975-7), p. 1476
  4. « Figures emblématiques », sur archives-ejnb.org (consulté le 3 avril 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Avanzini, René Cailleau, Anne-Marie Audic, Pierre Pénisson (dir.), Dictionnaire historique de l'éducation chrétienne d'expression française, Paris, éd. Don Bosco, 2001, 745 p. ( (ISBN 2-906295-98-1)).
  • Brigitte Flourez, Marcheur dans la nuit, Paris, éditions Saint-Paul, 1994 (2e édition), 231 p. ( (ISBN 2-85049-503-4)).
  • Henri de Grèzes, Vie du révérend père Barré, Bar-le-Duc, Imprimerie de l'Œuvre de Saint-Paul.
  • Henri de Grèzes, Histoire de l'Institut des écoles charitables du Saint Enfant Jésus, Paris, Poussielgue.
  • Elizabeth Rapley, The Dévotes. Women and Church in Seventeenth-Century France, McGill-Queen's University Press, 1990, 283 p. ( (ISBN 0-7735-1101-6)).
  • Dominique Sabourdin-Perrin, Nicolas Barré, un minime du Grand Siècle, Paris, Salvator, 2018, 351 p. ( (ISBN 978-2-7067-1636-2)).

Liens externes[modifier | modifier le code]