Russes baltes

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Pourcentage de Russes par arrondissement en 2011.

Les Russes baltes se composent des Russes originaires de l'Empire de Russie et de citoyens de l'ex Union soviétique qui ont émigré à l'époque soviétique.

Distinction[modifier | modifier le code]

Les Russes de l'Ingrie (dont Saint-Pétersbourg) et de la région de Kaliningrad, ainsi que ceux de la Finlande (33 000 personnes soit 0,8 %) et de la Pologne (13 à 15 000) ne sont pas considérés comme des Russes baltes.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Avant le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1918 à 1945[modifier | modifier le code]

Selon les statistiques, en 1920, la part des Russes en Lettonie, Estonie et Lituanie est de respectivement de 7,82 % (surtout en Latgale), 4 % (dont la moitié vivait à Petchory et Izborsk) et environ 2 % en Lituanie, le pays le plus peuplé.

de 1945 à 1991[modifier | modifier le code]

Depuis le retour de l'indépendance (après 1991)[modifier | modifier le code]

Après 1991, les Russes baltes se sont soudain retrouvés étrangers dans leur propre pays ; c'est-à-dire que, comme dans toutes les anciennes républiques soviétiques, les populations russes, vivant depuis plusieurs générations dans la région, se considéraient comme "Russes vivant en URSS" (puisque tous ces pays faisaient partie de l'URSS). En 1991, ces populations se retrouvent soudain apatrides, car leur passeport soviétique renvoie à un pays qui n'existe plus.

La situation est d'autant plus difficile que les populations baltes gardent une forte rancœur contre les Russes. Les États baltes ont en effet durement souffert durant la période soviétique, avant la Seconde Guerre mondiale : leurs pays ont été annexés en 1939 et leurs élites déportées[1]. Ainsi les populations russophones sont encore aujourd'hui vues comme les descendants des "occupants soviétiques", ceux qui ont maltraité l'identité balte.Les enfants dès leur naissance et les adultes qui apprennent la langue officielle du pays sont considérés comme membres de cet État.

Aujourd'hui, souhaitant affirmer leur indépendance et leur liberté face à la Russie voisine, les pays baltes ne sont pas tendres avec leur minorité russophone qui se plaint de souffrir de discriminations.

En 2009, plus de 15 % de la population de la Lettonie sont non-citoyens, en majorité des russophones.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le nombre de Russes et leur proportion dans les statistiques ne cessent de diminuer depuis 1989 (en Lettonie : 28,5 % en 2006 contre 37 % en 1989, en Estonie : 25,6 % contre 30,3 % en 1989 et 6,3 % en Lituanie contre près de 9,4 %).

Cependant, les Russes restent importants dans de nombreuses villes et régions, surtout à l'Est, près de la frontière avec la Russie et dans les villes industrielles.

Latgale : 53 % à Daugavpils, 51 % à Rezekne (2005), 40 % à Preiļi'...

• Est de l'Estonie : 88 % à Narva (93,5 % de russophones), Kohtla-Järve (70 %)...

• Centres urbain : Riga (52 %), Tallinn (37 %), Vilnius (14,5 %)...

• Centres industriels comme Visaginas (55 %)...

On perçoit également l'identification, comme Russes, d'autres Slaves comme les Biélorusses et certains Ukrainiens.

Culture[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. michael -miki, « la russie un pays au milles visages », sur www.dementieva.fr (consulté le 26 septembre 2016)