Séminaire des prêtres irlandais

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Le séminaire des prêtres irlandais, fondé l'an 1690 à Nantes, dans le quarter environnant le quai de la Fosse, avait pour supérieur le père O'Byrn, docteur en Sorbonne. Il a donné son nom à une rue mal famée, la « rue des Irlandais », qui s'est fondue ensuite avec sa voisine, la « rue des Catherinettes » (actuel rue Hippolyte-Durand-Gasselin), près du musée Dobrée.

Au même moment, trois évêques exilés, Messeigneurs Barry, O'Keefe et Comerford[1], de la communauté des Irlandais de Nantes habitent la ville[1]. Les fils des négociants irlandais de Nantes y reçurent l'instruction. Le 24 mars 1767, des lettres patentes confirment son existence, avec permission d'acquérir par dons et legs de quoi se développer.

Le manoir de la Touche, après avoir été la résidence des évêques de Nantes, abrita le séminaire des prêtres irlandais de Nantes, du XVIIe siècle à la Révolution. Cet édifice du XVe siècle a été remanié au XIXe siècle après son acquisition par Thomas Dobrée (1810-1895), qui l'a légué au département de la Loire-Atlantique pour y accueillir le musée d'archéologie. En 1765, Louis XV confirma l'existence du séminaire des prêtres irlandais. Un droit d'inspection sur les études fut réservé à l'Université de Nantes, qui donna place dans ses conseils à deux professeurs du séminaire.

Séminaire de Paris et de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Un séminaire des Prêtres irlandais, ou collège des Lombards, avait également été établi dès 1675 à Paris, rue des Carmes, par Patrice Magin, qui comptait 163 prêtres étudiants en 1764[2], puis plus tard à Bordeaux, auquel des négociants adressent leurs dons[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b https://www.jstor.org/pss/30097685
  2. Histoire de Paris, ses révolutions, ses gouvernements et ses événements, par Georges Touchard-Lafosse, page 464
  3. Les réfugiés jacobites dans la France du XVIIIe siècle, par Patrick Clarke de Dromantin, page 169