Rue des Capucines (Paris)

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1er, 2e arrts
Rue des Capucines
image illustrative de l’article Rue des Capucines (Paris)
Rue des Capucines vue en direction de la rue de la Paix.
Situation
Arrondissements 1er
2e
Quartiers Place-Vendôme
Gaillon
Début 25, place Vendôme, et 1, rue de la Paix
Fin 48, rue Cambon et 43, boulevard des Capucines
Morphologie
Longueur 201 m
Largeur Minimum : 12 m
Historique
Création 1700
Dénomination Arrêté du
Géocodification
Ville de Paris 1517

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue des Capucines
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue des Capucines est une voie des 1er et 2e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par les stations de métro Madeleine et Opéra.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue des Capucines porte ce nom en raison du voisinage du couvent des Capucines.

Historique[modifier | modifier le code]

Rue des Capucines en 1913 (Crédit Foncier de France, au no 19).

Cette rue est ouverte en vertu d'un arrêté du 5 juin 1700, pour prolonger la rue Neuve-des-Petits-Champs :

« Ordonne Sa Majesté, pour faciliter aux bourgeois et habitants de ces quartiers la communication des Cours pour leur servir de promenade et de commodité par rapport aux issues du Cours, que la « rue Neuve-des-Petits-Champs » sera continuée en droite ligne de la même largeur, depuis l'encoignure du couvent des religieuses Capucines jusqu'à la rencontre du Cours, suivant le plan qui en a été dressé par les Prévôt des marchands et échevins de ladite ville. Fait au Conseil d'État du Moi. Sa Majesté y étant, à Versailles, le 5e jour de juin 1700. Signé Phélipeaux. »

Ce prolongement delà rue Neuve-des-Petits-Champs reçut quelque temps après le nom de « rue Neuve-des-Capucines, » en raison du couvent des Capucines, dont les bâtiments longeaient une partie du côté droit de cette voie.

Durant les Trois Glorieuses, la voie fut le théâtre d'affrontement entre les insurgés et la troupe.

Elle a gardé ce nom jusqu'en 1881, date à laquelle on lui a donné son nom actuel.

Bâtiments remarquables, et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Immeuble au no 19, ancien hôtel Castanier (Crédit Foncier de France).
  • Au no 4, en 1854, première boutique et maison de Louis Vuitton qu'il revendra en 1871 du fait des ravages de la guerre pour s'installer rue Scribe.
  • Au no 7, emplacement où se trouvaient les écuries de la comtesse Louise-Marie-Adélaïde d'Orléans.
  • Aux nos 8 à 12, emplacement de l'hôtel qui servit de logement de fonction à Bailly et Pétion, maires de Paris, jusqu'en 1792.
  • No 13 bis : ici se trouvait en 1830 le Bureau du recueil de la Société libre des beaux-arts et de l'industrie de Paris.
  • No 20 : en 1932, première boutique de Nina Ricci, qui déménage en 1979 pour s'installer avenue Montaigne.
  • Nos 22-24 : emplacement de l'hôtel de la Colonnade, qui fut affecté en 1793 à Bonaparte, lorsqu'il fut nommé général commandant l'armée de l'Intérieur. C'était son domicile lorsqu'il se maria en 1796. Cet hôtel appartint en 1807 au maréchal Berthier, prince de Wagram. L'empereur d'Autriche y logea en 1814-1815.
  • Ce fut devant l'entrée du personnel, au no 24, que tomba Stendhal frappé d'apoplexie, le 22 mars 1842.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]