Rue de l'Abbé-de-L'Épée (Paris)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rue de l'Abbé-de-L'Épée.
5e arrt
Rue de l’Abbé-de-L’Épée
Vue de la partie haute de la rue de l'Abbé-de-L'Épée.
Vue de la partie haute de la rue de l'Abbé-de-L'Épée.
Situation
Arrondissement 5e arrondissement
Quartier Val-de-Grâce
Début 48, rue Gay-Lussac
Fin 1, rue Henri-Barbusse et place Louis-Marin
Morphologie
Longueur 240 m
Largeur Entre les rues Gay-Lussac
et Saint-Jacques : 20 m
Ailleurs : 8 m
Historique
Création Entre les rues Saint-Jacques et Henri-Barbusse : 1567
Entre les rues Saint-Jacques et Gay-Lussac : 1880 (DUP)
Dénomination 4 novembre 1846
Ancien nom Ruelle Saint-Jacques-du-Haut-Pas
ruelle du Cimetière-Saint-Jacques
rue des Deux-Églises
Géocodification
Ville de Paris 0004
DGI 0006

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de l’Abbé-de-L’Épée
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue de l’Abbé-de-L’Épée, anciennement « ruelle Saint-Jacques-du-Haut-Pas », « ruelle du Cimetière-Saint-Jacques » ou « rue des Deux-Églises », est une rue du 5e arrondissement de Paris.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Son nom vient de l'abbé Charles-Michel de L'Épée (1712-1789), fondateur de l'Institut national de jeunes sourds de Paris établi dans le voisinage.

Historique[modifier | modifier le code]

La rue est constituée de deux parties.

La première partie est ouverte en 1567 entre la rue Saint-Jacques et la rue d'Enfer (partie absorbée par le boulevard Saint-Michel dans les années 1860-1870). Elle est dénommée « ruelle Saint-Jacques-du-Haut-Pas », puis « ruelle du Cimetière-Saint-Jacques », en référence à l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Elle prend ensuite le nom de « rue des Deux-Églises » car elle se trouvait entre l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas et l'église Saint-Magloire[1],[2]. En 1846, elle est renommée « rue de l'Abbé-de-L'Épée[3] ».

En 1866 est déclaré d'utilité publique le percement d'une rue dans l'axe de la rue de l'Abbé-de-L'Épée entre le la rue de boulevard Saint-Michel et la rue de l'Ouest (actuelle rue d'Assas)[4] ; en 1873, cette nouvelle voie est incorporée à la rue de l'Abbé-de-L'Épée[5], mais cette section est en 1885 renommée « rue Auguste-Comte[6] ».

Le percement de la seconde partie, entre la rue Saint-Jacques et la rue Gay-Lussac, est déclaré d'utilité publique en 1880[7].

En 1867, le carrefour de la rue de l’Abbé-de-l’Épée avec la rue Henri-Barbusse et le côté impair du boulevard Saint-Michel est renommé « place Louis-Marin ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Dans cette rue furent trouvés en 1986 lors de fouilles deux dépôts monétaires du IIIe siècle apr. J.-C.[8].

Philippe Marquis nous apprend que : « L'ensemble des 2 000 m2 explorés lors de cette fouille, constituaient une réserve archéologique protégée par les jardins du couvent des Feuillantines, puis par les constructions de la Maison des examens. Ils ont permis de déceler des habitations avec des pièces exiguës faites de bois et torchis de la première moitié du Ier siècle auxquelles succédèrent des constructions de maçonnerie pourvues de pièces en sous-sol partiellement détruites au IIIe siècle[16]. »

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, p. 194 [lire en ligne].
  2. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), Paris, plan 48e quartier Observatoire, îlot no 5, échelle 1/714, cote F/31/96/05 ; îlot no 7, échelle 1/416, cote F/31/96/07.
  3. Ordonnance du 4 novembre 1846 [lire en ligne].
  4. Décret du 14 août 1866 [lire en ligne].
  5. Arrêté du 10 novembre 1873 [lire en ligne].
  6. Décret du 3 décembre 1885 [lire en ligne].
  7. Décret du 29 novembre 1880 [lire en ligne].
  8. Dominique Hollard et Michel Amandry, « Les trésors monétaires de la rue de l'Abbé de l'Épée », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1993, no 14, p. 59-90, 3 planches.
  9. Cher Maître. Lettres à Auguste Rodin 1902-1903, Éditions Alternatives, p. 24, « Paris, le (27 octobre 1902) ».
  10. Bérénice Bouvier, « Pour l'histoire de l'architecture des librairies : le Quartier latin de 1793 à 1914 », Histoire et architecture, année 2001, vol. 2, no 2, p. 9-25.
  11. Patric Blanc, « Les peintures murales gallo-romaines du 12, rue de l'Abbé-de-L'Épée, notre technique de conservation et la restauration des fragments… », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1994, no 15, p. 159-165.
  12. Hélène Eristov et Solange de Vaugiraud, « La cave gallo-romaine no 4 du 12, rue de l'Abbé-de-L'Épée… les décors muraux », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1997, no 19, p. 17-45, 41 fig., 6 pl. coul. hors texte.
  13. Hélène Eristov et Solange de Vaugiraud, « Les peintures murales gallo-romaines du 12, rue de l'Abbé-de-L'Épée, cave I », Cahiers de la Rotonde , Paris, 1994, no 15, p. 65 à 168, 45 fig., 15 planches dont 14 en coul.
  14. Françoise Joseph, « La cave gallo-romaine du 12, rue de l'Abbé-de-L'Épée. Remontage des enduits peints », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1997, no 19, p. 11-16, 7 fig., 1 pl. coul.
  15. Hélène Eristov, « Les enduits peints d'époque gallo-romaine découverts rue de l'Abbé-de-L'Épée », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1978, no 2, p. 13-29, 13 fig. dont 1 en coul. hors texte.
  16. Philippe Marquis, « Les peintures murales gallo-romaines du 12, rue de l'Abbé-de-L'Épée : données archéologique », Cahiers de la Rotonde, Paris, 1994, no 15, p. 57-64, 4 fig.
  17. http://www.helmut-newton.com/alice_springs/biography/.