Sébastien de Courtois

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Sébastien de Courtois
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (47 ans)
Nationalité
Français
Formation
Université Toulouse 1 Capitole, Thames Valley University, Ecole Pratique des Hautes-Etudes (4e section), INSEAD-Programmes en ligne
Activité
Ecrivain, Journaliste, Directeur de centre culturel
Autres informations
A travaillé pour
Sénat, Institut français, Groupe Le Figaro, Le Point, Radio France

Sébastien de Courtois (d'Arcollières), né le à Montpellier est un écrivain, journaliste et chercheur spécialiste des chrétiens d’Orient[1]. Il est directeur de l'Institut français de Turquie, à Ankara, depuis le [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît à Montpellier en 1974, d’une mère protestante et d’un père catholique. Il devient orphelin de père à l'âge de deux mois.

Études[modifier | modifier le code]

Juriste de formation, Sébastien de Courtois obtient une maîtrise de droit privé des affaires à l'Université Toulouse 1 Capitole en 1998. En 1999, il effectue un master de droit à Londres dans le cadre d'un échange Erasmus à Thames Valley University[3],

En 1995, il effectue son service national au 9e régiment de chasseurs parachutiste (9e RCP, 11 DP), médaille de la défense nationale.

En 2001, après un diplôme de l'Ecole, il obtient un DEA d'histoire[4] à l'EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes) consacré aux minorités syriaques de l'Empire ottoman dans le vilayet de Diyarbakir (Tur Abdin, Mardin, Midyat et la Djézireh) sous la direction d'Hervé Couteau-Bégarie et de François Thual : Une communauté syriaque orthodoxe en danger à la fin de l'Empire ottoman (publication : Le Génocide Oublié, Les Derniers Araméens[5]).

Depuis 2011, il est doctorant à l'EPHE affilié au GSRL (Groupe Sociétés, Religions, Laïcités), travaillant à une thèse intitulée Une communauté araméophone du sud-est de la Turquie, approches historiques et anthropologiques d’une situation identitaire complexe, avec Thierry Zarcone[6] comme directeur de recherche (CNRS)[7].

En 2015, il publie un article dans la revue Anatoli, Territoires, Politique et Sociétés : "Regards croisés sur le patrimoine culturel des communautés syriaques de Turquie"[8]

Parcours[modifier | modifier le code]

Après avoir été juriste à Londres, puis attaché parlementaire en Sénat français, il s'oriente vers l'histoire à partir des années 2000, se passionne pour les minorités chrétiennes d'Orient, et devient journaliste indépendant pour Le Figaro Magazine, Géo ou Grands reportages. Il rédige plusieurs études et récits de voyage sur les les minorités chrétiennes d'Orient[1],[9].

En 2010, il s'installe à Istanbul et devient correspondant de presse, journaliste spécialisé sur la Turquie, le Proche Orient, et les minorités religieuses, dont les syriaques orthodoxes du Levant à l'Asie centrale et à la Chine.[10]

Il collabore, outre les journaux déjà cités, notamment à Famille Chrétienne, Réforme, Le Monde de la Bible, Le Point[11],[12], La Croix, Turquie européenne, Les Cahiers de l'Orient, Oasis, Panorama, Orient XXI[13], Atlantico[14] et d'autre médias comme la Radio Télévision Suisse[15].

En 2007, ses voyages et écrits lui valent d'intégrer la Société des explorateurs français sous le parrainage de Sylvain Tesson[16].

A partir de 2011, il est co-directeur, notamment avec Alain Desreumaux (CNRS), d'une mission de conservation des mosaïques antiques du sanctuaire de l’église de Mar Gabriel au Sud-Est de la Turquie. Cette mission, qui comporte des restaurateurs français travaillant pour les monuments historiques et des spécialistes de la mosaïque, est soutenue par le Ministère des Affaires étrangères.[17]

Il devient producteur et animateur de l'émission bimensuelle Chrétiens d'Orient sur France Culture[18],[19],[20].

Président de l'association des Amis de la Cappadoce[21], il soutient des travaux de restauration de l’église rouge (Güzelyurt)[22].

En 2015, il organise et anime à l'Institut du Monde Arabe dans les « Jeudis de l’IMA » une table ronde sur les patrimoines des chrétiens d’Orient[23].

En 2017, il devient directeur délégué de l'Institut français de Turquie à Ankara[24],[25],[26].

En 2018, il sensibilise un groupe industriel de Turquie pour participer financièrement à la restauration du "Boudoir Turc" du château de Fontainebleau.

En 2020, Alain Desreumaux, directeur de recherches émérite au CNRS, dresse un portrait qui est repris sur le site de l'Oeuvre d'Orient.

Prix[modifier | modifier le code]

En 2013, il reçoit la Toison d'Or du livre d'aventure pour Eloge du voyage : sur les traces d'Arthur Rimaud[27].

Lettres du Bosphore, livre paru en 2016, reçoit le Prix France-Turquie 2017[28].

Chrétiens d'Orient[modifier | modifier le code]

Selon France inter en 2015, « les circonstances de la vie de Sébastien de Courtois ont fait qu’il vit au milieu [des chrétiens d'Orient]. Il ne voit pas cela comme un hasard. Il étudie leur histoire, il identifie leurs traces qui s’effacent, sur place mais aussi bien jusqu’en Chine où il a suivi les nestoriens qui empruntaient au VIIe siècle les chemins de la route de la soie. Il les défend, non pas comme une cause politique mais parce qu’ils témoignent de la diversité et de l’intériorité de l’homme. »[29]

Il intervient régulièrement dans les médias à propos de la Turquie[30] et sur la question des chrétiens orientaux[10].

Dans la Vie en 2015 : « La chape du silence a heureusement sauté l'été dernier parce que les événements étaient tellement graves qu'il n'y avait pas vraiment le choix. Mais les Unes des journaux ne se sont pas non plus bousculées. Je note aussi la méconnaissance des journalistes. Très souvent je dois rappeler que les chrétiens en Orient n'ont pas été convertis par les Croisés, mais bien dix siècles avant, dans les tout premiers temps du christianisme… L'évolution de la perception des chrétiens d'Orient doit aussi, en France, à Régis Debray qui, en 2007, avait organisé un grand colloque sur l'avenir de ces chrétiens. » [31]

En 2015, dans le Figaro, sous la plume d'Anne Fulda : "Le jeune homme, alors engagé dans un cabinet d'avocats anglais, passe une semaine là-bas. Il y reviendra effectivement régulièrement les années suivantes. Fasciné par cette plongée dans la chrétienté originelle, dans ces paysages aux airs d'éternité, peuplés d'oliviers. Curieux aussi, posant des questions en rafale sur cette petite communauté monastique. Avide de recueillir des témoignages qui lui font comprendre, comme s'il effleurait du doigt l'histoire, la force et la fragilité de ces chrétiens d'Orient, «celle de proscrits devant se dissimuler pour continuer à exister», comme il l'écrit dans son dernier livre." [32]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Sur les fleuves de Babylone, nous pleurions. Le crépuscule des chrétiens d'Orient, Stock, 2015, 186 pages.
  • Siméon de Bulgarie, Un destin singulier, Flammarion, 2014, Paris.[33]
  • Un Thé à Istanbul, Récit d'une Ville, Le Passeur éditeur, 2014, Paris.[34]
  • Éloge du Voyage, Sur les traces d'Arthur Rimbaud, NIL Éditions, 2013, Paris.
  • Süryaniler, Yapi Kredi Yayinlari, Istanbul (Traduction en turc de l'album texte/photos sur le Tur Abdin : Les Derniers Araméens, 2011
  • La Turquie Biblique, Éditions Empreinte temps présent, avec les photographies de Damien Guillaume, 2010, Paris.
  • Le nouveau défi des chrétiens d'Orient, d'Istanbul à Bagdad Éditions JC. Lattès, 2009, 240 p. (ISBN 978-2709633123).
  • Périple en Turquie chrétienne, Presses de la Renaissance, 2008, 297 p. (Récit de voyage) (ISBN 978-2750903602).
  • Chrétiens d'Orient sur la route de la soie, dans les pas des Nestoriens, La Table Ronde, 2007, 365 p., dessins de Bertrand de Miollis. (Récit d'un voyage d'Istanbul à Pékin sur la trace des nestoriens) (ISBN 978-2710328520).
  • Les derniers Araméens, le peuple oublié de Jésus, 2004-2007 avec le photographe Douchan Novakovic, (réimpression en 2007). Album présentant la région syriaque de Tur Abdin, ou Tour Abdin, une montagne sainte dans le sud-est de la Turquie.
  • Lé génocide oublié, chrétiens d'Orient, les derniers araméens, 2002, Ellipses, (publication d'archives diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères sur la période 1895-1914).
  • Une communauté syriaque orthodoxe en péril à la fin de l'Empire ottoman, mémoire de DEA soutenu à l'École pratique des hautes études, principale étude sur le monde syriaque de la fin du XIXe siècle au début du XXe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François-Xavier Maigre et Agnès Rotivel, Sébastien de Courtois, l’arpenteur de l’Orient chrétien, La Croix, 23 septembre 2013.
  2. IFT, « IFT », sur Institut français de Turquie, 7décembre 2017
  3. (en) « Discover the Career University », sur University of West London (consulté le 13 mai 2021)
  4. « Sébastien de Courtois | Ecole Pratique des Hautes Etudes - Academia.edu », sur ephe.academia.edu (consulté le 6 février 2021)
  5. Sébastien de Courtois, Le génocide oublié : chrétiens d'Orient, les derniers Araméens, Ellipses, coll. « Collection L'Orient politique. », (ISBN 978-2-7298-1230-0, lire en ligne)
  6. « Agence bibliographique de l'enseignement supérieur »,
  7. Sébastien Fath, « ZARCONE Thierry », sur Site du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités, (consulté le 6 février 2021)
  8. Sébastien de Courtois, « Regards croisés sur le patrimoine culturel des communautés syriaques de Turquie. », sur Anatoli,
  9. « Le Nouveau Défi des chrétiens d'Orient », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 6 février 2021)
  10. a et b « Sur la route des Nestoriens », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 6 février 2021)
  11. « Lettres du Bosphore – Sébastien de Courtois: "La Turquie m’a ouvert au monde" », sur lepetitjournal.com (consulté le 6 février 2021)
  12. « Sébastien de Courtois », sur Le Point.fr (consulté le 6 février 2021)
  13. Sébastien de Courtois, « Roman d’un passeur de clandestins, rencontre avec Hakan Günday », sur Orient XXI,
  14. Contributions de Sébastien de Courtois, Profil sur Atlantico
  15. RTS, « Le chant des derniers Araméens », sur 24 avril 2016
  16. Société des explorateur français, « Sociétaires »,
  17. « Sanctuaire Mar Gabriel / Site officiel de l'UMR Orient & Méditerranée (Paris) », sur www.orient-mediterranee.com (consulté le 6 février 2021)
  18. « Sébastien de Courtois : biographie, actualités et émissions France Culture », sur France Culture (consulté le 6 février 2021)
  19. « Sébastien de Courtois à la tête de l'Institut français d'Ankara », sur Le Monde de la Bible, (consulté le 6 février 2021)
  20. « « Un thé à Istanbul », de Sébastien de Courtois », sur www.ataturquie.fr (consulté le 6 février 2021)
  21. « Bulletin des Amis de la Cappadoce / Kapadokya Dostları », sur kapadokya.fr,
  22. « Découverte de la Cappadoce », sur France Culture (consulté le 6 février 2021)
  23. Institut du Monde arabe, « Patrimoine des chrétiens d'Orient »,
  24. « Sébastien de Courtois : « Je crois à la voix portée par la francophonie » », sur lepetitjournal.com, (consulté le 6 février 2021)
  25. Le Petit Journal (Istanbul), « L’Institut français de Turquie à l’heure de la pandémie de Covid-19 », sur Le Petit Journal,
  26. « L’équipe – Institut Français de Turquie » (consulté le 6 février 2021)
  27. « A Dijon, Les Ecrans de l’Aventure livrent leur palmarès », sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté, (consulté le 6 février 2021)
  28. Sébastien de Courtois, « Le Passeur éditeur, Prix France Turquie »
  29. « Le témoin du vendredi : Sébastien de Courtois, un chercheur chez les Chrétiens d’Orient du 19 juin 2015 », sur www.franceinter.fr (consulté le 6 février 2021)
  30. « "La Turquie doit sortir de son sentiment de persécution et s'ouvrir au monde" », sur L'Echo, (consulté le 6 février 2021)
  31. « Sébastien de Courtois témoigne du crépuscule des chrétiens d'Orient », sur La Vie.fr, (consulté le 6 février 2021)
  32. « Sébastien de Courtois, la sentinelle », sur Le Figaro, (consulté le 6 février 2021)
  33. « Un destin singulier - Siméon II de Bulgarie », sur Babelio (consulté le 22 décembre 2020)
  34. « Un thé à istanbul - Sébastien de Courtois », sur Babelio (consulté le 7 janvier 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]