Russule verdoyante

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Russula virescens

Russula virescens, la Russule verdoyante aussi appelée palomet, est un champignon basidiomycète comestible de la famille des Russulacées.

Description[modifier | modifier le code]

La russule verdoyante possède un chapeau vert allant du vert pâle au vert-bleu-gris mesurant de 5 à 10 cm, souvent craquelé et parsemé de petites plaques lui donnant un aspect de moisi.

Les lames sont blanc-crème, assez serrées, le pied (ou stipe) est blanc, cassant (comme chez toutes les russules) et mesure 1,5 à 2 cm de diamètre pour 4 à 8 cm de hauteur. La chair est blanche avec une odeur fongique faible et une saveur de noisette. La russule verdoyante pousse de juin à septembre dans les forêts de feuillus (chêne, hêtre, châtaignier) souvent en bordure des chemins. Elle présente une réaction orangée au sulfate de fer. Sa sporée blanche permet de la distinguer de la sporée jaunâtre de la Russule croûteuse[1].

Comestibilité[modifier | modifier le code]

C'est un excellent comestible, sans doute la meilleure des russules, mais l'aspect de son chapeau qui rappelle celui de la moisissure, la rend peu appétissante.

Confusions possibles[modifier | modifier le code]

Il est possible (bien que difficile) de confondre la russule verdoyante avec l'amanite phalloïde, qui est mortelle, mais plusieurs critères majeurs les différencient :

  • Pas d'anneau ni de volve chez la russule verdoyante, c'est pourquoi il est impératif de toujours déterrer les champignons, afin de pouvoir constater la présence d'une volve.
  • Aspect craquelé chez la russule verdoyante, et presque soyeux chez l'amanite.

La Russule verdoyante peut être confondue avec la Russule vert-de-gris et la Russule craquelée.

Habitat[modifier | modifier le code]

La russule verdoyante affectionne les terrains acides, sous les feuillus, principalement hêtres, charmes, chênes et châtaigniers. Assez rare, on la trouve en petits groupes parfois un peu isolés, dans les endroits humides à proximité des marécages, mares ou cours d'eau, jamais sous les conifères. Plus courante dans le Sud de la France, elle peut fructifier plus au Nord lors des années chaudes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Maffert, À la recherche du Palomet, Excursion dans une bibliothèque, Édité par l'auteur, , 179 p. (ISBN 9782950039309, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) M. Kuo, 100 Edible Mushrooms, The University of Michigan Press, , p. 31.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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