Séisme de 1965 aux îles Rat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Séisme de 1965 aux îles Rat
Date
h 1 min 22 s UTC

19 h 1 min 22 s UTC-9
Magnitude 8,7 Mw
Intensité maximale VI
Épicentre 51° 16′ nord, 178° 33′ est
Profondeur 30,3 km
Hauteur maximale du tsunami 10,7 m
Victimes Aucun décès signalé
Géolocalisation sur la carte : Alaska
(Voir situation sur carte : Alaska)
Séisme de 1965 aux îles Rat

Le séisme de 1965 aux îles Rat est un tremblement de terre survenu le à h 1 UTC ( 19 h 1 UTC-9 heure locale[1]). Il avait une magnitude de 8,7 et a déclenché un tsunami de plus de 10 m sur l'île de Shemya[2], mais a causé très peu de dégâts.

Cadre tectonique[modifier | modifier le code]

Les îles Rat font partie des îles Aléoutiennes, une chaîne d'îles volcaniques formant un arc insulaire, qui résulte de la subduction de la plaque Pacifique sous la plaque nord-américaine. Cette limite de plaques, la mégacharnière Alaska-Aléoutiennes, a été le lieu de nombreux tremblements de terre de mégaséisme.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Carte montrant la tectonique et la sismologie de l'Alaska

Le séisme de 1965 aux îles Rat partage des caractéristiques communes avec le séisme de 1963 aux îles Kouriles (en) et le séisme de 1964 en Alaska[3].

Tremblement de terre[modifier | modifier le code]

Le tremblement de terre a été associé à une rupture de 600 km de long le long de la frontière de la plaque, basée sur la distribution des répliques[4]. Le modèle de libération d'énergie suggère la présence de trois aspérités le long de l'interface de la plaque, chacune provoquant une impulsion de libération de moment. La modélisation du tsunami soutient l'idée que le tremblement de terre consistait en trois sous-événements, liés à trois « blocs » structurels à l'intérieur de la plaque dominante[5].

Le choc principal a été suivi d'un tremblement de terre de magnitude 7,6 près de deux mois plus tard, qui a déclenché un petit tsunami[1]. Ce n'était pas une réplique, mais un événement de défaut normal dans la houle extérieure de la plaque de subduction, déclenché par l'événement précédent[6].

Tsunami[modifier | modifier le code]

Le tsunami a atteint une hauteur de montée maximale de 10,7 m sur l'île de Shemya, de 2 m sur l'île d'Amchitka, de 1,6 m sur l'île d'Attu et de 1,1 m dans le nord de Kauai, à Hawaï. Il a également été observé au Pérou, en Équateur, au Mexique, en Californie, au Japon et dans l'est de la Russie[1].

Dégâts[modifier | modifier le code]

Les inondations causées par le tsunami ont causé 10 000 $ de dégâts sur l'île d'Amchitka[2]. Des dommages mineurs causés par le tremblement de terre ont été enregistrés sur les îles Attu et Shemya sous la forme de fissures dans les pistes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « 1965 Rat Islands earthquake » (voir la liste des auteurs).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) NGDC, « Résultat de recherche pour les séismes de 1965 en Alaska » [archive du ]
  2. a et b (en) USGS, « Historic Earthquakes Rat Islands, Alaska » [archive du ],
  3. (en) Francis T. Wu et Hiroo Kanamori, « Source mechanism of February 4, 1965, Rat Island earthquake », Journal of Geophysical Research, 26e série, vol. 78,‎ , p. 6082-6092 (DOI 10.1029/jb078i026p06082, Bibcode 1973JGR....78.6082W, lire en ligne)
  4. (en) Susan L. Beck et Douglas H. Christensen, « Rupture process of the February 4, 1965, Rat Islands Earthquake », Journal of Geophysical Research, b2, vol. 96,‎ , p. 2205 (DOI 10.1029/90JB02092, Bibcode 1991JGR....96.2205B, lire en ligne)
  5. (en) Jean M. Johnson, Tsunamigenic Earthquakes and Their Consequences, vol. 39, , 215 p. (ISBN 9780080568690, DOI 10.1016/S0065-2687(08)60275-7, lire en ligne), « Heterogeneous Coupling Along Alaska-Aleutians as Inferred from Tsunami, Seismic, and Geodetic Inversions », p. 1-116
  6. (en) Katsuyuki Abe, « Lithospheric normal faulting beneath the Aleutian trench », Physics of the Earth and Planetary Interiors, vol. 5,‎ , p. 190-198 (DOI 10.1016/0031-9201(72)90091-X, Bibcode 1972PEPI....5..190A)

Lectures complémentaires[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]