Ruth Teitelbaum

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Ruth Teitelbaum
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Ruth LichtermanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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A travaillé pour
Distinctions
Women in Technology International (en)
Women in Technology Hall of Fame (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Ruth Teitelbaum (née Lichterman ; 1924-1986) était l'une des programmeuses à l'origine de l'ordinateur ENIAC et l'une des premières programmeuses d'ordinateur au monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Teitelbaum était diplômée du Hunter College avec un B.Sc. en mathématiques. Elle était embauchée par la Moore School of Electrical Engineering à l'Université de Pennsylvanie pour calculer des trajectoires balistiques. La Moore School a été créée par l'Armée Américaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y eut près de 80 femmes qui travaillaient manuellement en calculant avec des calculs différentiels complexes des trajectoires balistiques. Ces femmes étaient appelées « computers » (calculatrices). En juin 1943, l'Armée décida de financer un projet expérimental : le premier ordinateur numérique tout électronique, et six de ces femmes « calculatrices » ont été sélectionnées pour être ses premières programmeuses[1]. Teitelbaum était parmi ces six femmes[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Teitelbaum fut sélectionnée comme une des six femmes à être les premières programmeuses de l'ENIAC, qui était le premier ordinateur programmable tout électronique. L'ordinateur était une immense machine avec 40 panneaux mesurant 8 pieds. Les programmeurs devaient le programmer physiquement en utilisant 3000 commutateurs, et des cordons téléphoniques de commutation dans une douzaine de plateaux, pour acheminer les données, et le programme, à travers la machine.

Avec Marlyn Meltzer, Teitelbaum faisait partie d'une zone spéciale du projet ENIAC. En utilisant la technologie analogique, elles ont calculé des équations de trajectoire balistique[3]. En 1946, l'ordinateur ENIAC a été dévoilé devant le public et la presse. Les sept femmes étaient la seule génération de programmeurs à programmer l'ENIAC et elles ont continué à enseigner des techniques de programmation à d'autres.

Les six autres femmes travaillant sur l'ENIAC étaient : Jean Bartik, Betty Holberton, Kathleen McNulty, Mauchly Antonelli, Marlyn Meltzer, and Frances Spence[4].

Décès[modifier | modifier le code]

Ruth Teitelbaum est morte en 1986 à Dallas, au Texas[3].

Accomplissements[modifier | modifier le code]

Même si elle a joué un rôle essentiel dans le développement des ordinateurs, elle n’eut que peu de reconnaissance pour son travail sur l'ENIAC.

Elle s'est installée deux ans en Écosse pour former le prochain groupe de programmeurs de l'ENIAC quand celui-ci a été déménagé au Laboratoire de recherches balistiques à l'Aberdeen Proving Grounds[5].

Récompense[modifier | modifier le code]

En 1997, elle a été intronisée à l'international Hall of Fame des Femmes dans la Technologie, avec les cinq autres programmeuses d'origines de l'ENIAC. Le mari de Teitelbaum a accepté de récupérer sa récompense en la mémoire de sa femme.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thomas Haigh, Peter Mark, et Crispin Rope, Eniac in Action: Making and Remaking the Modern Computer, Cambridge, MA, MIT Press, , 26 p. (ISBN 9780262033985)
  2. (en) « Ruth Teitelbaum - Engineering and Technology History Wiki », sur ethw.org (consulté le 3 octobre 2017)
  3. a et b « Ruth Teitelbaum — ETHW », sur ethw.org (consulté le 23 juillet 2018)
  4. (en-US) « Finding the forgotten women who programmed the world’s first electronic computer », Public Radio International,‎ (lire en ligne, consulté le 23 juillet 2018)
  5. (en) Martin Gay, « Recent Advances and Issues in Computers », The Oryx Press, Phoenix/Arizona,‎ , p. 106/10

Liens externes[modifier | modifier le code]