Rue de Coulmiers (Nantes)

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Rue de Coulmiers
Situation
Coordonnées 47° 13′ 24″ nord, 1° 32′ 16″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Ville Nantes
Quartier(s) Malakoff - Saint-Donatien
Début Boulevard de Stalingrad
Fin Rue du Général-Buat
Morphologie
Type Rue
Forme Rectiligne
Histoire
Anciens noms Rue de l'Arche de Mauves
Ruelle Malgouverne
Monuments Manufacture des tabacs de Nantes
Église Sainte-Élisabeth
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Rue de Coulmiers
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue de Coulmiers
Géolocalisation sur la carte : Nantes
(Voir situation sur carte : Nantes)
Rue de Coulmiers

La rue de Coulmiers est une voie nantaise située dans le quartier Malakoff - Saint-Donatien.

Description[modifier | modifier le code]

La rue est une voie bitumée, ouverte à la circulation automobile. Presque rectiligne, elle relie le boulevard de Stalingrad à la rue du Général-Buat.

Elle rencontre, du sud au nord, les rues de la Moutonnerie, la Tivoli, de Manille et de la Havane, les impasses Philibert, de l'Ascension et Brillouet, les rues d'Allonville, Commandant-Rivière, Gambetta, du 3e-Dragons et du Pipay, l'avenue Yves-Even, les rues Gaston-Turpin et d'Aurelle-de-Paladines, les avenues Gandhi et Marie-Biton-Caillé, et enfin la rue Marans.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Ce nom lui fut attribué le , en commémoration de la bataille qui, le , vit la victoire de l'armée françaises commandée par le général Louis d'Aurelle de Paladines sur les troupes bavaroises lors de la guerre franco-allemande[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La décision d'ouvrir une rue entre la route de Paris (actuelle « rue du Général-Buat ») et le boulevard Sébastopol (actuel « boulevard de Stalingrad ») est prise lors conseil municipal du . La nouvelle artère prolonge alors la « rue de l'Arche de Mauves » jusqu'à la « rue Grou » (actuelle « rue Gambetta »), où elle prend une nouvelle direction pour aller rejoindre la « rue Malgouverne », qui sera élargie sur le côté nord[2]. Du fait de ces aménagements, la « rue Malgouverne » disparaît vers 1856, ainsi que la « rue de l’Arche-de-Mauves » (aussi nommée « rue des Hannes »). D'après Édouard Pied, le quartier devait certainement abriter beaucoup de foulonniers, puisqu'à cet endroit le terrain était glaiseux, et donc favorable à l'activité de ces derniers. De plus, les archives révèlent l'existence de requêtes adressées par ces foulonniers à la municipalité[1].

Architecture et bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

Au no 47, se trouve l'église Sainte-Élisabeth[coord 1] construite en 1880. Elle n'était à cette époque qu'une simple chapelle dépendant de la paroisse Saint-Donatien, jusqu'à ce qu'elle obtienne ce statut en 1941. Elle fut agrandie en 1951[3].

Voies adjacentes[modifier | modifier le code]

Rue de la Moutonnerie[modifier | modifier le code]

Cette artère d'environ 110 mètres de longueur rejoint la rue Francisco-Ferrer[coord 2].

Rue Tivoli[modifier | modifier le code]

Cette artère d'environ 120 mètres de longueur rejoint la rue Francisco-Ferrer et le parc de la Moutonnerie[coord 3].

Rue de la Havane[modifier | modifier le code]

Longue d'environ 200 mètres, cette artère longe le côté nord de l'ancienne manufacture des tabacs avant de se terminer en impasse[coord 4]. Ce nom lui fut attribué le , en référence à La Havane, la capitale cubaine, l'un des pays producteurs de tabac au monde[4].

Cour Jules-Durand[modifier | modifier le code]

Partant de la rue de La Havane, cette voie piétonne formée de deux segments perpendiculaires permet de rejoindre le boulevard de Stalingrad par l'intermédiaire de la rue de Maryland[coord 5]. Son nom rend hommage au syndicaliste libertaire Jules Durand victime en 1910 d'une grave erreur judiciaire. Il fut en effet accusé d'être le « responsable moral » de l'assassinat d'un chef d'équipe non-gréviste. Condamné à mort, il fut gracié, avant d'être totalement innocenté. À la jonction des deux segments est disposée une statue intitulée La Petite Fille, œuvre de Jacques Raoult.

Impasse Philibert[modifier | modifier le code]

Cette impasse piétonne d'une vingtaine de mètres de longueur débouche entre les numéros 14 et 16[coord 6].

Impasse de l'Ascension[modifier | modifier le code]

Cette impasse d'une cinquantaine de mètres de longueur débouche entre les numéros 17 et 19[coord 7].

Impasse Brillouet[modifier | modifier le code]

Cette impasse ouverte à la circulation automobile d'environ 90 mètres de longueur débouche entre les numéros 24 et 26[coord 8].

Rue Commandant-Rivière[modifier | modifier le code]

Cette voie d'environ 75 mètres de longueur rejoint la rue des Rochettes[coord 9] et fut ouverte dans les années 1883-1884 afin de permettre un accès direct depuis la rue de Coulmiers à l'entrée principale du nouveau magasin central d'habillement et de campement militaire de la caserne Richemont, située dans l'axe oriental de rue. Par une délibération du conseil municipal du , son nom rend hommage à l'homme de lettres et officier de marine, le commandant Henri Rivière, héros de la conquête du Tonkin[5].

Rue du 3e-Dragons[modifier | modifier le code]

Cette voie d'environ 100 mètres de longueur rejoint la rue des Rochettes[coord 10] et fut ouverte dans les années 1875-1880 et constituait alors la partie orientale de la rue Gambetta qui se trouve dans son axe, avant de devenir une rue à part entière le . Cette artère permettait un accès direct depuis la rue de Coulmiers à l'entrée principale de la caserne Richemont, située dans l'axe oriental de rue. Son nom actuel rend hommage au 3e régiment de dragons qui stationna à la caserne Richemont de 1886 à 1821[6].

Rue du Pipay[modifier | modifier le code]

Cette voie d'environ 110 mètres de longueur part de la place du 265e-Régiment-d'Infanterie et rejoint la rue de Coulmiers[coord 11].

Avenue Yves-Even[modifier | modifier le code]

Cette voie en impasse du quarantaine de mètres de longueur rejoint[coord 12], rend hommage au résistant Yves Even (1921-1944), professeur d'anglais à l'école Livet, membre du réseau Libération de Loire-Inférieure, fut arrêté par les Allemands et fusillé avec ses compagnons à Angers le , après avoir fait exploser les docks de Basse-Indre[7].

Rue d'Aurelle-de-Paladines[modifier | modifier le code]

Cette rue longue de plus de 230 mètres de longueur qui est constituée de deux sections presque perpendiculaires (dont l'une est en impasse) partant de la place du 265e-Régiment-d'Infanterie[coord 13]. La première section est bordée à l'est par la caserne Richemont. Baptisée « rue de l'Éperonnière » jusqu'en 1907, elle fut renommée de son nom actuel en l'honneur du général Louis d'Aurelle de Paladines qui, en 1870, commandait les troupes françaises lors de la victorieuse bataille de Coulmiers célébrée par le nom de l'artère sur laquelle débouche la rue[8].

Avenue Gandhi[modifier | modifier le code]

Cette voie en impasse longue d'une cinquantaine de mètres[coord 14] rend hommage au Mahatma Gandhi, apôtre de la non-violence qui a contribué à l'indépendance de l'Inde en 1947.

Avenue Marie-Biton-Caillé[modifier | modifier le code]

Petite voie en impasse longue d'une vingtaine de mètres[coord 15], elle fait référence à un membre de la famille Caillé, une ancienne « dynastie » de pépiniéristes nantais[9] dont les terrains s'étendaient jusqu'à cet endroit depuis l'emplacement de l'actuelle avenue Charles-Caillé donnant sur la rue du Général-Buat. Les bureaux de cette entreprise familiale étaient d'ailleurs situés au no 105 de cette dernière artère[10]. La dénomination « Avenue Marie-Biton-Caillé » a été officialisée par une lettre d'autorisation du maire Paul Bellamy en date du adressée à Charles Caillé qui avait procédé lui-même à l'aménagement de cette voie sur ses terrains[11].

Rue Marans[modifier | modifier le code]

Cette voie privée d'environ 80 mètres de long est fermée à la circulation par une grille et rejoint l'avenue de la Pajaudière[coord 16]. Cette rue portait autrefois le nom d'« allée de la Pajaudière »[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pied 1906, p. 81.
  2. « Coulmiers (rue de) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 28 mai 2013).
  3. Nantes sur le site des clochers de la France
  4. Pied 1906, p. 144.
  5. « Commandant-Rivière (rue) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 17 octobre 2016).
  6. « 3e Dragon (rue du) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 17 octobre 2016).
  7. Pajot 2010, p. 85
  8. Pajot 2010, p. 23
  9. Pajot 2010, p. 35
  10. Pajot 2010, p. 46
  11. « Marie-Biton-Caillé (aveue) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 17 novembre 2016).
  12. « Marans (rue) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 17 novembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Coordonnées des lieux mentionnés[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]