Rue de l'Arbalète

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
5e arrt
Rue de l'Arbalète
Rue de l'Arbalète, donnant sur le marché de la rue Mouffetard
Rue de l'Arbalète, donnant sur le marché de la rue Mouffetard
Situation
Arrondissement 5e
Quartier Jardin-des-Plantes et Val-de-Grâce
Début 30, rue des Patriarches
Fin 11, rue Berthollet
Morphologie
Longueur 376 m
Largeur 7 m
Historique
Création XIVe siècle
Dénomination
Ancien nom Rue des Sept-Voies (XIVe siècle) et rue de la Porte-de-l'Arbalète (XVIe siècle)
Géocodification
Ville de Paris 0383
DGI 0405

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de l'Arbalète
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue de l'Arbalète est une voie située dans les quartiers du Jardin-des-Plantes et du Val-de-Grâce dans le 5e arrondissement de Paris.

Situation[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle porte ce nom en raison de la présence historique d'un ancien tir à l'arbalète.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette rue créée au XIVe siècle a subi de nombreux changements et porté de nombreux noms tels que « rue des Sept-Voies » au XIVe siècle et « rue de la Porte-de-l'Arbalète » au XVIe siècle[1]. En 1844, elle prend le nom de « rue de l'Arbalète ». En 1924, elle trouve sa forme définitive avec l'ouverture du dernier tronçon reliant la rue Mouffetard à la rue des Patriarches.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • No 3 : Auguste Rodin est né le à cette adresse[2],[3].
  • No 7 : les éditions Caractères.
  • No 23 : établissement en 1643 du couvent de Filles-de-la-Providence par Marie Lumagne, veuve de François de Pollalion, conseiller du roi. Il avait pour vocation d'accueillir les jeunes filles libertines qui avaient succombé par séduction ou par misère[1]. Le couvent est supprimé en 1790 lorsqu'il devient bien national et est vendu en 1794.
  • Au XVIIe siècle est créée dans la rue l'école de Pharmacie et son Jardin d'apothicaire. Un édit de 1624 autorisa les maîtres apothicaires de Paris à planter « toutes sortes de simples et d'herbes nécessaires pour la préparation des médicaments » sur un terrain entre les rues actuelles de l'Arbalète et Lhomond[4]. Ce Jardin des apothicaires et les bâtiments associés furent à la fois le siège d'un syndicat, d'une coopérative et d'une école. En 1777, le Jardin est transformé en un « Collège de pharmacie » qui fut mué lui-même en école sous la Révolution et le Consulat. Mais l'école ne cessa de grandir et dut migrer en 1881 sur l'avenue de l'Observatoire. Le 22 décembre 1882, un décret de Jules Ferry affectait à l'Institut national agronomique les terrains laissés libres par le départ de l'école.

Accès[modifier | modifier le code]

La rue de l'Arbalète est desservie par la ligne (M)(7) à la station Censier - Daubenton, ainsi que par la ligne de bus RATP 47.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, facsimilé de l'édition de 1844, p. 24.
  2. Auguste Rodin. Jeunesse et formation, musée Rodin.
  3. Jeanne Fayard, Auguste Rodin. Naissance d'une vocation, éditions Riveneuve, 2014, 108 p. (ISBN 978-2-3601-3239-3) [présentation en ligne].
  4. Kraty l'Archivaire, « Au vieux Jardin des Apothicaires », Bulletin de la Société d'histoire de la pharmacie, vol. 17, no 64,‎ , p. 320-322 (lire en ligne).