Rufus Isaacs (1er marquis de Reading)

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Rufus Isaacs
Rufus Isaacs - portrait.jpg

Portrait de "Rufus Isaacs, 1st Marquess of Reading"

Fonctions
Secrétaire d'État des Affaires étrangères
-
Gouverneur général des Indes
-
Lord Chief Justice of England and Wales
-
Alfred Lawrence (en)
Procureur général pour l'Angleterre et le pays de Galles
-
William Robson (en)
Avocat général pour l'Angleterre et le pays de Galles
-
Samuel Thomas Evans (en)
Membre du Parlement du Royaume-Uni
Membre du Conseil privé du Royaume-Uni
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Lieu de travail
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
27e Parlement du Royaume-Uni (d)
30e Parlement du Royaume-Uni (d)
29e Parlement du Royaume-Uni (d)
28e Parlement du Royaume-Uni (d)
Académie américaine des arts et des sciencesVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Rufus Isaacs, né dans le quartier de Tower Hamlets en Londres le 10 octobre 1860 et mort à Mayfair en Londres le 30 décembre 1935, est un homme politique britannique qui a été ministre de la justice du gouvernement d'Herbert Asquith, Premier ministre du Royaume-Uni.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de commerçants juifs de Spitalfields, Rufus Isaacs a commencé sa carrière dans la marine puis à la Bourse de Londres. Il devient ensuite un avocat réputé. Après sa carrière politique, il sera président de la société "Palestine Electric Corporation".

Fonctions ministérielles et diplomatiques[modifier | modifier le code]

  • Ministre de l'Intérieur.
  • Ministre des affaires étrangères.
  • En 1918, Rufus Isaacs est nommé ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis, puis vice-roi des Indes.

Affaire Marconi[modifier | modifier le code]

Rufus Isaacs s'est retrouvé au printemps 1912 au centre d'une affaire de délit d'initié, le Scandale Marconi car il est le frère de Godfrey Isaacs, directeur général de Marconi, nommé sans aucune expérience dans la télégraphie, avant d'emporter un contrat public la première station de radio d’État en Angleterre

L'entrée en Bourse de la Marconi s’effectue le à Londres à 3,5 sterling l'action, 3 fois ce qui avait été proposé dix jours plus tôt. Entre-temps s'est produit le naufrage du Titanic. Le puissant émetteur de Marconi dont est équipé le navire a permis de sauver 700 passagers. L'action grimpe immédiatement à 4 sterling dès les premiers échanges[1], avant de retomber quelques semaines plus tard à seulement 2 sterling[2].

Plusieurs courtiers sont soupçonnés de manipulation de cours[3]. On découvre que Rufus Isaacs a revendu 7000 actions à un prix deux fois supérieur à celui auquel il les avait achetées deux jours plus tôt. On découvre aussi que l'émetteur de Marconi dont était équipé le Titanic n'a pas correctement été utilisé, les opérateurs privilégiant l'envoi de messages de complaisance pour les passagers, et qu'il avait subi une panne avant le naufrage.

Le quotidien français Le Matin publiera le 14 février 1913 un article mettant en cause Rufus Isaacs, accusés d’avoir acheté les titres de la compagnie au prix moyen de 50 francs environ, avant l’ouverture des négociations avec le gouvernement, pour les revendre avec un bénéfice allant jusqu’à 200 francs par titre[4], à mesure que les négociations allaient vers la conclusion du contrat avec la Compagnie Marconi. Le 18 février, quatre jours après, Le Matin publiera un démenti, en expliquant qu’il ne s’agissait que de simples rumeurs. Mais le journal sera quand même poursuivi en justice pour diffamation, dès le début mars[5].

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. "Carson: The Man Who Divided Ireland" par Geoffrey Lewis, page 118 [1]
  2. "The Marconi affair", par A.N. Field [2]
  3. "History Of The Marconi Company 1874-1965", par W. J. Baker, page 147 [3]
  4. Le blog des amis de Gilbert Keith Chesterton
  5. "The New York Times" du 20 mars 1913 [4]