Rue des Récollets (Strasbourg)

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Rue des Récollets
Situation
Coordonnées 48° 35′ 06″ nord, 7° 45′ 14″ est
Pays France
Ville Strasbourg
Début Quai Lezay-Marnésia
Fin rue Brûlée
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue des Récollets
Géolocalisation sur la carte : Strasbourg
(Voir situation sur carte : Strasbourg)
Rue des Récollets

La rue des Récollets (en alsacien : Rekollektegass) est une voie de Strasbourg rattachée administrativement au quartier Centre. Elle va du quai Lezay-Marnésia, à la hauteur du pont de la Poste, jusqu'au carrefour où se rejoignent la rue Brûlée, la rue de l'Arc-en-Ciel et la rue du Parchemin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cour de l'ancien couvent des Récollets, donnant sur la rue.

Au fil des siècles, la rue a connu différentes dénominations, en allemand ou en français : Bei S. Andres (1252), St. Andreasgässlein (1580), Brandgasse (1580), rue Brûlée (1817), rue des Récollets (1823, 1918), Franziskanergasse (1872, 1940), et, à nouveau, rue des Récollets à partir de 1945[1].

Le nom de la rue perpétue le souvenir de l'ancienne église des Récollets[2] – les récollets formant un ordre mendiant issu d'une réforme de l'ordre franciscain[3], qui possédaient plusieurs bâtiments conventuels dans ce quartier de Strasbourg[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, pour des raisons stratégiques et en l'absence de route importante, on ne peut accéder au front est du castrum que par deux poternes, celle de Saint-André et celle de Pierre. Cette configuration confère une certaine importance à l'étroit passage à proximité de la poterne de Saint-André (St. Andresen Thörlein) qui ferme alors la rue et donne accès au pont sur le canal du Faux-Rempart. Près de la poterne s'élève l'église Saint-André qui deviendra l'église des Récollets[4],[2].

Bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

L'ancien hôtel de Gallahan, à gauche de la Préfecture
(Léon Auguste Asselineau, 1860).

Comme le faisait déjà remarquer Adolphe Seyboth au milieu du XIXe siècle, la rue « ne renferme que deux maisons[5]». Le côté pair est occupé par l'ancien couvent qui abrite depuis 1974 le siège de la Fondation européenne de la science, dont la façade principale donne sur le quai Lezay-Marnésia[6].

no 1 (ancien no 3)
L'ancien hôtel de Gallahan — du nom de son maître d'ouvrage, le baron Louis Denis de Gallahan, conseiller et grand veneur du margrave de Bade[7] — est construit en 1767-1768 par le maître-maçon Laurent Goetz, dans un style Régence avec une touche de rococo, comme en témoignent des consoles rocailles plaquées sur la façade, côté rue des Récollets[2],[1].

Charles-Louis Schulmeister, « le fameux espion attitré de Napoléon », y aurait séjourné, selon Seyboth[5].

Le bâtiment est incendié lors des bombardements de 1870. Émile Becker l'acquiert en 1871 et le reconstruit. Ce nouvel édifice comprend un rez-de-chaussée, trois étages en maçonnerie et un quatrième étage en pans de bois[7].

Immeuble au no 3.

Entre 1784 et 1857, la maison porte le no 18 de la rue Brûlée, puis, de 1858 à 1871, le no 3 de la rue des Récollets, avant de prendre le no 1 depuis cette date[7].

no 3 (actuel)
Le vaste immeuble d'habitation qui fait l'angle avec le no 27 de la rue Brûlée compte quatre niveaux. Le rez-de-chaussée est occupé par des commerces. La date de sa construction n'est pas établie[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Maurice Moszberger (dir.), « Récollets (rue des) », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), p. 62 (ISBN 9782845741393)
  2. a b c et d Roland Recht, Jean-Pierre Klein et Georges Foessel (dir.), « Rue des Récollets », in Connaître Strasbourg : cathédrales, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Alsatia, 1998 (nouvelle édition remaniée), p. 99 (ISBN 2-7032-0207-5)
  3. Régis Bertrand, Les Récollets. En quête d’une identité franciscaine, Presses universitaires François-Rabelais, 2018, 352 p. (ISBN 9782869065826)
  4. « Brûlée (rue) : Brandgass », Maisons de Strasbourg. Étude historique sur les maisons de Strasbourg entre le XVIe et le XXe siècle [1]
  5. a et b Adolphe Seyboth, Strasbourg historique et pittoresque depuis son origine jusqu'en 1870, L'Imprimerie alsacienne, 1894, p. 171-173
  6. « Fondation Européenne pour la Science (Strasbourg) », ArchiWiki [2]
  7. a b et c « 1, rue des Récollets », Maisons de Strasbourg. Étude historique [3]
  8. « 27, rue Brûlée (Strasbourg) », ArchiWiki [4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Moszberger (dir.), « Récollets (rue des) », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), p. 62 (ISBN 9782845741393)
  • Roland Recht, Jean-Pierre Klein et Georges Foessel (dir.), « Rue des Récollets », in Connaître Strasbourg : cathédrales, musées, églises, monuments, palais et maisons, places et rues, Alsatia, 1998 (nouvelle édition remaniée), p. 99 (ISBN 2-7032-0207-5)
  • (de) Adolphe Seyboth, « Franziskanergasse. Rue des Récollets », in Das alte Strassburg, vom 13. Jahrhundert bis zum Jahre 1870 ; geschichtliche Topographie nach den Urkunden und Chroniken, Strasbourg, 1890, p. 20

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]