Rufin Schockaert

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Rufin Schockaert
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Le Dr R.R schockaert
Nom de naissance Rufin-Rémi Schockaert
Naissance
Oordegem
Décès
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Profession
Distinctions
buste ;
médaille à son effigie

Rufin Schockaert, né Rufin-Rémi Schockaert en 1875 à Oordegem (actuellement intégré dans la commune belge de Lede dans le Denderstreek sur le Molenbeek en Flandre orientale) et mort le (à ne pas confondre avec le naturaliste E. Rufin Schockaert) était un poète, latiniste et philosophe (dans sa jeunesse) et médecin (chirurgien-obstétricien, qui a notamment contribué à développer le forceps à branches parallèles). Il fut le premier enseignant à produire un cours sur la gynécologie, isolant cette discipline de l'obstétrique, en prônant, autant que possible d'éviter la chirurgie et notamment la césarienne, quand on peut utiliser des alternatives (forceps notamment)[1].

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Poète durant sa jeunesse, il s'est d'abord orienté vers la philosophie (licence en philosophie) puis vers la médecine en 1896.
En 1899, il fréquente l'Institut Carnoy où il peut acquérir les principes de la méthode scientifique[1].

Formation et vie professionnelles[modifier | modifier le code]

Il passe son doctorat de médecine en 1902 et est à cette occasion diplômé LPGD après avoir accompli un internat en obstétrique chez Eugène Hubert avec lequel il contribue à concevoir et diffuser l'usage du forceps tel qu'il est encore utilisé de nos jours[1].

Il est lauréat du concours des bourses de voyage, ce qui va le conduire en Allemagne et en France où il se perfectionnera en obstétrique et gynécologie, puis à effectuer un stage de 6 mois dans le service de Théophile Debaisieux et enfin un séjour aux Pays-Bas[1].

Il exerce un temps à l’hôpital Saint-Nicolas, puis il se voit proposer en 1905 de remplacer son maître Eugène Hubert qui venait de mourir[1].

En 1909 il est nommé « professeur ordinaire ». Peu avant la première guerre mondiale (en 1913) il institue un service de gynécologie séparé du service d'obstétrique, contribuant à mettre en valeur cette nouvelle spécialité médicale (antérieurement intégrée dans la chirurgie). Il continue à développer ce service qui atteindra 45 lits durant la seconde guerre mondiale (en 1940)[1].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Il était considéré comme un chirurgien brillant, et une manifestation importante a été organisée en 1932 (pour fêter ses 25 ans de professorat). Un buste et une médaille à son effigie lui ont été offerts à cette occasion[1]. Le discours fait à cette occasion a été conservé par l'université de Louvain[2].

Enseignements[modifier | modifier le code]

Il donnera de nombreux cours (bilingues, en français et flamand)[1] :

Publication[modifier | modifier le code]

Il ne semble pas avoir été chercheur à proprement parler, mais il a publié de nombreux articles visant à partager ses savoirs et savoir-faire cliniques (souvent co-publiés Richard Bruynoghe dans la Revue Médicale de Louvain)[1].

Descendance[modifier | modifier le code]

Il a eu un fils : Joseph Schockaert (1906émérite 1976 - † 1995) qui est également devenu médecin, et qui a développé la laparoscopie, repris l'enseignement de son père (en néerlandais), en laissant son père le continuer en français (jusqu'à son éméritat fêté en en 1950 (à l'âge de 75 ans) puis encore durant 2 ans pour le seul cours de déontologie médicale qui sera ensuite poursuivi en 1952 par Albert Dereymaeker[1].

Son fils Joseph enseignera ensuite (en deux langues) l'obstétrique et la gynécologie, avec Jacques Ferin (1914 – émérite 1984 - † 1991) qui n'enseignait lui qu'en français, en binôme avec Marcelin Renaer (qui produisait les cours en flamand) jusqu'en 1968[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]