Ruillé-Froid-Fonds

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Ruillé-Froid-Fonds
Ruillé-Froid-Fonds
Le château du Puy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Meslay-Grez
Maire
Mandat
Marie-Claude Helbert
2020-2026
Code postal 53170
Code commune 53193
Démographie
Gentilé Ruilléen
Population
municipale
568 hab. (2018 en augmentation de 9,02 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 02″ nord, 0° 38′ 32″ ouest
Altitude Min. 58 m
Max. 119 m
Superficie 23,56 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Laval
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Meslay-du-Maine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Ruillé-Froid-Fonds

Ruillé-Froid-Fonds est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 568 habitants[Note 1].

La commune fait partie de la province historique de l'Anjou (Haut-Anjou)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Sud-Mayenne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 724 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Villiers-Charle », sur la commune de Villiers-Charlemagne, mise en service en 1971[9] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,7 °C et la hauteur de précipitations de 755,9 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Le Mans », sur la commune du Mans, dans le département de la Sarthe, mise en service en 1944 et à 64 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[13], à 12 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,5 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ruillé-Froid-Fonds est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laval, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (96,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,6 %), prairies (34,7 %), zones agricoles hétérogènes (7,1 %), forêts (3,2 %), zones urbanisées (1,2 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme de Ruiliaco au IXe siècle[23]. Il serait issu de l'anthroponyme latin Rulius[23].

Le gentilé est Ruilléen.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la sénéchaussée angevine de Château-Gontier dépendante de la sénéchaussée principale d'Angers depuis le Moyen Âge jusqu'à la Révolution. Originairement appelée Ruillé d'Anjou, la commune absorbe à la fin du XVIIIe siècle le hameau de Froid Fonds (diminutif de Froide Fontaine, écrit par la suite Froidfont puis pour des raisons inconnues Froid Fonds), lui donnant une nouvelle dénomination : Ruillé et Froid Fonds puis Ruillé-Froid-Fonds[24].

En 1790, lors de la création des départements français, une partie de Haut-Anjou a formé le sud-mayennais sous l'appellation de Mayenne angevine.

La commune acquiert une certaine notoriété fin , à la suite du Prix d'Amérique. En effet, les deux chevaux arrivés en tête sont tous deux entraînés sur la commune : le lauréat Up and Quick y est entraîné par Franck Leblanc, tandis que le deuxième Voltigeur de Myrt y est entraîné par Roberto Donati[25],[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1977[27] mars 2001 Daniel Regereau   Menuisier
mars 2001 avril 2014 André Rocton[28] SE Artisan plombier-chauffagiste
avril 2014[29] En cours Marie-Claude Helbert SE Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[29].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].

En 2018, la commune comptait 568 habitants[Note 7], en augmentation de 9,02 % par rapport à 2013 (Mayenne : −0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Au premier recensement républicain, en 1793, Ruillé-Froid-Fonds comptait 1 086 habitants, population jamais atteinte depuis.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0867841 0501 0841 0561 0401 0241 0461 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 041956980951876925933933932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
931881879751725753710712645
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
581558487442398436496501555
2018 - - - - - - - -
568--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château et parc du Puy, qui font l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques, la chapelle depuis le , le reste depuis le [33]. Le château et la chapelle sont du XVIIe siècle.
  • Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais, du XIIe siècle, dont la cloche est classée à titre d'objet aux Monuments historiques[34].
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Froid-Fonds, du XIIe siècle, dont la cloche est classée à titre d'objet aux Monuments historiques[35].
  • Château de Mauvinet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 2, , p. 1427
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 17 juillet 2021)
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 17 juillet 2021)
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 17 juillet 2021)
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Pays de la Loire », sur pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr, (consulté le 17 juillet 2021)
  9. « Station Météo-France Villiers-Charle - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 17 juillet 2021)
  10. « Orthodromie entre Ruillé-Froid-Fonds et Villiers-Charlemagne », sur fr.distance.to (consulté le 17 juillet 2021).
  11. « Station Météo-France Villiers-Charle - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 17 juillet 2021).
  12. « Orthodromie entre Ruillé-Froid-Fonds et Le Mans », sur fr.distance.to (consulté le 17 juillet 2021).
  13. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 juillet 2021)
  14. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 juillet 2021)
  15. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 17 juillet 2021)
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 11 mai 2021)
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 11 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  24. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Ouest-France : "Hippisme : A Ruillé-Froid-Fonds, c'est un peu l'Amérique"
  26. Le Parisien : "Ruillé-Froid-Fonds, capitale du trot"
  27. « Historique des maires », sur mairieruillefroidfonds53.fr, mairie de Ruillé-Froid-Fonds (consulté le 5 avril 2019).
  28. Réélection 2008 : « André Rocton a été élu maire au premier tour », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 6 juillet 2014).
  29. a et b « Ruillé-Froid-Fonds (53170) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 6 juillet 2014).
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  33. « Château et parc du Puy », notice no PA00109582, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Cloche », notice no PM53000454, base Palissy, ministère français de la Culture.
  35. « Cloche », notice no PM3000453, base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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