Rue des Sables

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Rue des Sables
Ancienne Presse sociale.jpg
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Statut

La rue des Sables (en néerlandais : « Zandstraat ») à Bruxelles va de la rue du Marais à la jonction de la rue Saint-Laurent et de la rue du Meyboom. Avant les travaux de la jonction Nord-Midi, elle allait jusqu'à la rue Montagne de Sion (disparue).

Historique[modifier | modifier le code]

La rue des Sables est une artère ancienne, mentionnée en 1295 sous le nom de « Vicus Sabeli » et en 1301 sous le nom flamand de « Savelstrate ». Elle porta ensuite le nom de « rue des Capucines ». Sous le régime français, en 1798, elle acquit définitivement son nom actuel.

Sous l'Ancien Régime, les principaux édifices de cette rue étaient le couvent des Capucines et le couvent Sainte-Élisabeth. Ce dernier a été supprimé en 1783[1], brièvement utilisé comme hôpital militaire par les Autrichiens puis par les Français, transformé ensuite en caserne[2] désaffectée en 1912 puis démolie dans les années suivantes[3].

Bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

Rue des Sables 33

Au no 20 se trouvent les anciens magasins Waucquez, un bâtiment construit par Victor Horta en 1905. Après sa fermeture en 1974, ce magasin d'étoffes fut racheté par l'État en 1984 et est devenu le Centre belge de la bande dessinée.

Aux nos 33-35 se trouvent les anciens bâtiments du quotidien socialiste Le Peuple. Désertés depuis 1978, ces locaux, une œuvre de l'architecte Richard Pringiers, abritent depuis 2009 un musée consacré à l'auteur de bandes dessinées flamand Marc Sleen.

Événement folklorique[modifier | modifier le code]

Rue des Sables 39 : haut-relief rappelant la plantation du Meyboom

Au coin de la rue des Sables et de la rue du Marais a lieu chaque année le avant 17 heures la plantation du Meyboom. Cette tradition folklorique a été reconnue comme patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alex. Henne et Alph. Wauters, Histoire de la ville de Bruxelles, vol. 3, Bruxelles, Perichon, , 652 p. (lire en ligne), p. 567.
  2. P. Kauch, Les bâtiments de la Banque nationale de Belgique à Bruxelles, Bruxelles, , 74 p. (lire en ligne).
  3. Antoine Leblicq et Yvon Leblicq, « Quelques souvenirs d’une enfance dans le quartier bruxellois des Bas-Fonds au début du XXe siècle », Cahiers bruxellois, vol. 49, no 1,‎ , p. 301-360 (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2020).
  4. Site de la représentation permanente de la Belgique auprès de l'UNESCO

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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