Rue du Renard (Paris)

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4e arrt
Rue du Renard
image illustrative de l’article Rue du Renard (Paris)
La rue du Renard vue en direction de la place de l'Hôtel de Ville ; en arrière-plan, la cathédrale Notre-Dame.
Situation
Arrondissement 4e
Quartier Saint-Merri
Début 70-74, rue de Rivoli
Fin 15, rue Simon-le-Franc
Morphologie
Longueur 315 m
Largeur 20 m
Historique
Création 1868
Géocodification
Ville de Paris 8118
DGI 8132

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Renard
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue du Renard se situe dans le 4e arrondissement de Paris, dans le quartier administratif Saint-Merri (13e quartier) et dans le quartier historique du Marais.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par les stations de métro Hôtel de Ville et Rambuteau.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue du Renard porte le nom d’une ancienne enseigne avec un « Renard-qui-Prèche[1] ».

Historique[modifier | modifier le code]

De 1185 à 1512, on trouve cette voie dans divers titres, sous le nom de « cour Robert-de-Paris ». Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous le nom de « cour Robert-De-Paris ».

Sur un plan manuscrit de 1512, elle est écrite « cour Robert », autrement dite « cour du Renard ».

À partir de 1558, Gilles Corrozet appelle cette rue sous les noms de « rue du Renard-qui-Prèche » et « rue du Regnard-qui-Prèche ».

Elle porte ensuite le nom, plus simple, de « rue du Renard », avant de lui rajouter le complément « Saint-Merri », devenant la « rue du Renard-Saint-Merri », le quartier dans lequel elle se trouvait, afin de la différencier de la rue du Renard-Saint-Sauveur.

Une décision ministérielle du 13 ventôse an VII () signée François de Neufchâteau fixe la largeur de cette voie publique à 7 mètres[1].
Cette largeur est portée à 10 mètres en vertu d'une ordonnance royale du 6 mai 1836 qui fit disparaitre la plupart des vieilles bâtisses ; des hôtels particuliers s'élevèrent à leur place.

La rue du Renard actuelle, formée en 1868, résulte de la fusion des deux rues :

En 1899, la rue est prolongée une première fois jusqu'à la rue Pierre-au-Lard puis en 1909, une seconde fois, jusqu'à la rue Simon-le-Franc.

La rue du Renard et la rue Beaubourg forment un axe unique.

Bâtiment remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Nos 8-10 : ancien bâtiment des services centraux de l'administration pénitentiaire, construit par François-Adolphe Bocage.
  • No 11 : maison patricienne médiévale. Les caves sur deux niveaux sont remarquables avec un décor soigné, dont un chapiteau orné de feuilles de figuier et comprenant un puits, l'ensemble s'étendant sur une superficie de près de 200 m2. Au Moyen Âge, le seuil de la maison était à quarante centimètres au-dessous du niveau du trottoir actuel[2]. La façade, remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles, a révélé lors d'un ravalement les restes de baies gothiques et d'un oculus au départ d'un pignon aujourd'hui disparu[3].
  • No 12 : en 1900, l'hôtel de Pomponne cède ses terrains situés à cette adresse au Syndicat de l'épicerie française (architectes Édouard Bauhain et Raymond Barbaud). Au début des années 1980, les activités du syndicat sont transférées dans une autre partie du bâtiment. La salle du rez-de-chaussée est alors transformée en théâtre : le théâtre de l'Épicerie jusqu'en 1986, le Roseau Théâtre jusqu'en 1993. En 1994, il devient le théâtre du Renard.
  • Nos 18-20 : la piscine Saint-Merri qui abrite une des dix-sept douches municipales de Paris.
  • No 21 : Maison de l’île de la Réunion, depuis 2015[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.
  2. Élisabeth Pillet et Dany Sandron, « Les caves de Paris », Les Dossiers d'archéologie, no 371, septembre-octobre 2015, p. 14 à 19.
  3. Bénédicte Perfumo, « Une maison du XIIIe siècle au no 11 de la rue du Renard (4e arrondissement) », Bulletin monumental, vol. 167,‎ , p. 64–69 (DOI 10.3406/bulmo.2009.7234, lire en ligne).
  4. Jean-Jacques Birgé, « Inauguration de la Maison de l'île de la Réunion à Paris », 30 novembre 2015, blogs.mediapart.fr (page consultée le 9 mars 2017).

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]